Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le monde en bref

 

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde
en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Palestine . Sur fond d'agressions israéliennes, les Palestiniens, dont les relations sont au plus bas avec les Etats-Unis, tentent de relancer la paix, en envoyant une délégation à Washington.
Tentative de sortir de l'impasse

Afin d'essayer de relancer un processus de paix en panne et d'améliorer les relations avec les Etats-Unis, trois dirigeants du Fatah de Yasser Arafat, Ahmad Ghoneim ainsi que les députés Kaddoura Farès et Hatem Abdel-Qader se sont rendus aux Etats-Unis dimanche à l'invitation de Dennis Ross, ancien envoyé spécial au Proche-Orient de l'ancien président américain Bill Clinton.

Ils ont présenté, notamment à des membres du Congrès, un arrangement de paix conclu la semaine dernière en Jordanie avec des dirigeants de l'opposition de gauche israélienne conduits par l'ex-ministre travailliste de la Justice, Yossi Beilin. Le député travailliste israélien Amram Mitzna a indiqué à la presse qu'il entendait lui aussi se rendre dans les semaines à venir à Washington avec les autres membres de la délégation israélienne qui ont négocié ce projet de paix.

Cet accord, qui doit être signé lors d'une cérémonie le 4 novembre à Genève, engage les Palestiniens à renoncer au droit au retour (en Israël) des réfugiés palestiniens et à mettre définitivement fin au conflit. Il engage également Israël à un partage de souveraineté sur la vieille ville de Jérusalem, et à donner aux Palestiniens 97,5 % de la Cisjordanie.

La visite des responsables palestiniens intervient au moment où les relations entre les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne sont au plus bas, après l'attentat qui a tué la semaine dernière trois agents de sécurité de leur ambassade à Tel-Aviv accompagnant un convoi diplomatique. A la suite de cet attentat, Washington a suspendu jusqu'à nouvel ordre les visites officielles et diplomatiques dans les territoires palestiniens. Le porte-parole du consulat des Etats-Unis à Jérusalem, Charles Hunter, a affirmé qu'aucune visite n'avait été effectuée par le personnel du consulat ou par des responsables américains en Cisjordanie depuis l'attentat de Gaza. « Nous allons évaluer la situation pour déterminer quand ces visites peuvent reprendre », a-t-il déclaré.

Après l'attentat sans précédent de Gaza, les Etats-Unis ont demandé à tous leurs ressortissants de quitter ce territoire et conseillé à ceux se trouvant en Cisjordanie de « prendre toutes les précautions possibles contre d'éventuels nouveaux attentats ».

Cet attentat avait suscité la colère du président américain George W. Bush qui a affirmé que « les autorités palestiniennes auraient dû agir depuis longtemps pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes ». « L'incapacité à entreprendre ces réformes et à démanteler les organisations terroristes constitue le plus grand obstacle à la réalisation du rêve des Palestiniens d'un Etat indépendant », a-t-il encore dit après l'attentat.

De son côté, le secrétaire d'Etat Colin Powell a déclaré au premier ministre palestinien Ahmad Qoréï qu'un Etat palestinien n'était pas possible si la violence continuait. « J'ai fait savoir très clairement au premier ministre Ahmad Qoréï que nous ne pouvions pas aller de l'avant dans une solution au conflit israélo-palestinien prévoyant deux Etats sans éliminer la violence et le terrorisme », a affirmé M. Powell dans une déclaration lue mercredi dernier par son porte-parole, Richard Boucher. Le dirigeant palestinien, Yasser Arafat, a promis que la commission d'enquête palestinienne mise sur pied après l'attentat allait coopérer avec l'équipe du FBI.

La question de la ligne de sécurité construite par les Israéliens en Cisjordanie empoisonne également la situation. Après avoir fait connaître leurs réticences au gouvernement israélien d'Ariel Sharon, les Etats-Unis ont toutefois opposé leur veto le 14 octobre dernier à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu condamnant sa construction. L'ambassadeur américain aux Nations-Unies, John Negroponte, a justifié le recours au veto en affirmant que le texte présenté « n'était pas équilibré et ne condamnait pas le terrorisme en termes explicites ».


Violence israélienne

Entre temps, les agressions israéliennes se poursuivent et le nombre des victimes ne cesse de croître. Trois Palestiniens, dont deux activistes de la branche armée du Hamas, ont été tués lundi dans un raid aérien israélien à Gaza. Les deux hommes transportaient dans leur voiture des objets qu'ils avaient récupérés dans une cache d'armes de Gaza, frappée près de deux heures auparavant par un raid de l'aviation israélienne. Le raid contre leur voiture a également blessé huit personnes qui se trouvaient dans des véhicules circulant à proximité. Le raid, mené par des hélicoptères de combat, a visé une voiture circulant rue Al-Jalaa, dans le centre de Gaza.

Douze autres personnes ont été blessées dans le raid de l'aviation qui avait visé la cache d'armes. Ces deux raids ont eu lieu au lendemain d'une embuscade palestinienne dans laquelle trois soldats israéliens ont été tués dans la région de Ramallah, en Cisjordanie.

D'autre part, cinq Palestiniens recherchés, dont deux activistes du Djihad islamique et un du Hamas radical ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche, selon une source militaire israélienne.

Dix-huit Palestiniens au total ont été blessés samedi, dont trois grièvement, par l'armée, qui mène depuis mardi une opération à Rafah et son camp de réfugiés, destinée, selon elle, à détruire des tunnels qui serviraient à la contrebande d'armes à partir de l'Egypte. L'Autorité palestinienne a condamné ces raids estimant qu'ils ne font que perpétuer le cycle de violences.

Le premier ministre palestinien Ahmad Qoréï a estimé lundi que ces raids sapent les efforts de paix et a considéré que l'établissement d'un accord de cessez-le-feu avec Israël est l'une des priorités de son gouvernement.

Rania Adel

Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631