| Après
six semaines de calme, les opérations-martyrs ont de nouveau
repris en Israël. Un double attentat-suicide a eu lieu dimanche
5 décembre à Tel-Aviv, faisant 23 morts et plus de 100 blessés.
L'événement est intervenu au moment où le gouvernement du
Likoud sous Ariel Sharon s'efforçait d'attribuer la période
de calme au succès de la politique sécuritaire adoptée.
Alors que l'Autorité
Nationale Palestinienne s'est empressée de condamner l'attentat
dans un communiqué officiel, le gouvernement israélien a
aussitôt répondu par une série de mesures répressives contre
le peuple palestinien et l'Autorité.
En Palestine,
les retombées de l'attentat sont diversement interprétées.
Certains y voient un événement préjudiciable à la cause
palestinienne. D'autres estiment au contraire que l'attentat
vient épargner à Sharon et le Likoud les retombées du scandale
de corruption qui s'est répandu au sein de son parti, pour
se concentrer sur la question de la « sécurité ».
Cependant,
le gouvernement de Sharon est pour plus d'une raison responsable
de l'attentat de Tel-Aviv. Alors qu'il poursuit sans arrêt
les opérations de terrorisme et d'assasinats contre le peuple
palestinien, Sharon considère tout effort d'accalmie du
côté palestinien comme preuve de succès de la politique
agressive adoptée. Ainsi, l'arrêt des opérations terroristes
est attribué aux efforts déployés par l'armée et les forces
d'occupation visant à éviter toute tentative d'infiltration
à l'intérieur d'Israël. C'est dans ce contexte que le gouvernement
de Sharon s'est efforcé de mettre en échec les efforts de
l'Egypte avec les factions palestiniennes en vue de parvenir
à un programme politique commun et une unification des positions.
Ce qui est considéré comme négatif pour l'avenir d'Israël.
Les
événements de Tel-Aviv viennent en fait dans le cadre d'une
riposte prévisible et naturelle aux opérations des forces
d'occupation perpétrées contre le peuple palestinien.
La logique
du gouvernement israélen repose en fait sur la nécessité
de réaliser par la force armée la sécurité du citoyen israélien
-et ce aux dépens du citoyen palestinien-. Une logique de
courte vue menant inévitablement à la dégradation de la
situation sécuritaire, dans les territoires palestiniens
et en Israël.
Malgré tout
cela l'Egypte maintient ses efforts en vue d'appuyer les
réformes entreprises par l'Autorité palestinienne. Pour
garantir et préserver le calme du côté palestinien, l'Egypte
a organisé la tenue de 2 séances de dialogue entre les factions
palestiniennes. Et lors de la réunion tenue à Charm Al Cheikh
entre le premier ministre britannique Tony Blair et le président
Moubarak, l'Egypte a annoncé sa participation à la Conférence
de Londres prévue mi- Janvier. Il s'agit pour l'Egypte de
participer aux efforts de réforme politique et économique
de l'Autorité Nationale Palestinienne. Le but est d'aboutir
après le élections israéliennes à une ap ». Ce dernier
stipule l'arrêt de toute activité de colonisation, la détermination
d'un mécanisme précis pour la reprise des négociations et
la proclamation en 2005 de l'Etat palestinien indépendant.
Ce mécanime peut
conduire au réglement du conflit à condition que les deux
parties soient totalement disponibles. Mais les indices
ne laissent pas prévoir la disposition d'Israël d'emprunter
cette voie. En fait, il veut en finir avec le processuss
de paix et refuse de prendre la voie de réglement politique.
Si le Likoud
remporte les élections du 28 Janvier, le nouveau gouvernement
sera un véritable obstacle à un règlement politique.
Le ministre
de affaires étrangère Benyamin Netanyahu poursuit ses accuations
contre l'Aurorité nationale Palestinienne. Tout porte à
croire que le gouvernement d'Israël tend à brrer la voie
à toute activité sérieuse tendant vers une solution pacifique.
Mais tout indique
que la sécurité ne peut être acquise pour une seule partie
au dépens de l'autre.
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