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Lors de sa
visite, la semaine dernière, dans le gouvernorat de Charqiya,
le ministre de l'Education Hussein Kamel Bahaeddine a déclaré
que le ministère avait commencé à prendre des mesures sérieuses
pour la nomination de 50 000 nouveaux professeurs enseignant
différentes matières dans tous les gouvernorats du pays. Objectif :
combler le vide causé par le manque de professeurs. Les critères
de choix des enseignants reposent sur l'année d'obtention
de leur diplôme et la mention. Quant à leur répartition, elle
sera faite selon le lieu de leur résidence. 7 000 professeurs
d'anglais ont été formés et nommés cette année pour enseigner
cette langue étrangère qui fera partie pour la première fois
des programmes de première primaire. Mais même avec ces nouveaux
venus, le nombre des professeurs reste toujours insuffisant
par rapport à celui des élèves.
Hassan Al-Bélawi,
responsable du secteur de l'éducation au ministère, explique
que l'augmentation du nombre des élèves tous les ans et la
construction de nouvelles écoles constituent la principale
cause de la pénurie des professeurs. « Il est vrai
que le ministère a l'habitude de nommer chaque année de nouveaux
professeurs pour répondre à ce manque. Mais cette année, le
ministère va nommer un nombre plus important que celui des
années précédentes, notamment les professeurs spécialisés
dans les matières d'anglais et de technologie, et pouvant
s’occuper de jardins d'enfants », affirme Al-Bélawi.
Et d'ajouter : « Au cours des 10 dernières années,
dans le cadre du projet Moubarak pour le développement de
l'enseignement, 13 000 nouvelles écoles ont été construites ;
ceci nécessite bien sûr la nomination d'un grand nombre de
professeurs ».
Le retour de
la sixième année primaire est aussi l'une des causes essentielles
du manque de professeurs. Ce retour exige que le ministère
fournisse 37 000 classes supplémentaires dans les écoles
gouvernementales et au moins 4 fois ce chiffre en professeurs.
De même, l'informatique, qui est devenue une matière essentielle
dans les écoles secondaires, a créé un nouveau besoin en professeurs.
La mauvaise répartition
des professeurs sur les différents gouvernorats constitue
également un grand problème. Leur nombre en Egypte s'élève
à 1 250 000, la plupart étant concentrés dans la
capitale et les grandes villes, ce qui cause un grand déséquilibre
et un manque énorme dans les zones rurales.
Selon les pédagogues,
la pénurie de professeurs n'est pas causée par le fait que
les nouveaux diplômés ne veulent pas faire ce travail, mais
parce que le ministère n'a pas les moyens financiers nécessaires
de payer les nouveaux venus. « Bien que les salaires
des professeurs des écoles gouvernementales ne dépassent pas
les 120 L.E., les jeunes cherchent à faire ce métier
pour donner des leçons particulières », explique
Ahmad Al-Haridi, pédagogue. Il affirme que si les écoles privées
ont pu attirer un grand nombre de professeurs à cause des
salaires relativement élevés et des autres privilèges, d'autres
préfèrent toujours le travail dans les écoles publiques. Ceux-ci
y trouvent non seulement la sûreté, mais aussi un bon niveau
de formation professionnelle qu'ils obtiennent en suivant
les stages organisés par le ministère. 8 500 enseignants
ont suivi des stages de formation cette année. « L'objectif
de ces stages intensifs est de former un professeur qualifié
capable d'enseigner les programmes scolaires adaptés aux nouvelles
méthodes pédagogiques », ajoute Ahmad Al-Haridi.
Le ministère a aussi annoncé qu'il donnera une prime supplémentaire
à tout professeur qui travaillera dans les zones reculées.
La question qui se pose
est de savoir si le ministère de l'Education a les moyens
des ces ambitions ...
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