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Malaria
cérébrale .
Après le décès de deux membres de la délégation égyptienne
aux Jeux africains d'Abuja (Nigeria), le système de
vaccination est montré du doigt. |
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La
prévention, le meilleur des vaccins |
400
personnes du milieu sportif ont été interrogées au cours
de l'enquête ouverte depuis deux semaines par le Parquet
afin de déterminer les responsabilités dans le décès
de deux champions d'échecs, Essam Ali Ahmad et Mohamad
Labib, président de la délégation égyptienne d'échecs,
morts des suites d'une malaria cérébrale contractée
lors des Jeux africains d'Abuja, au Nigeria. Dès les
premiers jours de l'enquête, le Parquet a découvert
que 27 autres personnes de la délégation, composée de
600 joueurs, ont contracté cette maladie tropicale.
Pour un responsable du ministère de la Santé, il s'agit
d'une négligence soit de la part des joueurs, soit de
celle de l'équipe médicale. Saïd Aoun, directeur du
secteur préventif, explique comment l'équipe médicale
du ministère de la Jeunesse et du sport n'a pas rempli
son rôle : « Les médicaments prévus pour
la malaria doivent être pris chaque semaine. Il faut
même respecter l'heure de la prise de la dose. Le traitement
doit se poursuivre après le retour pendant dix jours ».
Et d’ajouter qu'une certaine coordination doit avoir
lieu entre les deux ministères, afin d'éviter la répétition
d'une telle crise. De son côté, le ministre de la Santé,
Awad Tagueddine, a affirmé la nécessité de la présence
avec toute délégation sportive d'un comité du ministère
de la Santé qualifié et prêt à faire face à ce genre
de problèmes.
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Gratuits
pour les enfants
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Au-delà
de cette affaire, une question se pose. Le système de
vaccination et les mesures préventives prévues par l'Etat
sont-ils suffisants ? Il existe deux sortes de
vaccination en Egypte. La première est obligatoire et
gratuite pour les enfants et coûte au gouvernement 500
millions de L.E. chaque année. La deuxième concerne
les vaccinations que doivent prendre les gens qui partent
pour certains pays étrangers. En fait, le ministre de
la Santé reçoit toutes les semaines une liste de pays
touchés par les différentes épidémies pour préciser
les vaccinations et les médicaments nécessaires. Or,
selon les derniers recensements envoyés au ministère
de la Santé par l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), il existe 3 types d'épidémie : la jaunisse,
qui se trouve dans 32 pays d'Afrique et dans 13 pays
d'Amérique du Sud, notamment le Brésil et la Colombie,
le choléra dans 56 pays, et la peste dans 14 pays.
Par
ailleurs, toute personne désirant partir à l'étranger
doit obtenir une carte de vaccination du ministère puis
se diriger vers l'un des centres de vaccination pour
prendre le vaccin spécifique à l'épidémie qui touche
le pays de destination. Mais le plus souvent, les voyageurs
ne respectent pas ces consignes et partent sans obtenir
la carte de vaccination.
Le
docteur Hassan Chaabane, directeur général de la zone
de quarantaine à l'aéroport du Caire, annonce l'adoption
de mesures sévères face aux contrevenants : « A
leur retour, les passagers venant des pays touchés et
auxquels on n’aurait pas administré le vaccin doivent
être mis en quarantaine ».
En
fait, le pèlerinage est le seul cas où le gouvernement
a pris des mesures strictes, obligeant les pèlerins
avant leur départ à se vacciner, d’autant plus que l'Arabie
saoudite pose des conditions très sévères à ce sujet :
« Le ministre de l'Intérieur a ajouté les frais
de vaccination aux frais du voyage. De son côté, le
gouvernement d'Arabie saoudite procède au rapatriement
des pèlerins dépourvus de la carte de vaccination ».
Magda
Rakha, premier sous-secrétaire au ministère de la Santé
et membre du comité de coordination formé par les ministères
de la Santé et de la Jeunesse, estime qu'il n'y a pas
en Egypte de malaria cérébrale, et que si jamais un
cas se présentait, le ministère de la Santé serait capable
d'y faire face. « On a un programme commun avec
le Soudan pour lutter contre les moustiques de Jambia.
Des groupes médicaux égyptiens s'y sont rendus pour
utiliser des insecticides dans les régions du Soudan.
La sensibilisation des citoyens à l'importance de
la vaccination est la solution préventive de protection
par excellence », conclut Magda Rakha. |
| Sabah
Sabet
Ola
Hamdi |
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Maladie
mortelle |
| La
malaria est une maladie très dangereuse qui se propage
en Afrique du Sud, à l'Ouest et à l'Est de l'Afrique.
Il existe quatre types de malaria, dont un très dangereux,
qui est la malaria maligne. C'est le genre le plus courant
en Afrique, et qui a un effet meurtrier. Les symptômes
de la maladie sont très similaires à ceux de la fièvre,
tels la hausse de la température, des sueurs et frissonnements.
C'est pour cela qu'il est difficile de découvrir la maladie
sans analyse puisque sa période d'incubation est de trois
semaines. Il n'y a pas de vaccin contre cette maladie,
mais des médicaments préventifs qui aident le corps à
lutter contre le parasite. Le médicament coûte seulement
1,5 L.E. |
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