Itinéraire
de voyage |
|
Une croisière de Louqsor à Assouan dure en
général 5 jours et 4 nuits.
1er jour
— Arrivée à Louqsor.
— Visite des temples de Louqsor et de
Karnak.
2e jour
— Visite de la rive ouest.
— Départ de Louqsor.
— Arrivée à l'écluse d'Esna.
3e jour
— Arrivée à Edfou.
— Visite du temple d'Edfou.
— Départ à Komombou.
— Visite du temple de Komombou.
— Départ à Assouan.
— Arrivée à Assouan.
4e jour
— Visite de l'île des plantes, du Haut-Barrage,
et des temples de Philae.
5e jour
— Départ d'Assouan
— Parfois, on organise un tour à Abou-Simbel
au 5e jour.
Ceci est laissé au choix.
Guide des prix
Voulant faire une croisière pareille, vous
pouvez contacter les hôtels flottants suivants :
Regency (5 étoiles)
19, Rue Yéhia Ibrahim, Zamalek.
tels@travco-eg.com
Tél. : 202-735 48 90
737 04 88
Fax : 202-735 48 97
Nombre des cabines : 52
Prix : 330 L.E. /nuit
Sonesta Nile Goddess (5 étoiles)
4, Rue Al-Tayarane, Madinet Nasr.
sonesta@sonestacairo.com
Tél. : 202-261 71 00
262 81 11
Fax : 202- 263 57 31
Nombre des cabines : 65
Prix : 400 L.E./nuit
Zeina (5 étoiles)
32, Rue Al-Riyad, Mohandessine.
song@intouch.com
Tél. : 202-344 66 58
202-302 56 25
Fax : 202-302 55 38
Nombre des cabines : 76
Prix : 270 L.E./nuit
Ces prix comprennent le séjour, les repas
et les visites.
|
|
|
Assouan .
Les Egyptiens semblent redécouvrir les vertus des croisières
sur le Nil que l'on croyait la seule passion des touristes
étrangers. Récit de voyage entre Louqsor et Assouan.
|
Sur
les flots enchanteurs du Nil |
Il est 15h00.
Notre navire se prépare à quitter Louqsor, la ville des
temples, en route vers Edfou. Après cette ville où se trouvent
les deux tiers des antiquités du monde, nous passons devant
de nombreux villages : Al-Mariass, Armant, Al-Razaqatt
(Al-Razagatt comme les habitants le nom ment),
et beaucoup d'autres. On aperçoit des paysans travaillant
la terre. Et sur les nombreux îlots flottants sur la surface
du Nil, des troupeaux des buffles se mettent à brouter,
alors que des oiseaux viennent voltiger autour d'eux. Certains
des passagers sont d'humeur méditative. L'un d'eux, un féru
du patrimoine, s'interroge : A combien d'êtres, de
villages le Nil a-t-il offert la vie ?
D'un temps
à l'autre, un bateau passe à côté de l'hôtel flottant. On
remarque que la plupart de ses passagers, comme c'est le
cas de notre bateau, sont des Egyptiens. « Après
le 11 septembre, le nombre des étrangers a baissé de moitié,
environ. Ceci a poussé les propriétaires des hôtels flottants
à présenter des offres à bon prix afin d'attirer le tourisme
interne », explique Hicham Al-Abbassi, expert touristique
et chef du groupe.
Au coucher
du soleil, Akram et Maha se mettent sur le pont pour assister
à ce rendez-vous romantique entre le soleil et les collines.
Ce sont de nouveaux mariés qui passent leur lune de miel
au bord de la croisière. Le couple reste attentif durant
que le soleil se jette dans les bras des collines. Ils ne
prononcent un mot. Maintenant, c'est la nature qui parle. |
Une
nuit inoubliable à Esna |
Il
est 19h30. Le ciel est constellé d'étoiles, alors que
la lune jonche ses rayons perlés sur le front du Nil.
L'air froid de l'hiver vient envahir le bateau lançant
dans les corps un frisson de plaisir. Un groupe folklorique
se met à présenter des danses saïdies. Les spectateurs
semblent très heureux et se joignent à la danse. Soudain,
le bateau se met à diminuer de vitesse et s'approche,
lentement, du bord. Alors que les cris de Raïs Hussein,
capitaine de bateau, viennent s'interférer avec la musique
bruyante. On arrive à l'écluse d'Esna (Esna est un village
entre Louqsor et Edfou). « Allons Ali, dépêche-toi.
Amarre le bateau », s'adresse-t-il à son matelot.
Ali descend dans l'eau peu profonde, met des chevilles
pour attacher le navire. « Il faut qu'on établisse
des quais pour les bateaux comme c'est le cas à Louqsor.
Parfois, on tarde à traverser l'écluse. Ainsi, les voyageurs,
pour ne pas modifier leur programme de visites, se trouvent
obligés de descendre dans ce banc de sable pour prendre
un autobus et se rendre au temple d'Edfou »,
se plaint Raïs Hussein. Il y a six bateaux devant nous,
et selon les déclarations de Raïs Hussein, nous allons
traverser l'écluse avant l'aube.
Entre-temps, de petites felouques s'approchent
des navires flottants. Ce sont des marchands qui vendent
des galabiyas saïdies (robes), des toques d'Assouan
et d'autres articles folkloriques. Ils se mettent à faire
la réclame pour leur marchandise aux passagers sans quitter
leurs embarcations. Le marchandage va bon train.. En cas
d'accord, le marchand lance l'article vendu au client
qui l'attrape de ses mains et lui jette, à son tour, le
prix.
2h00 du matin. Il fait froid. Les lueurs
du petit jour forment avec les rayons argentés de la lune
une sorte de brouillard mystérieux. Presque tous les passagers
se regroupent sur le pont. Ils se sont, lourdement, habillés.
Maintenant, le bateau vient de traverser l'écluse.
|
Edfou, un temple grandiose
|
Il est 10h00
du matin. Le soleil darde ses rayons amicaux sur les passagers
qui se rendent au temple d'Edfou. Le temple se trouve un
peu loin et il faut prendre l'une des calèches qui se regroupent
sur le quai. Une escapade en soi qui permet de parcourir
Edfou, cette ville de Sud située entre Louqsor et Assouan
sur la rive ouest du Nil. On remarque les nombreuses traces
de l'activité touristique qu'exercent la plupart des habitants
et qui apparaissent non seulement dans les nombreux bazars
de souvenirs, mais aussi dans la culture des habitants.
Ceux-ci n'hésitent pas à parler avec un charabia regroupant
plusieurs langues. Au bout de dix minutes, on arrive au
temple d'Edfou. « C'est un temple ptolémaïque construit
entre 237-57 av. J.-C. Il s'étend sur 6 665 mètres
carrés, et avait été consacré au dieu Horus »,
raconte Manal Mahmoud, la jeune guide. On remarque que les
chapiteaux des colonnes sont en forme de Lotus et font la
haie avec une symétrie formidable. Pourtant, le grand atout
de l'endroit demeure dans la légende d'Horus et Set et qui
se trouve inscrite sur les murs du côté gauche du temple.
« On raconte que le dieu Set tua son frère Osiris
et usurpa le trône d'Egypte. Après l'assassinat de son mari,
Isis s'enfuit avec son fils Horus et le cacha dans les forêts
du Delta. Une fois grandi, Horus revint pour reprendre le
trône de son père. Il mena un long combat avec son oncle
méchant, et le tua », raconte notre guide. Une
légende qui vient d'être le sujet d'un grand projet touristique.
« On est au bout de réaliser sur ce site un spectacle
de Son et lumière racontant la légende d'Horus et Set laquelle
représente la victoire du bien sur le mal », déclare
notre jeune guide.
Il est 12h30.
Nous retournons à notre hôtel flottant. C'est l'heure du
départ. Et la croisière se poursuit Au long de la navigation,
le paysage ne change presque pas : ce sont toujours
les champs de blé, de canne à sucre, les îlots du Nil qui
se dispersent à gauche et à droite. Pourtant, on passe des
heures et des heures à contempler la scène sans sentir le
moindre ennui. C'est grâce aux collines dorées. Elles apparaissent,
d'abord, timides, derrière les champs et, peu à peu, elles
deviennent plus audacieuses. C'est donc, à Silwa, village
entre Edfou et Kom Ombo, que ces collines s'expriment clairement
sous forme de montagnes dont les plus fameuses sont Al-Sarrag,
et la montagne de Sélsile. A la Sélsile, on aperçoit
les ruines de quelques chapelles. « Cette montagne
servait de carrière de pierres à l'époque pharaonique »,
raconte toujours notre guide.
|
Deux temples, deux histoires
|
Il est 17h30.
On atteint le coucher de soleil à la ville de Kom Ombo (50
km au nord d'Assouan). Une île occupe le centre de l'eau
et forme une petite rade naturelle dans laquelle le bateau
entre, lentement. De loin, on aperçoit les cheminées des
sucreries. Et en face, le temple de Kom Ombo commence à
apparaître sous les feux du crépuscule. Il est toujours
intéressant de comparer les temples d'Edfou et Kom Ombo.
Les deux remontent à l'époque gréco-romaine et se ressemblent
en leur architecture très symétrique. Aussi, tous les deux
sont consacrés à Horus. « Le choix de Horus est
dû à la ressemblance entre le dieu pharaonique et Apollon,
le dieu grec », explique notre guide.
Mais si le
temple d'Edfou raconte la lutte entre les deux dieux pharaoniques
Horus et Set, celui de Kom Ombo décrit, en grande partie,
la vie médicale à l'époque gréco-romaine. Ceci apparaît
dans les figures représentant Trajan (98-117), l'empereur
romain, à genoux devant Imhotep, dieu de la médecine, dans
les gravures en creux des instruments chirurgicaux, ou bien
des prescriptions médicales, et des conjurations magiques.
On a l'air de faire le tour d'un hôpital de l'Antiquité.
Assouan :
terre d'amour et de beauté. « Si Dieu a donné une
histoire plus glorieuse à Louqsor, il a gratifié Assouan
d'une nature plus séduisante », réfléchit Mohannad,
22 ans, alors qu'il reçoit les zéphyrs de matin d'Assouan
en se mettant debout sur le pont du bateau. Contrairement
à Louqsor, Assouan possède une nature encore vierge. |
La ville d'amour
|
Pour découvrir
Assouan, il n'y a rien de plus beau que de prendre une embarcation
à voile et sillonner le Nil. Cela permet de découvrir tous
les secrets de cette perle du Sud, surtout les secrets d'amour.
Presque chaque cataracte à Assouan témoigne d'une légende
ou bien d'une histoire d'amour. D'en haut, le mausolée d'Aghakhan
s'échoue toujours sur sa colline, pour nous rappeler de
la Bi(Oum Habiba), cette femme qui est restée dévouée à
la mémoire de son mari durant plus de quarante ans. A l'île
de Philae, ou l'île des amoureux comme on la nomme, notre
guide raconte la légende d'Osiris et Isis, et l'histoire
de Ptolémée Philadelphe, fondateur du temple d'Isis, qui
avait aimé sa sœur Arsinoë II et l'avait épousée. On entend,
aussi, le conte populaire d'Anas Al-Wougoud, ce jeune homme
qui a aimé une fille appelée Zahret Al-Ward, et a voulu
la marier. Mais, le père de la fille n'accepta pas, et il
l'emprisonna au temple d'Isis sur l'île pour être à l'écart
de son amoureux. Anas se mit à chercher sa bien-aimée au
long de la rive du Nil. Durant sa recherche, il éprouva
de la tendresse aux animaux, qui, à leur tour, l'aidèrent
à trouver la fille. Ainsi, il arriva à l'île de Philae sur
le dos d'un grand crocodile, rencontra sa bien-aimée et
l'épousa.
|
| Haytham Mohamed
Ragab |
|
| Retour
au sommaire |
|