| Les
volleyeurs de la sélection nationale sont ravis.
Mercredi 1er octobre, la Fédération internationale
de volley-ball et celle du Japon ont en effet
déclaré à Lausanne (Suisse) qu'elles avaient octroyé
à l’Egypte la deuxième carte d'invitation (Wild
Card) pour la Coupe du monde qui se tiendra
au Japon du 16 au 30 novembre. La première ayant
été accordée à la Serbie-Monténégro, champion
olympique en titre.
Les
12 meilleures équipes du monde disputeront cette
compétition. A savoir le pays hôte, les champions
et vice-champions d’Europe, d’Asie, d’Amérique
du Nord et d’Amérique du Sud, le champion d’Afrique
outre les 2 équipes nationales invitées. Après
avoir manqué de décrocher le seul ticket africain
pour cette compétition en perdant contre la Tunisie
(0-3) la finale de la Coupe d’Afrique des nations
qui s'est déroulée au Caire au mois d'août dernier,
les Egyptiens retrouvent donc espoir. « C'est
grâce au bon classement mondial de l’Egypte que
j’ai réussi à convaincre les responsables de la
Fédération internationale d'octroyer à l’Egypte
la deuxième carte d'invitation », déclare
Amr Elwani, président de la Fédération égyptienne
et africaine de volley-ball. Et si l’Egypte occupe
la 24e place au classement mondial, c’est grâce
à l’excellent résultat de la sélection juniors.
Le niveau des volleyeurs égyptiens seniors laissant
beaucoup à désirer.
Les
grandes nations du volley-ball espèrent bien remporter
l'un des 3 premiers tickets qu'offre la Coupe
du monde pour les Olympiades. La compétition promet
donc d'être féroce. Mais l'Egypte est en mauvaise
posture. Le classement de la sélection nationale
en championnat du monde a en effet toujours varié
entre la dernière et l’avant-dernière place. En
1977, elle a terminé 11e, en 1985 elle a réalisé
une excellente 8e place mais en 1995, elle a terminé
11e. Au Japon, le but des Pharaons sera
alors d'obtenir mieux qu'une avant-dernière place.
« Nous concentrerons nos efforts sur les
matchs contre des pays qui ont un niveau de jeu
comparable au nôtre, comme le Venezuela, le Canada,
le Japon, la Corée du Sud et la Tunisie »,
souligne le volleyeur Achraf Aboul-Hassan.
Au
Japon, le souci des Pharaons sera aussi
d'être digne de leur carte d'invitation. Pour
cela, ils veulent faire mieux qu'obtenir une 10e
place au classement final de la compétition qui
se joue en un seul tour. Une ambition qui ne sera
pas facile à réaliser, car les Pharaons
n'ont pas été suffisamment préparés. Après leur
défaite contre la Tunisie en Coupe d’Afrique des
nations, les entraînements se sont en effet un
peu relâchés. Sans compter qu'en septembre dernier,
la fédération égyptienne a remplacé le directeur
technique Abdel-Hamid Al-Wessemide par le Serbe
Veselin Vukovic. Ce dernier, qui a par ailleurs
permis à la sélection de Serbie-Monténégro de
décrocher la médaille d’or des JO de Sydney 2000,
a donc pris en main les volleyeurs égyptiens à
seulement quelques semaines des Jeux africains
d’Abuja d'octobre dernier.
Dès
son arrivée, il a cherché à rajeunir l'effectif
en intégrant 3 joueurs de la sélection juniors.
Puis, après les JA, il a remplacé les jeunes Alaa
Chahine et Aymane Fouad Abdel-Salam par les expérimentés
Mohamad Mosselhi et Islam Awad. « Vukovic
est de l'école européenne qui se base sur le service
et le contre. C'est un entraîneur de très haut
niveau. Il comprend le volley égyptien, mais n'a
pas encore eu le temps de travailler nos qualités
techniques. A l'avenir, je suis certain qu'il
nous permettra de faire de gros progrès »,
confie Nihad Chéhata, qui ajoute que « la
Coupe du monde sera une excellente préparation
pour les éliminatoires africaines qualificatives
pour les JO d’Athènes 2004 ». Cette compétition
majeure, qui aura lieu en janvier 2004 en Tunisie,
ne sera pas facile pour les Pharaons, qui
devront se mesurer à un redoutable adversaire
qui joue à domicile.
Au
Japon, les Egyptiens doivent donc saisir l'occasion
d'effrayer les Tunisiens et prouver qu'ils sont
les leaders du continent africain.
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