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Parti National Démocrate (PND), au pouvoir, a fait le premier
pas sur une longue route. Les « chirurgiens »
du parti ont pu mettre la main sur les « racines du
mal » et ont prescrit l'ordonnance. Selon moi, le
congrès du PND de cette année a posé la pierre angulaire d'un
édifice solide, s'il parvient à mener à bien la série de réformes
politiques, économiques et législatives nécessaires.
Si le 8e congrès
du parti avait posé la première pierre, celui de cette année
a élaboré un document de toute première importance :
« le document de la nouvelle citoyenneté ».
Un document qui influencera le présent et l'avenir des générations
égyptiennes, car il est considéré comme une sorte de nouveau
« contrat social » conclu entre l'Etat et
les citoyens. Donc il ne s'agit pas de simples réformes non
exécutées, mais elle s'avère être effectivement une révolution
en vue d'une réforme sociale.
Dans ce nouveau
contrat social, l'Etat ne reconnaît pas seulement le droit
au respect des citoyens, mais leur assure également une justice
rapide que ce soit dans leurs affaires politiques, économiques
ou sociales. Sans nul doute, la lenteur de la justice n'affecte
pas uniquement le présent, mais aussi l'avenir.
La constitution
et le loi garantissent, il est vrai, le droit des citoyens
à avoir une vie honorable et incriminent la discrimination.
Mais sur le terrain de la réalité, le favoritisme, la bureaucratie
excessive, et les pots-de-vin sont de rigueur. Sans citer
tant d'autres parmi les maux sociaux qui entravent toute réforme.
Le « document
de la nouvelle citoyenneté » est intervenu au bon
moment. Car il traite de la réforme politique l'équité sociale
à tous les citoyens. Il s'agit notamment de leur fournir,
sur un même pied d'égalité, une qualité et une rapidité des
services dans les différentes administrations de l'Etat comme
dans les postes de police, les hôpitaux et les organismes
gouvernementaux. Il est temps de changer le cours de la vie
des Egyptiens, car ils méritent une vie meilleure et une citoyenneté
qui est digne de la position privilégiée de l'Egypte à l'échelle
régionale et internationale.
Mais le nouveau
document sur la citoyenneté ne s'est pas cantonné aux seuls
droits politiques, mais il s'étend aux devoirs du gouvernement
qui doit reconnaître le droit des Egyptiens en une citoyenneté
intègre en les considérant comme partenaires dans tout ce
qui a trait au présent de l'Egypte et son avenir.
Si l'Etat avait
mis l'accent sur les droits intégraux des citoyens afin de
leur assurer une vie honorable, il n'en demeure pas moins
que les citoyens ont, eux aussi, des devoirs à remplir. Les
citoyens constituent en effet le revers de la médaille des
réformes, longuement prônées. Des réformes à travers lesquelles
ils sentiront qu'ils sont vraiment en train de remplir leurs
devoirs et préserver les institutions publiques.
A mon avis, si
le PND arrive à faire de ce « document »
une réalité concrète, ce sera un grand acquis pour le pays
bien mérité dans un monde qui ne respecte que les forts. Et
l'Egypte le mérite bien.
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