« Ces
fawazirs représentent pour moi un grand défi
artistique, une expérience difficile, mais réjouissante ».
C'est ainsi que le réalisateur Mohamad Khan parle de
l'aventure des fawazirs (devinettes) cette année.
Reconnues
comme étant l'un des programmes traditionnels et incontestables
du Ramadan, ces fawazirs sont attendues avec
ferveur. Cette année, elles ont pour titre le mariage
de Farah et, vous l'aurez deviné, elles tournent autour
du mariage.
« Ce
n'est pas la première fois que je pense à tenter l'expérience
des fawazirs. J'avais commencé en effet à préparer
des devinettes avec mon ami, le réalisateur Khaïri Bichara,
il y a quelques années, pour la chaîne satellite ART
avec la comédienne Chérihane, malheureusement, ce
projet a été entravé à cause des problèmes de production »,
indique Mohamad Khan. Et d'ajouter : « Une
fois choisi par les responsables de la télévision égyptienne
afin d'assumer cette tâche, et après avoir parcouru
l'idée des épisodes, j'ai accepté de relever le défi ».
L'idée
de ces devinettes écrites par Walid Youssef tournent
autour de l'histoire de Farah, une belle riche qui passe
son temps à aider les jeunes à se marier via Internet.
Face au désir incessant de ses parents de la voir se
marier, elle décide de se trouver un époux, toujours
par le biais d'Internet. C'est ainsi qu'elle commence
à vivre 30 aventures différentes qui s'étalent sur tout
le mois de Ramadan.
« Dans
chaque épisode, on présente l'une des célèbres scènes
de mariage déjà vues dans les films égyptiens, ceux
en noir et blanc mais aussi les plus récents. Nous les
adaptons suivant une vision très nouvelle en matière
de devinettes », explique Khan. Et de poursuivre :
« J'ai fait exprès de tourner en dehors des
studios, pour que l'image soit réelle et nouvelle par
rapport à la technique habituelle des fawazirs.
On a tourné à Alexandrie, à Mansoura, à Guiza et au
Caire. J'ai eu recours au graphisme et aux effets visuels,
notamment en ce qui concerne le générique ».
Essayant
de maintenir son style cinématographique tout au long
de cette première expérience à la télévision, Mohamad
Khan a eu recours au directeur de la photographie, Kamal
Abdel-Aziz. Il a de même fait appel à toute une équipe
avec qui il a l'habitude de travailler dans ses films,
afin d’aboutir « aisément »
à ce qu'il veut. « Ce n'est pas par fanatisme
que j'ai choisi de travailler avec le même groupe, mais
c'est parce que je connais bien leurs capacités. Le
temps est limité et le budget aussi. On travaille jusqu'à
maintenant pour terminer le tournage et le mixage du
reste des épisodes ! ».
Il refuse
toute comparaison avec les anciennes devinettes.
« J'évite
de travailler en pensant aux célèbres fawazirs
réalisées par Fahmi Abdel-Hamid ou celles présentées
après son décès, mais j'ai essayé de focaliser sur ma
vision qui pourrait paraître inhabituelle pour les téléspectateurs,
mais je suis sûr qu'ils vont rapidement aimer. Je cherche
à faire plaisir au public, c’est tout. C'est mon objectif
principal ».
Cette idée
est également partagée par le chanteur Medhat Saleh
et la comédienne Ghada Abdel-Razeq, qui se partagent
la vedette. Alors que Saleh juge son expérience comme
un simple essai, Ghada Abdel-Razeq avoue franchement
avoir très peur de la comparaison.
« Je
ne suis pas Nelly ni Chérihane, celles-ci sont deux
grandes vedettes touche-à-tout. Raison pour laquelle
j'ai hésité à tenter ma chance. J'espère être à la hauteur
de ce programme très populaire ». Rendez-vous
donc tous les soirs à 19h15 sur la Une.
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