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Water-polo
. La sélection
égyptienne vient de se qualifier pour les Jeux
Olympiques (JO) 2004 d'Athènes. Elle s'est imposée
face à l'Afrique du Sud, son unique concurrent.
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| En
se qualifiant pour les JO 2004, la sélection égyptienne
de water-polo vient de mettre fin à une absence
de 36 ans sur la scène olympique. Sa dernière
participation à un rendez-vous olympique remonte
en effet à 1968. Elle avait à l'époque terminé
à la 12e place. Une absence qui s'explique de
plusieurs façons. Avec d'abord la supériorité
de l'Afrique du Sud, qui s'est toujours imposée
lors des qualifications. Mais aussi car la plupart
des éléments de l'équipe de water-polo, jeunes
et peu expérimentés, se sont toujours trouvés
dans l'impossibilité de participer à un tel événement
en raison de leur activité professionnelle ou
de leurs études. Mais aussi et surtout, parce
que le comité olympique égyptien a pour politique
de limoger les responsables de la Fédération sportive
de natation incapables de revenir des Jeux olympiques
avec une médaille. Du coup, lors des deux derniers
tours qualificatifs pour les Jeux olympiques,
ces responsables ont en conséquence déclaré forfait.
Cette fois, et sous réserve de
battre la solide équipe d'Afrique du Sud, les
responsables ont au préalable obtenu du comité
olympique de pouvoir aller à Athènes sans promesse
préalable de remporter des médailles. Mais pour
décrocher leur ticket qualificatif, les Pharaons
ont eu de la chance, puisqu’ils n'ont eu qu'un
seul concurrent à affronter, l'Afrique du Sud.
« On a eu de la chance. Toutes les autres
équipes ont déclaré forfait. On s'est donc concentrés
à 100 % sur l'Afrique du Sud. Cette équipe
est composée de très bons éléments de nationalité
anglaise. On a pu les battre grâce à une excellente
préparation », explique Hicham Yassine,
joueur d'Ahli. La sélection égyptienne,
composée de joueurs du club Héliopolis
et de celui d'Ahli, s'est en effet montrée
très performante. Elle avait de quoi. Deux jours
avant les qualificatifs africains, l'équipe d’Héliopolis
a terminé finaliste de l'Open d'Héliopolis
auquel les meilleures équipes du monde ont participé.
De leur côté, les joueurs d'Ahli avaient
auparavant terminé 4es, derrière 2 équipes grecques
et une formation hollandaise, des Jeux des clubs
méditerranéens. La sélection égyptienne était
donc préparée au mieux avant son match contre
l'Afrique du Sud. « On avait aussi bien
étudié le jeu de cette équipe. Ce qui nous a permis
d'adapter notre tactique », souligne
Montasser Awad, directeur technique temporaire
de la sélection égyptienne.
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Période de transition
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Ce
dernier explique néanmoins que la sélection de
water-polo traverse actuellement une période de
transition en raison de l'instabilité de son encadrement
technique, des éléments de l'équipe, mais aussi
en raison d'un manque de stratégie dans sa préparation
pour les JO d'Athènes, en août 2004. Montasser
Awad est d'ailleurs à la recherche de nouveaux
éléments. Pour cela, il parcourt les différents
gouvernorats d'Egypte pour dénicher les perles
rares. Selon lui, il faut aussi organiser un plan
de préparation aux JO en trois phases pendant
les neuf mois qui restent. Les trois premiers
mois seront consacrés au développement de la condition
physique et à la musculation, les trois suivants
à la préparation en bassin pour s'exercer aux
différentes écoles de jeu, et enfin le dernier
trimestre aux rencontres face à d'autres sélections
comme celles du Nigeria, de Côte-d'Ivoire, de
Tunisie ou du Maroc. « Ces équipes ne
sont pas meilleures que l'Egypte. Il faut juste
qu'on apprenne à mieux nous gérer »,
renchérit Montasser. Avant d'ajouter que l'équipe
égyptienne est la seule d'Afrique à savoir équilibrer
son jeu d'attaque et de défense. Même si elle
rencontre des difficultés à marquer suffisamment
de buts.
Une
lacune qui ne peut être résolue qu'à force d'entraînement
et de matchs contre de solides équipes. Ce qui
ne se fait pas sans moyens financiers. « En
1991, je suis allé à Perth, en Australie, pour
participer aux Championnats du monde. La sélection
grecque a déboursé l'équivalent de 4 millions
de livres égyptiennes pour se préparer à l'événement.
De son côté, l'Egypte n'y a consacré que 270 000.
L.E. C'est là que réside la grande différence
entre nous et les autres équipes. Ce n'est pas
une question de talent ou de niveau de jeu »,
affirme Montasser.
Pour
la sélection égyptienne de water-polo, le principal
est d'être présent à Athènes. Son objectif est
de terminer. « Il est encore délicat de
parler de médailles. L'important est de
nous préparer pour les JO 2004 et de former une
équipe capable de terminer à la 10e place sur
24 concurrents lors des JO de 2008. Dans
cet objectif, Athènes sera une étape importante »,
conclut-il.
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Chourouq
Chimy |
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Une
longue histoire |
Le water-polo est apparu en
Egypte en 1910, date à laquelle la Fédération
égyptienne de natation a été créée. Le club
Héliopolis s'est vite imposé dans la discipline,
à l'instar de l'Ittihad d'Alexandrie qui s'est
fait un nom en basket, ou d'Ahli et de Zamalek
pour ce qui est du football. En water-polo,
la concurrence nationale se limite aux clubs
Héliopolis et Ahli, qui possèdent les meilleurs
éléments d'Egypte. Ce sport demande une solide
condition physique ainsi que de très bonnes
capacités de nageur. Il nécessite également
une certaine habileté. De dimensions réduites,
le bassin dans lequel se joue le water-polo
requiert de savoir faire des passes rapides
et bien placées. Avec 7 joueurs, gardien de
but compris, dans chacune des équipes, il s'agit
de marquer le plus de buts possibles dans les
filets adverses. La moyenne de buts par match
varie entre 20 et 25 par équipe. En water-polo,
les juniors sont âgés de moins de 21 ans, à
la différence des autres disciplines dans lesquelles
cette catégorie regroupe les moins de 18 ans.
Ce qui explique pourquoi la catégorie senior
comprend des joueurs âgés de 30 à 32 ans.
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Ch.
Ch. |
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