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Football
. Coupe du monde 2010 . Le
Maroc, la Tunisie, la Libye, le Nigeria, l'Afrique
du Sud et l'Egypte viennent de déposer leur candidature
à l'organisation de l'événement. Au-delà des réelles
capacités de chaque pays, les relations entres les
candidats et la FIFA devraient peser sur la candidature.
Verdict le 21 mai 2004.
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| Les
dés sont jetés |
« Nous avons à notre
disposition tous les moyens possibles et imaginables pour
préparer
la Coupe du monde 2010 », avance, très sûr de
lui, Mohamad Al-Siyagui, président du comité de candidature
de l'Egypte à l'organisation de la Coupe du monde 2010.
C'est donc très déterminés que le Dr Alieddine Hilal (ministre
de la Jeunesse), Al-Dahchouri Harb (président de la Fédération
égyptienne de football), Hicham Azmi (membre du conseil
de la Fédération égyptienne), Omar Chérif (le célèbre
acteur) emmenés par le président de l'Assemblée nationale,
le Dr Ahmad Fathi Sourour, ont déposé mardi le dossier
à Zurich (Suisse). Composé de 3 700 pages, pesant
34 kg, il contient en introduction une lettre du président
Mohamad Hosni Moubarak adressée au président de la FIFA,
Joseph Blatter, faisant état de la détermination de l'Egypte
à accueillir le Mondial 2010. Sur le plan des stades et
des infrastructures diverses, les projets sont légion
pour accueillir cet événement (voir encadrés).
« Notre
budget est de 400 millions de dollars pour la construction
et le développement des stades déjà existants »,
indique Roland Louvet, le directeur de la société Expertstade,
conseil de l'Egypte pour l'organisation de la Coupe
du monde 2010. Le comité a mis le paquet pour convaincre
la FIFA des capacités organisationnelles de l'Egypte.
15 stades sont ainsi présentés au dossier alors que
la FIFA n'en exige que huit, et 100 000 chambres
d'hôtels de quatre et cinq étoiles seront disponibles
pour l'événement, alors que seulement 35 000 sont
exigées.
D'autres
facteurs pourraient être déterminants pour l'Egypte.
Le pays est en effet une des plus importantes destinations
touristiques au monde. Un élément qui aura tout son
poids dans la balance. La situation géographique est
un autre atout, surtout après le relatif échec de l'expérience
asiatique (Corée - Japon 2002), et les contraintes du
décalage horaire pour la retransmission des matchs imposées
aux téléspectateurs européens, africains et américains.
L'Egypte est aussi en mesure d'assurer la sécurité des
visiteurs et la passion de la population pour le football
devrait garantir un excellent taux de remplissage des
stades, soulignent les promoteurs de la candidature. |
Concurrence
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Pourtant,
ces facteurs objectifs risquent de se révéler insuffisants.
Car il est judicieux d'entretenir de bons rapports avec
le comité exécutif de la FIFA, composé de 24 membres.
Or l'Egypte n'entretient pas de relations poussées avec
cette instance. Contrairement au Maroc, qui a déjà reçu
le support du Qatari Mohamad Bin Hamam, président de
la Fédération asiatique et membre très influent de la
FIFA. Al-Saadi Ghaddafi, le président de la Fédération
libyenne de football, a de son côté de très bons rapports
avec Joseph Blatter. « Nos relations ne sont
pas très nombreuses au sein du comité exécutif de la
FIFA. Mais notre stratégie est basée sur le report des
voix des adversaires qui seront éliminés avant nous »,
déclare Abdel-Moneim Al-Sawi, membre du comité de la
candidature égyptienne.
Le Maroc,
la Tunisie, la Libye, le Nigeria et l'Afrique du Sud
sont les autres pays en course. Mais c'est ce dernier
qui apparaît comme le plus apte à obtenir un vote en
sa faveur. C'est en effet à une voix près que l'organisation
du Mondial 2006 lui avait échappé, à la faveur de l'Allemagne.
Plus de 90 % de l'infrastructure nécessaire est
déjà en place, et l'Afrique du Sud a également su nouer
de très bonnes relations avec la FIFA. Mais le dossier
pâtit du manque de sécurité et des mauvaises conditions
sanitaires du pays.
La candidature
marocaine arrive après celles de l'Afrique du Sud et
de l'Egypte. Le dossier marocain jouit surtout de la
proximité européenne, puisque le Maroc se situe à quelques
kilomètres du continent, qui possède les délégations
les plus importantes du Mondial. « Le Maroc
a déjà été trois fois candidat à l'organisation de la
Coupe du monde. Il a acquis une grande expérience et
son dossier est sûrement très bon. Et puis ce pays a
de bonnes relations au sein de la FIFA », relève
Abdel-Moneim Al-Sawi.
Quant à
la Tunisie, le Nigeria et la Libye (cette dernière a
annoncé un budget de 14 milliards de dollars), ces pays
semblent ne pas être à la hauteur de la concurrence.
En particulier pour des raisons politiques ou sécuritaires.
Les 6 pays en lice attendent désormais le vote du comité
exécutif de la FIFA, qui aura lieu le 21 mai 2004. Soixante-cinq
millions d'Egyptiens retiennent leur souffle ... |
Karim
Farouk |
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Les
dates importantes |
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— Le 30 septembre 2003 : Présentation
des dossiers de candidatures au siège de la Fifa à Zurich
(Suisse).
— De novembre à fin décembre 2003 :
Inspection de la Fifa dans les différents pays candidats.
La délégation de la Fifa doit informer les gouvernements 5
semaines avant son arrivée.
— Janvier 2004 : La délégation
d'inspection dresse un rapport de ses visites et formule ses
questions.
— Février 2004 : Les candidats
présentent leurs commentaires sur les rapports de la délégation
et répondent aux questions.
— Le 21 et 22 mai 2004 : Vote du
comité exécutif de la Fifa qui décidera du pays hôte.
Le vote se fera sur les six pays en lice
et le candidat qui obtiendra le plus petit nombre de voix
sera éliminé. D'autres votes auront ensuite lieu jusqu'à désignation
du vainqueur.
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