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Football . Le 15 novembre, Ismaïli joue contre l'Espérance (Tunisie) pour sa qualification en finale de la Ligue des champions d'Afrique. La mission s'annonce facile, mais gare aux faux pas.
Ismaïli rêve de finale

Ismaïli n'a jamais été aussi près de disputer une finale de Ligue des champions depuis son unique titre remporté en 1969. Lors du match retour des demi-finales contre l'Espérance (Tunisie) qui aura lieu le samedi 15 novembre à Tunis, les Derviches ont en effet une large option pour la finale. Leur avantage acquis à Ismaïliya (3-1) les rapproche de la place d'honneur, mettant ainsi à mal les pronostics qui allaient jusque-là en faveur des Tunisiens.

Car pour se faire éliminer, les Jaunes doivent s'incliner par une différence d'au moins deux buts à Tunis. Ce qui paraît difficile pour cette formation soudée et animée par la rage de vaincre.

Pourtant, les capacités du géant tunisien de renverser la situation à tout moment ne sont pas à négliger. Puisque l'Espérance est dotée de nombreux outils pour s'imposer. A commencer par la présence de 8 internationaux dans son effectif, toujours parmi les grands favoris des compétitions locales, continentales et arabes.

L'Espérance a débuté ses préparations dès son retour d'Egypte. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour s'imposer face à Ismaïli. La rencontre initialement fixée à 21h aura finalement lieu à 14h (heure tunisienne). Ce qui implique que le match se jouera pendant les heures de jeûne. « C'est injuste. Je ne m'attendais pas à un tel coup bas de la part d'un grand club comme l'Espérance. Mais il semble apparemment prêt à tous. Il sait bien que mes joueurs ne vont pas interrompre leur jeûne pour le match. Ce qu'il ne réalise pas, c'est que cette décision motive encore plus mes joueurs », a déclaré, furieux, le directeur technique d'Ismaïli, Theo Bucker.

Les dirigeants de l'Espérance rejettent ces accusations de mauvaise foi. « Nous n'avons rien à voir avec les nouveaux horaires du match. Ils ont été modifiés par la CAF », a répondu le responsable de la communication, Al-Saffi, sur le site Internet de la BBC. Mais l'influence de Slim Chiboub, président du club et membre du comité exécutif de la CAF, sur les membres de l'organisation qui gouverne le football en Afrique est bien connue ...

Malgré les déclarations selon lesquelles les Sangs et or ne se retrouveront pas avantagés par ces nouveaux horaires, il apparaît cependant que les Tunisiens, qui ne sont pas aussi respectueux de la religion que le sont les Egyptiens, sont en mesure de rompre leur jeûne pour cette rencontre. Et ainsi, bénéficier d'une meilleure forme physique. Par ailleurs, les dirigeants tunisiens ont également décidé de déplacer le lieu de la rencontre du Stade d'Al-Menzah à celui du 7 novembre à Gabès. Une modification qui relève quelque peu de la superstition puisque l'Espérance a été tenue en échec à Al-Menzah lors des deux précédentes éditions de la Ligue des champions d'Afrique (par Ahli en 2001 et Zamalek en 2002 sur le même score de 1-1).


Conditions similaires

En raison de la succession des rencontres en Championnat national, en Ligue des champions d'Afrique et en Ligue des champions arabes, Ismaïli est soumis à un rythme infernal depuis le début de la saison. Il est obligé de développer d'importants efforts toutes les 72 heures. Même topo dans le camp opposé, comme si le destin ne voulait faire de faveur à aucun des deux concurrents. Ismaïli et l’Espérance sont les seules équipes du continent à avoir pu garder les pieds dans trois compétitions qui se déroulent simultanément, tout comme l'Etoile du Sahel (Tunisie) qui disputera la finale de la Coupe des Coupes. Un prix sera donc à payer pour ces joueurs épuisés. Surtout que les deux formations sortent de deux puissantes batailles qui les a, par un coup du destin, regroupées en Egypte. A l'occasion de la deuxième journée de la Ligue des champions arabes, l’Espérance s'est ainsi mesuré à Zamalek alors qu'Ismaïli à reçu Ahli le mardi 11 novembre (résultats non communiqués).

Pour cette demi-finale retour, Ismaïli aura néanmoins la possibilité de réintégrer son duo inspirateur : Hosni Abd-Rabbo et Ahmad Fathi, tous deux absents lors du match contre Ahli en raison du camp de préparation de la sélection juniors en vue du Championnat du monde en fin de ce mois. Leur absence ne constitue plus un handicap majeur pour l'équipe après que le technicien allemand, Bucker, ait pu trouver de nouveaux éléments tels que Hamam Ibrahim, Mohamad Hommos et la vedette montante Ahmad Al-Gamal. Il ne fait pas de doute que leur présence apportera du soutien au milieu de terrain, que ce soit par les pénétrations rapides de Fathi ou par la puissance d’Abd-Rabbo. Ce dernier sera certainement au cœur du dispositif défensif de son équipe. Sous Bucker, la tendance de l'équipe a été offensive. Mais cette fois, le directeur technique devrait être prudent face à l'Espérance pour ne lui concéder aucun espoir de revenir dans la course.

La rencontre sera certainement suivie par le champion nigérian Enyimba, déjà qualifié en finale depuis le 8 novembre, après sa victoire à domicile contre l'USMA (Algérie) 2-1 (ndlr : résultat du match aller 1-1). Alors que tous les pronostics favorisaient Ahli, Zamalek et l’Espérance, ce sont probablement Enyimba et Ismaïli, qui se rencontreront en finale de la Ligue des champions.

Karim Farouk
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La révélation Enyimba

Contre tous les pronostics, le champion nigérian Enyimba s'est réservé une place en finale de la Ligue des champions après avoir dominé l'USMA d'Algérie 2-1 en match retour de demi-finales (1-1 match aller) le 8 novembre à Aba (Nigeria). Enyimba devient la révélation de la compétition puisqu'elle se hisse à ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire et de celle des clubs nigérians. Aucun d'entre eux n'est en effet parvenu à atteindre un tel seuil depuis le changement de nom de la compétition, en 1997 (Ndlr : avant cette date, la compétition était dénommée Coupe d'Afrique des clubs champions).

L'exploit nigérian a failli être gâché par un but de l'international algérien, Dziri Billel, trois minutes après le coup d'envoi. Mais les hôtes sont parvenus à remonter le score à 2-1 en fin de temps réglementaire grâce au but du défenseur algérien Zeghdoud Mounir dans ses propres filets. Quant à Michael Orchei, il est devenu une vedette nationale après son but de la victoire et de la qualification à la 89e minute de la rencontre.

Il est à gager qu'Enyimba étudiera attentivement le jeu de son prochain adversaire en finale en regardant la rencontre Espérance-Ismaïli, le 15 novembre.

 

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