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Forum
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L'Université
d'Al-Azhar sur la sellette
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L'égalité
homme femme fait encore défaut. Bien que la
Constitution stipule que les deux sexes sont sur un
pied d'égalité, la femme ne jouit pas
encore de tous ses droits. Entre autres injustices,
le droit à l'éducation. Est-il
raisonnable que l'Université d'Al-Azhar
n'accorde pas la même chance aux
étudiantes qu'aux
étudiants !
A titre d'exemple, dans la faculté de
chirurgie dentaire, 200 places sont
réservées par promotion aux
garçons, contre 60 seulement aux filles. Ce
qui oblige un grand nombre de filles à
renoncer à leur désir et à
s'inscrire dans une autre faculté. Et pour
seule réponse, les responsables de
l'université disent :
« Peu importe dans quelle
faculté vous allez vous inscrire. Fort
heureusement pour vous, les filles ont aujourd'hui
droit à
l'éducation ».
Ceci est révoltant. Est-il logique qu'une
fille qui a de bons résultats au bac et dont
les parents versent d'importantes sommes d'argent
pour s'assurer de sa réussite soit en fin de
compte privée de suivre les études
qu'elle désire, contrairement au
garçon ?
A mon avis, la politique de l'Université
d'Al-Azhar doit être modifiée. Une
telle discrimination ne fera que porter atteinte
à notre niveau culturel, alors que nous
sommes au XXIe siècle et que nous vivons
aujourd'hui la mondialisation. Sinon, l'Egypte sera
toujours inscrite dans la liste des pays
sous-développés.
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Radwa
Ezzat,
Le Caire.
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- Une
de nos lectrices propose une modification
urgente du système éducatif de
l'Université d'Al-Azhar afin
d'éliminer toutes sortes de sexisme et
d'offrir des chances égales aux
garçons et aux filles quant à
l'éducation. Pensez-vous que cette
ségrégation existe vraiment ?
Nous attendons vos
réflexions.
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Nous
attendons vos réflexions et vos avis sur
forumhebdo@ahram.org.eg
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Art
. Déçue
du niveau actuel de la chanson égyptienne,
une de nos lectrices propose une politique
conjointe entre les ministères de la Culture
et de l'Information pour une musique plus audible,
sinon raffinée.
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Chaabane
est toujours là !!
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Pardon Souma, Halim
et Abdel-Wahab. Face au phénomène
Chaabane Abdel-Réhim, qui sévit dans
notre société ces jours-ci, je ne
peux rester de glace. Les magazines, les journaux
et les programmes télévisés
m'ont poussée à aborder l'un des
sujets qui occupe notre vie et notre
esprit : le phénomène du
chanteur populaire Chaabane Abdel-Réhim.
Tout le monde sait que c'est un repasseur qui
aimait chanter aux noces de ses voisins. Un jour,
l'un de ses amis l'a convaincu de lui produire un
album. Et cela fit l'effet d'une bombe. Chaabane
affirme qu'il choisit les paroles de ses chansons
en fonction des problèmes de la
société. Je suis
désolée, est-ce que ces chansons sont
la solution adéquate pour critiquer et
résoudre les problèmes ? Pour y
répondre, je me suis engagée à
faire une sorte de sondage à travers lequel
j'ai essayé d'examiner le
phénomène
« Chaabola ». Presque
tous pensent que c'est une dégradation dans
le niveau de l'art et même un problème
de goût chez les auditeurs. Le pire, c'est
que c'est nous qui lui faisons de la pub par ce
débat.
Chers lecteurs, examinons ensemble le choix des
paroles des chansons de Chaabane, ainsi que ses
mélodies. Selon lui, ce sont Samir Mohamad
Ahmad et Islam Khalil qui écrivent ses
chansons. Mais qui sont ces
« écrivains » ?
S'agit-il de noms comme Ibrahim Nagui, Ahmad Rami
et Hussein Al-Sayed ? Vraiment, j'ai honte
même de les comparer, honte de comparer les
mots vulgaires à des paroles profondes et
expressives. En ce qui concerne les
mélodies, Chaabane a déclaré
qu'il préfère que toutes ses chansons
aient le même rythme, ce qui le rend
célèbre et spécial
Est-ce possible ? Est-il possible que
malgré ça, ses albums se vendent par
millions ? Est-il possible que Chaabane
déclare occuper la 2e place après Amr
Diab, et qu'il est suivi de loin de chanteurs comme
Hani Chaker et Mohamad Al-Helw. Pour comprendre ce
phénomène, examinons les arguments
des admirateurs de ses chansons. D'après un
sondage fait par la revue Akheir Al-Saa, ses
chansons reflètent des problèmes
sociaux tels que le divorce, la pauvreté et
le tabagisme, ainsi que des sujets politiques,
notamment la cause palestinienne. Chaabane joue sur
les sentiments des Egyptiens en évoquant des
sujets familiers. Pour résoudre ce
problème, il faut une politique commune
entre les ministères de la Culture et de
l'Information afin de proposer aux citoyens un art
raffiné. Chaabane ne représente pas
seulement un courant passager, mais aussi la
dégradation de toute une
société. Notre société
tout entière reflète le
phénomène Chaabane, que ce soit dans
les embouteillages ou parmi les jeunes qui errent
sans buts ... Enfin, tous ces aspects
négatifs de notre société
doivent être éliminés afin de
garantir le développement de notre pays et
de préserver son image vis-à-vis de
l'étranger.
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Marianne
George,
Le Caire.
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Pouvons-nous
rêver
d'un monde plus juste ?
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A quand les
funérailles de la prestigieuse Organisation
des Nations-Unies (ONU) ? Et à quand le
sursaut des démunis de la terre en
général et du monde arabe et musulman
en particulier, pour prendre leur destin en
main ? Des questions que se sont posé
les observateurs avérés de
l'après-11 septembre surtout ! Cette
date effroyable et mémorable pour le peuple
américain touché dans sa chair en
raison du drame épouvantable qui l'a
secoué, a aussi constitué un tournant
décisif dans ce que l'on appelle
communément le nouvel ordre international,
pour ne pas choquer le reste de la planète,
mais qui en réalité n'est qu'une
hégémonie de plus du pays de l'oncle
Sam ! Après l'américanisation du
Conseil de sécurité, voilà
l'Onu qui se met, malgré elle, au service
des ambitions illimitées et de
l'avidité dévorante du puissant lobby
juif qui détient le vrai pouvoir aux
Etats-Unis ! Après les analyses qui ont
suivi le drame du 11 septembre, nombreux sont les
observateurs qui ont porté un doigt
accusateur vers les « pauvres
juifs » ! A juste titre, tous
les dividendes macabres de l'odieux attentat les
placent en premier sur la liste des
bénéficiaires ! Ce n'est pas
l'Afghanistan et ses Talibans qui dissimuleront les
vrais enjeux des Etats-Unis ! La question qui
se pose est : pourquoi les Américains
s'en sont-ils pris aux Talibans et Ossama bin Laden
en premier lieu, et ce dès les premiers
instants sans même fournir la moindre preuve
quant à leur implication dans les
attentats ?
Je dirai sans hésiter que les Etats-Unis,
enfin politiciens, ont profité du rejet du
terrorisme dans le monde arabe et musulman et ce,
de la part de nos peuples et de nos officiels
à la fois ! L'unanimité et la
conjoncture réunies, ils ont saisi l'aubaine
que leur ont fournie nos illuminés de tous
bords pour exécuter de main de maître
un plan machiavélique, longtemps
ruminé et esquissé, mais qui faute
d'occasions n'a pu être
réalisé : le plan consiste
à mettre fin à l'Intifada
légitime du peuple palestinien et
l'accélération des accords humiliants
qu'ont acceptés et applaudis des dirigeants,
non mandatés !
La condamnation du terrorisme version et
interprétation américaines, où
tout mouvement non conforme au modèle du
pays de l'oncle Sam est considéré
proscrit, prohibé ! Le but
américain est d'implanter le virus sioniste,
non pas officiellement car c'est déjà
chose faite, mais d'une manière beaucoup
plus humiliante pour la dignité des Arabes,
s'il en reste encore, en contraignant ces derniers
à applaudir cette implantation contre nature
et à lui donner la
bénédiction !
Nos imams se sont peut-être attelés
aux fatwas pour officialiser la vente de la
Palestine, pardon pour bénir la
réconciliation des cousins germains !
Une réconciliation à sens unique avec
plein de concessions à un interlocuteur fort
de sa force ou, pour employer le juste mot, de
notre faiblesse qui défie toutes les
instances internationales ! Des concessions
à un interlocuteur fort de sa force ou, pour
employer le juste mot, de notre faiblesse qui
défie toutes les instances
internationales ! Des concessions sans aucune
contrepartie et ce, au détriment des droits
du peuple palestinien pourtant reconnus et
approuvés par toutes les instances
internationales ; parmi ces droits le retour
des réfugiés ! Et les
restitutions des terres usurpées.
Nos dirigeants sont-ils si naïfs pour croire
« au miracle
américain » qui, du Golfe
à l'Afghanistan surtout, vient de nous
dévoiler ce que valent les
résolutions onusiennes et les droits de
l'homme pour les Etats-Unis !
C'est vrai, il faut rappeler à nos amis
occidentaux que Slobodan Milosevic n'est pas Bin
Laden ou le mollah Omar ! Ils sont
différents : le premier, quoique
égaré, reste un très bon
chrétien digne de ses aïeuls
croisés !
Rien que pour ce souvenir ravivé et cette
nostalgie toujours en éveil, il
mérite un procès juste et toute la
compassion car au fait, ses victimes ne sont que de
pauvres musulmans bosniaques qui n'ont de l'islam,
pour la majorité, que le nom ou
presque !
Ni leur morphologie, ni leur origine occidentale
n'ont pu leur attirer un minimum de compassion
auprès de leurs semblables
européens ! Quant aux autres, Ossama et
les mollahs, les Etats-Unis les veulent
plutôt morts que vivants ! Les
terroristes ne sont pas les mêmes, le
traitement est aussi différent ! Ils
sont intégristes, et surtout pour leur plus
grand malheur, musulmans ! Je ne
défends là ni les Talibans ni Ossama,
mais juste l'impartialité et
l'objectivité ! (
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Seddiki
Nourdine,
Algérie.
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« L'école
des mutins »
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Dans nos
écoles, les professeurs sont devenus
incapables de tenir le contrôle de la classe.
Ce phénomène est devenu grave et
s'est répandu surtout après
l'interdiction par le ministre de l'Education et de
l'Enseignement de frapper les élèves
dans les écoles. Mais il faut trouver des
solutions à ce phénomène. Il
s'est répandu à cause des cours
particuliers, les étudiants ne
s'intéressent plus aux cours. En effet, la
pièce de théâtre Madrasset
al-mochaghébine, ou
« l'école des
mutins », dont le héros est
Adel Imam, est devenue une réalité.
Ce n'est pas du tout exagéré !
Pire encore, beaucoup de professeurs sont battus
par leurs élèves. Enfin, je veux
aussi dire que la famille joue un rôle
important dans ce phénomène. En bref,
les questions qui se posent sont : Où
est le respect du professeur ? Comment peut-il
le retrouver de nouveau ? Et où sont
les différents responsables ?
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Mohamed
Ahmed,
Sohag.
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