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Football
. Coupe Du Monde 2010 . Mohamad
Al-Siyagui, secrétaire général de la Fédération
égyptienne de football et président du comité
de la candidature égyptienne, s'exprime sur le
dossier.
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« Il
faut avoir confiance en nos capacités » |
Al-Ahram
Hebdo : Comment a été prise la décision
de présenter la candidature de l'Egypte à l'organisation
de la Coupe du monde 2010?
Mohamad
Al-Siyagui : Il était impossible que la Fédération
Internationale de Football (FIFA) prenne l' importante
décision d'organiser la Coupe du monde 2010 en
Afrique sans que nous ne nous portions pas candidat.
Le football égyptien est incontournable
sur le continent africain. Nos premières discussions
ont surtout concerné les moyens qui nous permettraient
d'organiser ce mondial et pas sur la question
de présenter ou non notre candidature.
— Comment
avez-vous préparé le dossier sur lequel se fondera
la décision du comité exécutif de la FIFA ?
— C'est
la première fois que nous présentons notre candidature
à l'organisation de la Coupe du monde. Le Maroc
s'est déjà porté 4 fois candidat, et l'Afrique
du Sud 2 fois. Nous n'avions donc pas d'expérience
en la matière. C'est pourquoi nous avons fait
appel à des sociétés françaises de conseil en
organisation d'événements sportifs. Elles ont
été d'une grande efficacité et ont confirmé leur
réputation.
— De
quel budget disposez-vous pour la préparation
du mondial 2010 ?
— Il
n'y a pas de budget prédéterminé à ce projet.
L'Etat nous a donné carte blanche pour le financement.
Nous bénéficions
d'un énorme soutien du gouvernement et du président
Mohamad Hosni Moubarak.
Tous les services
de l'Etat seront à notre disposition.
— Quels
avantages peut tirer l'Egypte de l'organisation
de la Coupe du monde ?
— Ils
sont multiples. Sur le plan économique, des milliers
de personnes se rendront en Egypte, que ce soit
les délégations des 32 équipes ou leurs supporters.
Ce sera une abondante source de devises. Cela
fera aussi tourner l'industrie hôtelière au maximum
de ses capacités. D'un autre côté, tous les secteurs
de l'Etat seront appelés, en particulier celui
du bâtiment (NDLR : pour la construction
des stades). De nombreux emplois seront ainsi
créés, ce qui réduira le chômage. Enfin, sur le
plan médiatique, l'occasion sera excellente de
présenter notre pays au monde.
— Comment
s'organise le travail du comité ?
— En
mars dernier, date où nous avons déclaré notre
candidature, nous avons mis sur pied un programme
en trois étapes. De mars à septembre nous avons
préparé le dossier avec les experts français.
Le mois de septembre concerne la procédure de
présentation du dossier au siège de la FIFA à
Zurich (Suisse). Jusqu'à mai 2004 (date du vote
du pays organisateur), nous mènerons une campagne
médiatique sur les plans national et international.
— Comment
se fera cette promotion de l'Egypte à l'étranger ?
— Nous
serons présents aux grands rendez-vous sportifs
internationaux, avec en novembre, le Championnat
du monde juniors auquel participera notre équipe
championne d'Afrique. Une exposition sur l'Egypte
sera aussi organisée en marge de l'événement.
Toutes les ambassades égyptiennes à l'étranger
travailleront aussi à la promotion. Sur le plan
national, les projets sont nombreux. L'organisation
du Mondial doit devenir un objectif populaire.
Il
est très important que les membres du comité exécutif
de la FIFA qui se rendront prochainement en Egypte
réalisent que la volonté de tout un peuple est
derrière la candidature égyptienne.
— Pour
le vote de la FIFA, existe-t-il une entente préalable
entre les pays arabes ?
— Bien
sûr. Mais nous n'avons pas pu obtenir un vote
unique, puisque plusieurs pays arabes, c'est-à-dire
l'Egypte, le Maroc et la Tunisie, sont candidats.
Les voix ont été départagées, mais il y aura toujours
une entente pour récolter les voix des pays qui
seront éliminés au fur et à mesure des votes.
En fait, nous espérons que l'organisation sera
décrochée par un pays arabe, quel qu'il soit.
— Pour
terminer, quelles sont selon vous les chances
de l'Egypte ?
— Nous
avons de grandes chances de remporter l'organisation
de la Coupe du monde 2010. Il faut comprendre
que nous ne sommes pas en concurrence avec des
pays européens. Les autres pays en course ont
des capacités d'organisation similaires aux nôtres.
Nous avons déjà prouvé que nous détenons un certain
savoir-faire sur la question. Il faut avoir confiance
en nos capacités. Mais même si nous échouons,
nous aurons au moins mis en place d'énormes infrastructures
qui favoriseront le développement du football
en Egypte dans les années à venir.
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| Propos
recueillis par Amr Moheb |
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Effervescence
au cœur de la candidature |
C'est
dans l'enceinte sportive du Stade du Caire, sous
les gradins de la piscine olympique, que s'est
installé, le 21 mai dernier, le comité de candidature
de l'Egypte à l'organisation de la Coupe du monde
2010. Moquette grise à motifs rouges et noirs,
murs blancs, éclairage au néon, température glaciale
et peinture blanche, l'espace de travail mesure
près de 500 m2. En entrant dans les locaux, les
visiteurs sont priés de remplir et de signer un
coupon de soutien à la candidature égyptienne
et de le déposer dans une immense urne transparente.
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De
son bureau isolé par une cloison vitrée, Mohamad
Al-Siyagui, le secrétaire général de la Fédération
égyptienne de football, dirige la trentaine de
jeunes volontaires égyptiens. Trois sections,
séparées chacune par de courtes et longues barrières
de bois, composent le comité. Avec d'abord un
service de traduction. Toutes les informations
concernant le nombre de stades et leur emplacement,
la sécurité des équipes et des touristes, les
services sanitaires, le commerce, ou encore les
capacités hôtelières de l'Egypte doivent être
présentées en anglais dans le dossier de candidature.
Tout comme le soutien apporté par des personnalités
égyptiennes avec en tête Ahmad Zoweil, prix Nobel
de Chimie, et Mido, le nouvel attaquant vedette
de l'Olympique de Marseille (D1 française).
Une autre section regroupe les trois sociétés
françaises de conseil. Expert stade, société
spécialisée dans l'organisation des événements
sportifs, chapeaute le tout, Havas sport
est chargée de la communication, et Logik 3D
conçoit les stades.
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Plus
loin, 4 volontaires rivés sur leurs ordinateurs
forment le service des relations publiques. Quatre
autres jeunes Egyptiens sont en charge du site
Internet (www.egypt-2010.com). « Le site
est en anglais et en arabe. On travaille actuellement
sur la version française. Elle devrait être prête
dans les jours à venir », affirme Ahmad
Al-Beitar, étudiant en lettres françaises, et
volontaire de la première heure. « Je
suis là depuis le 21 mai », affirme-t-il.
Ils sont également chargés de répondre à chaque
courrier envoyé par les internautes. Depuis le
3 août, rien de moins que 3 000 propositions
et questions ont été reçues, venant en grande
majorité d'Egyptiens installés en Europe ou en
Amérique du Nord. Chacun y va de sa plume. « On
nous apporte des idées sur l'organisation future
de l'événement, et sur l'emplacement futur des
stades, d'autres proposent des solutions pour
assurer le transport du public », explique
Ahmad Al-Beitar.
C'est
hier, mardi 30 septembre, que le dossier de candidature
a été remis à la Fifa. Les dernières journées
de travail avant la date limite de dépôt ont été
fébriles. « On a énormément travaillé
pour boucler le dossier dans les temps. Il nous
est même arrivé de passer des nuits ici »,
avoue Ahmad Al-Beitar.
Pour
l'Egypte, les cartes sont donc en partie jouées.
C'est désormais sur le terrain qu'il s'agit de
faire la différence. Et si l'activité s'est un
peu calmée dans les bureaux, c'est qu'une autre
phase de promotion axée principalement sur la
communication a débuté. Les grandes personnalités
du football national, président de la fédération
en tête, multiplient désormais les déplacements.
Elles se sont déjà rendues à Assouan, Charm Al-Cheikh
et Hurghada. Le but est de présenter les enjeux
de cet événement aux différents gouverneurs, mais
aussi de développer l'enthousiasme des jeunes.
Car on attend les visites prochaines des inspecteurs
de la Fifa. Pour les convaincre du bien-fondé
de la candidature égyptienne, la ferveur populaire
doit aussi être au rendez-vous ... |
Taïmour
Hubert |
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