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Tout
ce qui se passe actuellement autour des Etats arabes, de la
Palestine à l’Iraq et la Syrie, trouve son explication dans
l’agenda de l’Administration américaine, qui agit conjointement
avec le gouvernement de la droite israélienne. Les événements
de ces derniers jours ont montré que l’objectif présumé impose
l'élargissement des zones de confrontation, afin de passer
à la seconde étape du projet sioniste, celle de l'hégémonie
régionale.
Le monde arabe
fait face à des défis majeurs et des risques sans précédent,
dont il faut prendre conscience pour agir plus efficacement
à l'avenir.
A commencer par
la cause palestinienne, la scène paraît claire : les
forces d'occupation adoptent une politique d'extermination
et de ravage sans précédent dans l'histoire des nations civilisées.
Israël poursuit l'agression dans une barbarie encore inconnue.
Tandis que le gouvernement Sharon poursuit de son côté la
construction de la prétendue clôture de sécurité, qui réduit
la vie des Palestiniens à un enfer intolérable, coupe les
étendues dans les villes et les villages et engloutit une
large superficie des terres occupées de la Cisjordanie ...
Cela se passe
sans aucun signe d'action de la part de la communauté internationale,
dont le mouvement est strictement entravé par l'opposition — à
la fois théorique et pratique de Washington. En effet, sur
le plan théorique et juridique, l'action se heurte au veto
américain et sur le plan pratique, nous savons tous qu'Israël
a le feu vert pour déployer sans restriction ses tendances
agressives. Le mouvement international s'est réduit en conséquence
à des déclarations d'assistance appelant Washington à tenir
compte des souffrances et du sort du peuple palestinien.
En
Iraq, on trouve une nouvelle phase du plan anti-arabe :
les forces américaines refusent le transfert du pouvoir au
peuple iraqien, et de livrer le dossier aux Nations-Unies.
L'objectif est de poursuivre l'occupation de l'Iraq, voire
le contrôle et la domination de son avenir. Tout se passe
comme si ce pays arabe n'était qu'une portion de terre américaine.
Face à l'intensification
des opérations de résistance armée, Washington a déployé d'intenses
efforts pour la promulgation d'une résolution prévoyant l'intervention
de troupes supplémentaires, de nationalité différente. Il
s'agit d'épargner aux forces américaines la mission difficile
d'affronter les opérations de résistance.
Une proposition
fortement refusée par de nombreuses forces internationales
(France, Allemagne, Russie et Chine) qui estiment que la guerre
contre l'Iraq est injustifiable.
La question maintenant
est : Pourquoi Washington tient à la poursuite de l'occupation
iraqienne ? Pourquoi les Américains refusent-il le transfert
du dossier aux Nations-Unies ? Où se trouvent donc les
prétendues armes de destruction massive qui ont suscité le
déclenchement d'une guerre sans recours préalable au Conseil
de sécurité ? L'incapacité de présenter une réponse convaincante
nous pousse à chercher d'autres considérations, tel le plan
américain contre le monde arabe.
Le dossier syrien
a fait paraître de nouveaux traits. A l'appui du raid israélien
au nord de Damas, le président Bush a de nouveau rappelé qu'Israël
a le droit de tout faire pour défendre sa sécurité et celle
de ses citoyens. Et aussitôt la Commission des relations internationales
au Sénat américain s'est prononcée en faveur d'une résolution
prévoyant des sanctions contre Damas.
Le durcissement
de la politique des Etats-Unis à l'égard de la Syrie indique
l'existence d'un inventaire d'Etats arabes et islamiques visés
par l'Administration américaine — dont l'Iraq fut le
premier, et dont la Syrie ne sera pas la dernière.
Les informations
implicitement infiltrées à la presse américaine et européenne
au sujet des capacités nucléaires d'Israël sont destinées
à présenter l'image que Washington et Tel-Aviv entendent propager
dans la région : Israël, force régionale première, seule
autorisée à frapper ses ennemis en tout lieu et à tout moment
sans contrainte ni restriction.
Je pense que
les propos sur les capacités nucléaires d'Israël, le raid
sur Damas sans condamnation internationale, sa disposition
à frapper les sites nucléaires iraniens, tout cela est destiné
à terroriser le plus grand nombre d'Etats arabes dans la région.
L'objectif final
est de nous pousser vers les sentiments de frustration et
de pessimisme, et donc de désespoir !
Il est donc inacceptable
de nous contenter du rôle de spectateur, et que certains d'entre
nous parient sur leur capacité de gérer seuls de tels dossiers.
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