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Trente-trois films
égyptiens sont sortis dans les salles en
2001. Ce nombre, assez médiocre, est
pourtant le plus élevé depuis de
longues années,
ce qui souligne la véritable crise
vécue par la production en Egypte. En 1993,
52 films étaient sortis, 35 en 1994, puis 31
en 1995, ensuite, 29 en 1996. 1997 fut la pire
année, avec 16 films seulement. En 2000, ce
sont 20 productions égyptiennes qui ont paru
à l'affiche.
« L'année 2001 était,
à mon avis, une année de
changement, affirme la critique Magda Maurice,
avec l'augmentation des recettes des films,
l'amélioration du niveau du son dans les
salles, du professionnalisme lors des tournages et
l'abondance des projets entrepris. Mais, on
s'attend encore à une augmentation du nombre
de films produits en 2002, avec en outre le soutien
du service de production cinématographique
du ministère de
l'Information ».
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L'an 2001 a
commencé par la sortie d'un grand nombre de
films souvent comiques et s'appuyant sur de jeunes
talents. Citons : Leh khalletni ahebbak
(Pourquoi tu m'as laissé t'aimer) avec Karim
Abdel-Aziz, Mona Zaki et Hala Chiha et
réalis é
par Sandra Nachaat. Ce film a réussi
à frayer un chemin à toute une
nouvelle vague de films dont le contenu et la
technique de tournage répondent au
goût des jeunes. Il a réussi,
également, à couper l'herbe sous les
pieds de certains autres films
interprétés par de grands noms et qui
sont sortis en même temps.
Par ailleurs, quelques films basés sur des
thèmes
« sérieux » ont
rencontré un grand succès. Entre
autres : Al-Asséfa (La
Tempête), réalisé par Khaled
Youssef, Asrar al-banate (Les Secrets des
jeunes filles), de Magdi Ahmad Ali, Al-Abwab
al-moghlaqa (Les Portes fermées) du
jeune réalisateur Atef Hatata, Oula
sanawi (Première secondaire), de Mohamad
Abou-Seif, et Africano, d'Amr Arafa.
L'an 2001 a, de même, témoigné
de la participation de l'Union de la radio et de la
télévision à la production
cinématographique. Ainsi, a-t-on pu soutenir
les cinéastes dans la crise de leur
production et fournir des chances aux stars de
répondre à l'attaque des jeunes.
Mais, malheureusement, la majorité de ces
films n'ont pas été à la
hauteur artistique et n'ont même pas pu
couvrir leurs dépenses. A titre d'exemple,
citons: Granita, réalisé par
Omar Abdel-Aziz et interprété par
Ezzat Al-Alayli, Hicham Sélim et la jeune
Farah, ainsi que Ehna bétoue al-matar
(Nous sommes ceux de l'aéroport)
joué par Farouq Al-Fichawi et Hala Sedqi et
réalisé par Chérif
Yéhia.
De même, les deux jeunes jokers du
cinéma, Mohamad Héneidi et Alaa
Walieddine n'ont pas pu confirmer leur
succès des années 1999 et 2000. Les
recettes de Gaana al-bayane al-tali (Nous
venons de recevoir le communiqué suivant) et
de Ibn Ezz (Fils à papa) ont
été décevantes,
comparées aux derniers films.
Outre son succès à la
télé avec le feuilleton vedette du
Ramadan, Aëlet al-hag Métoualli
(La famille de Hag Métoualli), Nour
Al-Chérif a réalisé en 2001
son premier film : Al-Achéqane
(Les Amants), interprété par
lui-même et son épouse, Poussy.
Malheureusement, malgré les efforts de Nour
Al-Chérif et le financement de la
télévision égyptienne, le film
n'a
pas réalisé les recettes
attendues.
Mais le grand événement de
l'année passée fut la sortie du film
Ayam Al-Sadate (Les Jours de Sadate). Dans
un scénario rédigé par Ahmad
Bahgat et réalisé par Mohamad Khan,
Ahmad Zaki a incarné le personnage du
président Sadate de manière
magistrale. Ce film qui détonnait parmi les
sorties d'été aux sujets plus
légers a été
récompensé par le président
Moubarak qui a décerné la
Médaille des arts aux vedettes du film.
Un autre événement : le
succès de Sokout hansawar
(Silence .. on tourne), de Youssef Chahine. Ce
grand maître a présenté tout un
groupe de nouveaux et jeunes acteurs et actrices,
entre autres la chanteuse Latifa, Ahmad Wafiq,
Moustapha Chaabane et Rouby dans un film qui a pu
plaire aux différents niveaux
intellectuels !
D'après le critique Mohamad Abdel-Fattah,
l'absence de certaines grandes stars en 2001
souligne leur peur de la nouvelle invasion des
jeunes stars. Le critique craint que cette absence
ne continue à régner en l'an
2002.
En effet, Nadia Al-Guindi a manqué, pour la
première fois, à son rendez-vous
annuel avec son public d'été afin
d'éviter cette bousculade. Même motif
pour Adel Imam qui était absent cette
année au box-office, même si
son nouveau film Amir al-zalam (Prince des
Ténèbres) est déjà
prêt, mais sa sortie a été
remise à 2002.
De son côté, le critique Kamal Ramzi
estime que l'augmentation du nombre de films doit
être accompagnée par une augmentation
du nombre des salles et ce afin qu'une
véritable renaissance
cinématographique voie le jour.
« Je suis tout à fait optimiste
et je m'attends à ce que le cinéma
égyptien poursuive sur son élan en
2002 », dit-il.
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