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Exposition
. L’archéologie sous-marine s’expose à l’exploratarium
de la Bibliotheca Alexandrina. Récemment
inauguré, ce dernier a pour objectif de montrer
que la science n’est pas seulement une affaire
de spécialistes. |
Les
techniques de l’archéologie sous-marine |
Capitale
de l'Egypte pendant un millénaire, Alexandrie
(fondée en 331 av. J.-C. par Alexandre Le Grand)
fut un centre culturel et commercial du monde
antique. De nos jours, la côte méditerranéenne
et celle de la mer Rouge abritent un héritage
archéologique sous-marin très riche. Loin d'être
encore aujourd'hui complètement exploité par les
historiens et les archéologues, cet héritage couvre
une période étendue du IVe siècle av. J.-C. jusqu'au
XVIIIe siècle de l’ère chrétienne. L’exposition
Archéologie sous-marine, techniques et recherches,
accueillie pour une année par le nouvel exploratarium
de la Bibliotheca Alexandrina, témoigne
que de l’Antiquité à nos jours, des hommes ont
sillonné les mers et les océans, échangeant des
objets et des idées, inventant de nouveaux espaces,
émigrant vers de nouvelles terres. Au fond de
l’eau, gisent les témoignages fragiles qui permettent
aux hommes d’aujourd’hui d’écrire l’histoire des
gens de la mer qui ont contribué à construire
les civilisations méditerranéennes.
Cette
exposition a été réalisée en langue arabe et dont
les contenus sont également traduits en français
et en anglais. Elle présente les fouilles d'Alexandrie.
Il s’agit d’une découverte des sites gisant sous
la Méditerranée, bateaux antiques, navires, sites
terrestres engloutis, techniques de l'archéologie
sous-marine : prospection des sites et fouille
des épaves, méthodes de restitution, d'analyse
et de conservation des vestiges. De superbes photos
et informations à découvrir sur place et aussi
en ligne Les Génies de la mer chefs-d’œuvre
de la sculpture navale est une autre exposition
tenue simultanément au Musée national de la Marine,
en France, jusqu'en février 2004.
Archéologie
sous-marine, techniques et recherches a été
en fait conçue et réalisée par la fondation Maison
des sciences de l’homme et la Mission de la recherche
et de la technologie du ministère français de
la Culture et de la Communication, qui a également
développé une exposition virtuelle, apportant
des informations complémentaires, consultable
sur Internet ainsi que sur le site web de l’exposition
à Alexandrie. Cette exposition est prolongée d’autre
part par le programme Strabon dans lequel la Bibliotheca
Alexandrina est particulièrement impliquée.
Strabon est un système d’information multilingue
et multimédia pour le patrimoine culturel et le
tourisme en Méditerranée. C’est un programme financé
par l’Union européenne réunissant un consortium
de douze pays méditerranéens. « Ce programme
nous donnera l’occasion de prolonger une collaboration
scientifique et culturelle sur les bords de cette
eau méditerranéenne qu’évoquait Fernand Braudel
en 1949 dans La Méditerranée et le monde méditerranéen
à l’époque Philippe II : l’eau
est tout ce que l’on a dit qu’elle est :
union, transport, échange, rapprochement, à condition
que l’homme s’y efforce, accepte d’en payer le
prix », souligne Jean-Luc Lory, commissaire
de l’exposition et coordinateur du programme Strabon.
Cette exposition a été présentée dans la première
version à la Bibliothèque Moubarak, en octobre
1998, dans le cadre de l’année France-Egypte,
grâce au soutien du ministère des Affaires étrangères
et des services culturels de l’ambassade de France
en Egypte.
L’exploratarium
de la Bibliotheca Alexandrina qui accueille
cette exposition met en place des ateliers et
des activités scientifiques pour enfants et adolescents.
D’autre part, un cycle de conférences destiné
à un public de non-initiés sera tenu pour montrer
que la science n’est pas seulement une affaire
de spécialistes. Des savants, des écrivains et
des étudiants y participeront. Les sujets seront
choisis de manière à toucher un public le plus
large possible. |
| Amira
Samir |
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Le
Code de Hammourabi en majesté au Louvre |
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Le
Code de Hammourabi, fondateur de l'Empire babylonien,
et premier législateur de l'Histoire, réapparaît
samedi en majesté dans le Musée parisien du Louvre,
dans une salle réaménagée du département des antiquités
orientales. Après d'importants travaux, cette
œuvre capitale de l'empire dont le siège était
Babylone, dans l'Iraq actuel, mais s'étendait
à la Perse en Iran, grande stèle en basalte noir
parcouru de veines blanches, sculptée à son sommet
et présentant 282 articles de loi gravés en écriture
cunéiforme, retrouve les collections consacrées
à la Mésopotamie du IIe millénaire av. J.-C. Les
œuvres les plus célèbres proviennent du « butin
mésopotamien de Suse », fruit des conquêtes
du souverain élamite Shutruk Nahhunté au XIIe
siècle av. J.-C. qui s'empara dans diverses cités
mésopotamiennes de « monuments historiques »,
certains parfois vieux de près d'un millénaire,
pour les rapporter dans sa capitale de Suse, en
Iran du sud-ouest. C'est dans cet ensemble de
quelque 500 œuvres — sculptures, petits
bronzes, peintures murales, terres cuites, tablettes
cunéiformes, sceaux cylindriques — réparti
sur 500 m2, que s'érige la stèle du roi Hammourabi
(1792-1750 av. J.-C.)
Pour
mieux la mettre en valeur, l'architecte Jean-Michel
Wilmotte l'a encadrée d'un portique de couleur
sable, qui structure la salle, dissimule les piliers
existants et permet un éclairage orientable. Au
centre, figurent également d'autres œuvres capitales
comme la statue du souverain d'Eshnunna, le lion
en métal cuivreux et les peintures murales du
palais de Mari, et dans des espaces latéraux,
les œuvres mésopotamiennes organisées en ordre
chronologique. En écho à la nouvelle présentation
du Code de Hammourabi, une tablette cunéiforme
du Vorderasiatisches Museum de Berlin, exposée
du 8 novembre 2003 au 2 février, nous livre sur
argile (traduction sur panneau) les dispositions
légales assyriennes sur le statut de la femme.
La stèle de Hammourabi fut mise au jour par la
délégation en Perse à Suse, dirigée par Jacques
de Morgan, lors de fouilles menées au sommet de
l'Acropole, en décembre 1901. Rapportée à Paris
en avril 1902, son texte de quelque 3 500
lignes, enfermées dans des cases et disposées
dans 51 colonnes se lisant de droite à gauche,
furent traduites par le père Jean-Vincent Scheil
en six mois. Les sujets abordés dans près de 300
articles de lois concernent notamment la famille
(fiançailles, mariage, divorce, adultère, inceste,
enfants, adoption, etc.), la gestion du domaine
royal agricole et introduit les modalités d'application
de « la loi du talion » pour
la réparation des torts, qui consiste à infliger
au coupable le dommage subi par sa victime. La
loi du talion qui aura une grande fortune dans
les lois bibliques « œil pour œil, dent
pour dent », ne s'applique chez Hammourabi
(grand conquérant, habile diplomate et administrateur
de génie) qu'à la classe sociale supérieure.
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