La 8e
édition des Jeux africains débutera le 4 octobre à Abuja
(Nigeria). Près de 6 000 athlètes, issus de 53
pays et regroupant 22 disciplines seront présents. Un
record dans l'histoire des Jeux africains. Avec une
délégation de 417 personnes, dont 245 athlètes, l'Egypte
occupe la 5e place en nombre de participants. Le Nigeria
(vice-champion des derniers JA) possède la plus importante
délégation, avec 546 athlètes, suivi du Sénégal avec
511 athlètes, soit 21 athlètes de plus que l'Afrique
du Sud (champion des derniers JA), qui occupe la 3e
place.
Aux derniers
JA de Johannesburg de 1999, l'Egypte avait dû se contenter
de la 3e position au classement général, en obtenant
158 médailles, dont 53 en or, 60 en argent et 45 en
bronze. Elle a laissé les 2 premières places à l'Afrique
du Sud et au Nigeria.
Depuis
le début de cette compétition, qui a vu le jour en 1965
au Congo-Brazzaville, c'est l'Egypte qui a remporté
toutes les éditions jusqu'à celle du Caire en 1991.
Seul le titre de 1978 lui a échappé, car l'Egypte n'avait
pas participé. Avec 4 victoires, l'Egypte est donc le
pays le plus titré de ces Jeux (1965, 1973, 1978 et
1991). Les Pharaons espèrent bien remporter un
5e titre, et retrouver les honneurs africains. Mais
l'Afrique du Sud, qui a ces dernières années fait de
grands progrès, est devenue un redoutable concurrent.
Cette année, elle concentre d'ailleurs ses efforts sur
les disciplines individuelles qui permettent d'obtenir
plus de médailles. En natation, elle a particulièrement
su se distinguer sur la scène africaine et internationale.
Le Nigeria, avantagé par le fait qu'il dispute ces JA
à domicile, est un autre danger.
L'Egypte
disputera 18 des 22 disciplines de ces Jeux. Elle sera
ainsi absente du soft-ball, du base-ball, du cyclisme
et du basket-ball. Les 3 premières ne sont pas pratiquées
en Egypte, et le niveau égyptien en cyclisme n'est pas
à la hauteur de la compétition. Quant au basket, la
sélection nationale connaît en ce moment quelques difficultés,
après l'échec des basketteurs lors de la dernière Coupe
d'Afrique des Nations (CAN) en 2003. Ils ont en effet
raté l'occasion de se qualifier pour les Jeux olympiques
d'Athènes 2004 après avoir terminé 3es de la compétition.
« J'ai affirmé au Comité olympique égyptien
que l'équipe n'avait pas de grandes chances de se qualifier
pour les quarts de finale. Les joueurs égyptiens n'ont
effectué aucun entraînement depuis un mois »,
déclare Adel Sabri, directeur technique de la sélection
nationale de basket-ball.
Cette édition
des JA reste cependant très attendue par les Egyptiens.
Leur pays sera présent dans les disciplines collectives
avec la première équipe, et non celle des juniors comme
lors de la dernière édition. En disciplines individuelles,
l'Egypte est en mesure d'obtenir un nombre satisfaisant
de médailles, surtout en haltérophilie, lutte, taekwondo,
squash, et tennis de table. Après la retraite de la
meilleure nageuse égyptienne, Rania Elwani, et les grands
progrès de l'Afrique du Sud, l'Egypte n'obtiendra pas
en natation autant de médailles qu'auparavant. La boxe
et le judo ont aussi enregistré une importante baisse
de niveau ces dernières années. Peu de performances
sont donc attendues de ce coté.
Les Jeux
africains d'Abuja seront pour les Egyptiens l'occasion
d'évaluer leur niveau réel, à un an des Jeux olympiques
d'Athènes 2004. Ils espèrent réaliser une meilleure
performance que lors de la dernière édition.
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