Télécommunications .
Le second opérateur
égyptien de téléphonie mobile doit faire son entrée
en Bourse à la mi-novembre. Une manière de faciliter
la vente des actions des petits investisseurs. |
| Vodafone
fait son entrée en Bourse |
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Après
5 ans de création, Vodafone Egypt, l'un
des deux opérateurs de téléphonie mobile sur le
marché égyptien, a annoncé le 23 octobre dernier
le début des procédures de cotation de ses actions
à la Bourse du Caire et d'Alexandrie. Une annonce
qui a choqué le marché qui attendait avec impatience
le lancement de ces actions sur le marché. « L'entreprise
n'a pas besoin d'augmenter son capital, la société
est dans une bonne position financière »,
souligne Mohamad Ali Al-Hamamsi, vice-président
de la société Vodafone Egypt. Il ajoute
que la société a commencé depuis septembre dernier
à publier pour la première fois ses résultats
financiers. Les profits nets sont passés à 511
millions de L.E. en mars 2003, contre 369 millions
de L.E. en mars 2002. De son côté, MobiNil
a réalisé les plus importants profits du deuxième
trimestre de 2003. Elles ont atteint 302 millions
de L.E. en juin 2003. « L'augmentation
des revenus émanant du Roaming et l'amélioration
de la situation touristique expliquent les bonnes
performances des deux societés », souligne
Walid Al-Ayadi, analyste senior pour les investissements
au sein de la société de courtage CIBC.
La société n'a pas encore précisé
le volume du capital qui entrera en Bourse, ni
le montant des actions émises. « Quatre
sociétés de courtage (HSBC, HC, EFG-Hermes,
CIBC) étudient actuellement la position financière
de la société pour déterminer la valeur de l'action.
Tous les détails seront révélés le jour du lancement,
prévu le mois prochain après la publication des
résultats de Vodafone Egypt à la mi-novembre »,
explique Al-Hamamsi. Selon les prévisions des
courtiers, entre 5 et 10 % du capital entreront
en Bourse, et la valeur nominale de chaque action
devrait être de 5 L.E. Dans ce cadre, la société
a décidé de diviser chaque action en deux dont
la valeur nominale est de 5 L.E. pour faciliter
leur achat en Bourse. Le total des actions de
la société s’élèverait par conséquence de 120
millions d'actions à 240 millions d'actions.
L'objectif déclaré par Vodafone
est de « Fournir aux petits investisseurs
la chance de faciliter la vente de leurs parts
en Bourse », remarque Al-Hamamsi. Les
petits investisseurs comprennent surtout les détenteurs
des parts au-dessous de 5 % tels que le fonds
d'investissement Horus (1,83 %) entres
autres, dont chacun possède 1 % de la société.
« Ces derniers souffraient en vendant
leurs actions en dehors de la Bourse. Par exemple,
si un investisseur possède 1 000 actions,
il devait les vendre et les enregistrer dans le
registre du commerce », explique Moustapha
Badra.
Autre raison de cette entrée
en Bourse, ce sont les privilèges qui en découlent.
« Celle-ci jouissait depuis 1998 d’une
exemption fiscale jusqu’à 2003, accordée à toute
société qui investit dans la Cité du 6 Octobre.
En entrant en Bourse, elle bénéficie à nouveau
d'une exemption fiscale », note Gihane
Halawa, une analyste senior pour les investissements
au sein de la société de courtage CIBC..
« La société n'était
pas prête dans les trois premières années qui
ont suivi sa création. Sa part de marché était
limitée à 5 % en 1998, sautant à 39 %
en 1999 et à 45 % en 2000. Par ailleurs,
ni les conditions du marché, ni la conjoncture
économique en 2001 et 2002 n'étaient encourageantes
à ce type de lancement », explique-t-il.
Il souligne que l'entrée en Bourse
de Vodafone diffère de celle de MobiNil.
« Les causes du lancement ne sont pas
les mêmes, et les circonstances du lancement non
plus », souligne-t-il. Fin 1997, date
du lancement de MobiNil, le gouvernement
a vendu 70 % à un investisseur principal
et a lancé le reste à la souscription publique.
Gihane Halawa rappelle que Vodafone
existe depuis 1998 sur le marché. « La
société possède déjà 48 % du marché, elle
a installé toute l'infrastructure du réseau et
le plus important c'est que la maison mère Vodafone
possède déjà 72 % de la société, ce qui
montre sa volonté de vouloir conserver la majorité
des actions pour avoir le droit de la gestion »,
assure Gihane Halawa.
Ian Grey, directeur exécutif
de Vodafone International, insiste sur
le fait que « Vodafone International est
venu investir en Egypte car le marché est encore
quasiment juteux et nous voulons conserver 51 %
du capital. La société a dû déployer des efforts
considérables pour établir les réseaux nécessaires
et couvrir tout le pays, contrairement à MobiNil
qui a acheté le réseau clé en main auprès du
gouvernement, déjà équipé par Alcatel. Tout
cela marque notre intention de continuer à investir
en Egypte », explique Ian Grey.
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| Dahlia
Réda
Gilane
Magdi |
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Egypt
Telecom au bout du fil |
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Des
négociations sont actuellement en cours entre
Vodafone Egypt et Egypt Telecom (ET), cette dernière
souhaitant acquérir une partie des actions de
la filiale égyptienne de Vodafone. « Vodafone
insiste pour le moment sur son droit d'avoir la
majorité du capital pour conserver la gestion »,
souligne Ahmad Helmi, directeur du département
de ventes au sein de Prime Securities, société
de courtage. Il ajoute que les négociations portent
actuellement sur le montant qu'Egypt Telecom pourrait
acquérir. Celle-ci souhaite 35 %, mais Vodafone,
qui possède 72 % des actions et souhaite
conserver la majorité de gestion, n'est prête
à céder que 16,9 % à 21 % de ses actions.
Egypt Telecom devra avoir recours au marché pour
atteindre les 35 % souhaités. La deuxième
alternative consiste à créer une nouvelle société,
Al-Wataniya, dont la propriété sera partagée entre
Vodafone Egypt et Telecom Egypt qui aura pour
but la gestion de la nouvelle entité. « Egypt
Telecom n'effectue pas cette transaction seulement
pour participer à la gestion », estime Ahmad
Helmi
Pour lui, Egypt Telecom
ne serait pas le seul gagnant dans cette transaction,
mais aussi Vodafone, qui profitera des
accords bilatéraux qui donnent à Vodafone
plus de privilèges. Ces derniers consistent à
diviser la valeur de la transaction en payant
la moitié à Vodafone en liquidités, et
le reste en services, tels que l'utilisation de
nouvelles centrales, ou encore faciliter le paiement
des factures de Vodafone dans les centrales
d'Egypt Telecom. Cela impliquerait ainsi
l'abandon de tout projet de création d'un 3e réseau
de téléphonie mobile, comme Egypt Telecom
l'avait envisagé. Un avantage de plus pour Vodafone.
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