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Ecrit par Maria Casini, le livre
expose l'histoire de la recherche italienne en Egypte et
fait le point sur la situation actuelle des fouilles, selon
son auteur, qui affirme par ailleurs qu'il était
nécessaire de donner un petit aperçu sur les
progrès enregistrés durant l'histoire des
fouilles archéologiques italiennes.
Durant cent ans, les missions archéologiques
italiennes se sont multipliées, elles sont actuellement
16, réparties sur tout le pays en commençant
par Assouan et jusqu'à Louqsor. L'ouvrage de Maria
Casini, responsable du secteur d'archéologie auprès
de l'ambassade d'Italie, Cento Anni In Egitto,
Percorsi de l'archologio italiana, ou Cent ans en Egypte,
missions italiennes d'archéologie, explique le développement
des fouilles italiennes en Egypte et retrace l'histoire
de la recherche dans chaque site traité par les missions
italiennes.
Pour Casini, les premières
années du XIXe siècle furent le début
de l'histoire de la recherche archéologique italienne
en Egypte. A cette époque, l'égyptologie n'était
pas encore une science. Les fouilles étaient alors
réalisées par des voyageurs, des explorateurs,
des amateurs de la vallée du Nil. Les Italiens furent
les pionniers de cette science naissante. G.B. Caviglia
est l'un des premiers explorateurs qui ont découvert
l'un des colosses de Memnon. Un autre, portant le nom de
Gerolamo Segato, a livré le premier document sur
la pyramide de Djeser à Saqqara. C'est à Giovanbattista
Belzoni que reviennent les découvertes de l'entrée
du temple d'Abou-Simbel, celle de la pyramide de Khéphren
ainsi que celle de la tombe de Séthi Ier. Il faudra
attendre que Jean-François Champollion déchiffre
les hiéroglyphes pour voir naître officiellement
l'égyptologie en 1822. Depuis, Français et
Italiens ont collaboré avec l'établissement
de Franco-Tuscan Expedition in Egypt and Nubia (l'Expédition
franco-toscane en Egypte et en Nubie) présidé
par Jean-François Champollion et Ippolito Rosellini.
Les expéditions deviennent de plus en plus importantes
et prennent une ampleur internationale.
La présence italienne a
continué, même après la création
du Service des antiquités présidé par
Auguste Mariette puis par Gaston Maspero qui ont collaboré
avec Luigi Vassali. Cette présence fut assurée
à Alexandrie par la fondation du Musée gréco-romain,
sous la houlette de l'archéologue Giuseppe Botti
qui fut son premier directeur. Les directeurs qui lui succédèrent
furent également des Italiens, tel le papyrologue
Ivaristo Braccia et l'archéologue Achille Adriani.
Malgré leurs occupations, ces directeurs ont fait
des découvertes remarquables dont la plus fameuse
est, sans doute, la tombe d'albâtre. Quant à
la première mission archéologique, financée
par le gouvernement italien, et qui a travaillé dans
la vallée du Nil, ce fut celle d'Ernesto Schiaparelli
(1856 et 1928) qui a mis au jour la tombe de la reine Néfertari
(XIXe dynastie) dans la Vallée des reines, celle
du peintre Maia (XVIIIe dynastie) et celle de l'architecte
Kha (XVIIIe dynastie) à Deir Al-Madina.
Le plus ancien site traité
par les missions italiennes est celui de Madinet Madi. L'archéologue
Achille Vogliano fut le premier qui a travaillé sur
ce site entre (1935-1939). Désormais, ce site
est traité par des missions italiennes dont la plus
récente fut commencée en 1980, conduite par
Edda Briscianni, professeur d'égyptologie à
l'Université de Pisa. Cette mission vient de découvrir
tout récemment le temple (Double) ptolémaïque.
L'ouvrage comprend également
des photos en couleur montrant les chantiers de fouilles
ainsi que les travaux de nettoyage et de restauration permettant
au lecteur de se faire une idée des efforts réalisés.
On n'a pas oublié encore d'enrichir l'ouvrage de
quelques photos du Musée égyptien prises à
l'époque de Mariette pour permettre au lecteur de
situer son ancien emplacement par rapport à son emplacement
actuel. L'ouvrage est donc une véritable somme d'informations
sur les sites archéologiques mis au jour par les
Italiens.
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