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Le Conseil
de coopération Egypte-Union européenne a été créé à l'initiative
d'un groupe de représentants de la société civile en Egypte.
« Nous sommes une organisation non gouvernementale,
nous sommes un groupe assez hétérogène de personnalités liées
aux secteurs bancaire, du commerce, de l’industrie, de l'éducation,
etc. », explique l’ambassadeur Ihab Sourour, président
exécutif de ce conseil. Encouragé par les responsables de
l’Union Européenne (UE), le Conseil vise à traiter des questions
spécifiques liées aux rapports entre l’Egypte et l’UE et de
contribuer à l’application des accords de partenariat signés
récemment et dont la mise en œuvre semble piétiner. « Nous
avons remarqué deux ans après la signature de ces accords
que rien n’a été fait et que personne n’a bougé pour aider
à assurer leur application. C’est pour cette raison que nous
avons décidé de créer ce Conseil », lance le général
Ahmad Nazmi, directeur général de l’organisation. Il explique :
« Nous avons remarqué que très peu a été fait pour
mettre en application les clauses des accords de partenariat
Egypte/Union européenne et pour essayer d'identifier les difficultés
auxquelles ces accords sont confrontés et contribuer à les
résoudre. C'est uniquement ainsi qu'on pourra enfin débloquer
la situation et essayer de profiter des apports du traité
d'association ».
C'est pour cela
que les membres du Conseil ont décidé de créer un certain
nombre de comités chargés de traiter chaque question spécifique
ayant trait aux accords de partenariat et d'identifier ce
qui peut profiter à l'Egypte. Ainsi, 6 ou 7 comités seront
mis en place et traiteront directement avec l'UE. « C'est
ce qui fait que notre association se distingue un peu des
associations d'hommes d'affaires déjà existantes »,
ajoute Nazmi. « Il y aura un comité pour s'occuper
des questions liées au commerce. Il couvrira les activités
commerciales dans des domaines aussi variés que la technologie,
l'industrie, l'agriculture, les médicaments, etc. »,
poursuit Nazmi. Selon lui, il y aura également des comités
chargés de suivre les questions de modernisation technologique,
industrielle, médiatique, etc. Ils auront comme objectif principal
de faire face aux campagnes médiatiques menées en Occident
pour déformer l’image de l’Egypte, du monde arabe et de l’islam.
« Nous avons également créé un comité chargé des questions
relatives à la promotion de la démocratie et aux droits de
l’homme ». Il y aura également un comité dont le
but est de faciliter le dialogue politique entre l'Egypte
et l'UE. Enfin, il y aura un comité chargé de traiter les
questions administratives et financières entre l’Eygpte et
l’UE. « Ce comité va s’attaquer à des questions telles
que le règlement des questions d'ordre administratif et financier.
On constate par exemple que l’UE accorde des bourses d'études
aux Egyptiens et que personne n'en profite », ajoute
Nazmi.
Le Conseil se
distingue par sa diversité. « Nous avons parmi nous
aussi bien des banques européennes, qu'égyptiennes et arabes »,
explique Ihab Srour. Il affirme que le besoin de créer cette
association s'est imposé à cause des évolutions régionales
comme l'élargissement de l'UE le 1er mai 2004. « Avec
l'adhésion des dix nouveaux pays à l’UE, sa population devra
atteindre 450 millions d'habitants. Il est évident que l'UE
représentera à l'avenir un marché très important auquel nous
devrons accorder beaucoup d'attention », conclut
Srour.
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