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En juillet 2001,
l'Egypte est certes passée à
côté de sa dernière chance de
qualification en phase finale du Mondial 2002 de
football. Mais, cette élimination est le
seul échec que le sport égyptien ait
rencontré durant l'année qui
vie nt
de s'écouler. Car au niveau sportif, 2001
aura avant tout été l'année
des succès après une série
d'échecs en 2000, en particulier lors des
Jeux Olympiques (JO) de Sydney, puisque l'Egypte
est rentrée bredouille (la dernière
médaille olympique égyptienne date de
1984). « Le bilan 2001 est un
encouragement. Il vient couronner nos efforts, et
il est le fruit de la politique du Comité
olympique national, qui supervise toutes les
fédérations, et du ministère
de la Jeunesse », s'enthousiasme
Mounir Sabet, président du Comité
Olympique Egyptien (COE).
En ce qui concerne le football, ce sont les juniors
qui se sont distingués. En effet, les moins
de 19 ans ont réalisé une brillante
performance en remportant la médaille de
bronze du Mondial de leur catégorie en
Argentine. Cela restera sans doute comme la
performance la plus marquante de l'année.
« Cet exploit des juniors nous donne
de l'espoir pour l'avenir du football
égyptien, en particulier suite à
l'élimination du Mondial 2002. Il est
impératif de revoir les politiques des
différentes sélections pour profiter
au maximum de cet exploit », souligne
Hicham Azmi, membre du bureau de la
Fédération égyptienne de
football et membre d'un des comités de la
FIFA. Ce dernier espère même que cette
équipe juniors participera à la
prochaine CAN 2002 en lieu et place de la
sélection A, et cela en vue de
préparer le Mondial 2006 d'Allemagne.
« Notre objectif ne doit pas seulement
être celui de remporter le titre africain
pour satisfaire les supporters après
l'élimination du Mondial 2002. Il faut aller
plus loin pour préparer
l'avenir », ajoute-t-il. D'autant
plus que la sélection A égyptienne
n'a décroché de qualification pour un
Mondial qu'à deux reprises, en 1934 et en
1990.
Un autre grand succès a été
celui d'Ahli qui a remporté son
premier titre de Ligue des champions africains, le
21 décembre dernier. Les Rouges ont
inscrit leur victoire en match retour au Stade du
Caire de la finale contre le club sud-africain de
Sundowns, en présence du
président de la FIFA, Joseph Blatter. Ce
club égyptien incontournable avait par
ailleurs quelques mois plus tôt
été désigné par la FIFA
meilleur club africain du siècle dernier. En
guise de célébration, Ahli
s'est alors mesuré en août dernier
à son homologue, le club européen du
dernier siècle, à savoir le Real
Madrid, également désigné
par la FIFA. Celle-ci a de plus
désigné Hossam Hassan comme le joueur
le plus capé du monde de 2001, toujours en
présence du président de Blatter. Ces
deux visites de cette personnalité en une
même année sont aussi une source de
beaucoup de fierté. « Ces
succès ne sont que le fruit d'un travail sur
le long terme. Il reste à poursuivre nos
efforts, développer cette politique et
rééditer les
exploits », indique Hicham Azmi.
Un titre mondial, moins important, a enfin
été remporté par
l'Egypte : celui de la Coupe du monde
militaire de football, pour la deuxième fois
organisée par l'Egypte.
Après le football vient le handball. Pour la
première fois de l'histoire de la discipline
en Egypte, la sélection nationale a
terminé en février dernier en
quatrième place du Mondial 2001 de France.
Néanmoins, la sélection juniors
(moins de 22 ans) n'est pas parvenue à
rééditer l'exploit de la
génération de 1993 qui avait
remporté le titre mondial ou de celle de
1999 qui avait décroché la
médaille de bronze.
Quant au volley-ball, il s'est distingué par
son équipe nationale cadets qui a
remporté la quatrième place du
Mondial de sa catégorie, organisé par
l'Egypte. Une première de plus, qui est
arrivée après que leurs
aînés de l'équipe nationale se
soient qualifiés pour le Mondial 2002 qui
aura lieu en septembre prochain en Argentine.
Cependant, les sports collectifs égyptiens
n'ont pas été les seuls à
inscrire des succès en 2001. Les disciplines
individuelles comme la lutte, le taekwondo et le
karaté ont également prouvé
leurs capacités. Ces trois sports seront
donc très attendus aux prochains JO
d'Athènes.
Si l'Egypte a raté les médailles des
JO de Sydney, elle n'a en revanche pas
manqué celles des Jeux
méditerranéens de septembre en
Tunisie, ni celles des Jeux de la Francophonie du
Canada en août. Lors des premiers, l'Egypte a
réalisé sa meilleure performance
depuis l'édition de 1959 de Beyrouth. Avec
36 médailles décrochées, dont
7 d'or (deux en lutte, deux en boxe, deux en judo
et une en tir), l'Egypte a terminé 9e de la
compétition et cela en contradiction de
toutes les prévisions. En effet, l'Egypte
s'était présentée sans sa
nageuse Rania Elwani, auteur de deux des trois
médailles lors de l'édition de 1997.
Elle avait en effet décidé de se
retirer à l'issue des JO de Sydney. Du coup,
« le ministère de la Jeunesse a
fait de son mieux pour nous fournir, au moment
approprié, les subventions demandées
pour la préparation des différentes
compétitions. Il est plus efficace de
toucher 5 L.E. au bon moment que de toucher un
million de L.E. en retard », fait
remarquer Mounir Sabet.
Mais, l'Egypte pourra-t-elle rééditer
autant de performance durant l'année
à venir ? La semaine prochaine, les
responsables du sport égyptien se
réuniront au ministère de la Jeunesse
pour répondre avec pragmatisme à
cette question. Et cela en prévision de la
préparation des prochains Jeux africains,
panarabes et bien sûr des prochaines
Olympiades. Tout dépendra des budgets
octroyés alors que la crise
économique touche l'ensemble de la
société égyptienne. Le premier
test est fixé au 19 janvier prochain avec le
début de la CAN 2002 (Coupe d'Afrique des
Nations) au Mali. L'Egypte y disputera sa
première rencontre face au
Sénégal le 20 janvier.
Espérons que les Egyptiens soient au
rendez-vous en remportant, après celle de
1998, leur cinquième Coupe africaine.
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