1 000 places dans un décor de rêve

Le court de squash de 1 000 places en plexiglas et en plein air est monté comme chaque année sur l'île de l'hôtel Marriott. Les spectateurs peuvent assister à tous les matchs gratuitement : l'entrée est libre même si une partie des places est réservée aux invités de la fondation Al-Ahram qui organise l'événement. L'hôtel Marriott accorde à cette occasion une réduction spéciale pour l'hébergement des spectateurs étrangers et des groupes touristiques.

Squash . Tournoi d'Hurghada . Pour la deuxième année consécutive, les Masters vont faire, du 13 au 19 avril, des sites enchanteurs de la mer Rouge le centre mondial du squash. Avec beaucoup d'ambition.
Le plus beau veut devenir
le plus grand

« Sans tenir compte des prix ou du prestige de ces tournois, je préfère de loin le British Open et le Masters d'Hurghada. Ce dernier a l'avantage de jouir d'une température et d'une ambiance exceptionnelle ». A l'image de Peter Nicol, n°2 mondial, les meilleurs joueurs du circuit professionnel de squash ont plus qu'apprécié la première édition du Masters d'Hurghada en mars 2000. Même les joueurs non qualifiés, lors du tour préliminaire qui se déroulera jeudi au Stade du Caire, ont réservé une chambre à l'hôtel Marriott qui accueille la compétition, afin de s'accorder une semaine de vacances en mer Rouge.
« Les télévisions étrangères qui viennent des quatre coins du monde ont joué un rôle important dans notre succès. C'est grâce à eux que notre tournoi a immédiatement été adopté par les dirigeants de l'Association professionnelle de squash (PSA) et de la WISPA, l'Association internationale des joueuses professionnelles », précise Ibrahim Hégazi, vice-président du comité organisateur d'Al-Ahram, responsable du Masters.
Pourtant, les organisateurs ont connu cette année des difficultés avec les télévisions étrangères afin de déterminer la date adéquate pour cette étape du circuit qui est déjà en passe de devenir un rendez-vous incontournable du squash mondial. Et le décalage d'un mois de cet événement international par rapport à l'année dernière, il se déroulera du 13 au 19 avril, n'a pas eu de conséquences graves. Au contraire, le tournoi masculin sera une nouvelle fois doté de 75 000 dollars, ce qui en fait un tournoi de première catégorie selon les critères de la PSA, alors que le Grand Prix féminin sera, lui, doté de 35 000 dollars. « Nous souhaitons élever le budget réservé aux joueuses dès la saison prochaine. Mais il faut que les responsables du WISPA nous aident à l'organisation de cet événement dont ils savent que c'est actuellement l'un des meilleurs du circuit. D'autre part, nous avons fait un énorme effort pour convaincre les responsables du PSA de nous renouveler leur confiance pour l'organisation du Masters dont le contrat de trois ans arrive à terme l'année prochaine », précise Abdel-Moneim Al-Sawi, le directeur technique des tournois d'Al-Ahram. Un contrat important, qui fait de l'Egypte un des principaux acteurs de l'organisation et de la promotion du squash dans le monde.


Un tableau alléchant

L'édition 2001 du Masters d'Hurghada ne manquera d'ailleurs pas de piquant puisque les meilleurs joueurs seront présents, ainsi que quelques nouveaux visages qui ont émergé cette année. Cela devrait compenser l'absence d'Ahmad Barrada. Le n°1 égyptien et 10e à l'échelle mondiale a déclaré forfait après moult hésitations (voir article).
En ce qui concerne le tableau féminin, on suivra de près Sarah Fitz-Gerald, absente l'année dernière pour cause de blessures et qui a effectué depuis un prodigieux retour au premier plan. L'Australienne a en effet gagné 20 places au classement du WISPA en quelques mois et sera tête de série n°3. Elle pourrait bien perturber le duel attendu entre sa compatriote Carol Owens, tête de série n°2 et la Néo-Zélandaise Leilani Joyce, n°1 mondial. Comme le précise Samiha Aboul-Magd, responsable de l'activité féminine à la Fédération Egyptienne de Squash (FES), le Grand Prix sera aussi « l'occasion unique pour les jeunes joueuses égyptiennes d'observer et de s'entraîner avec ces stars ». Trois d'entre elles seront particulièrement concernées. Omniya Abdel-Qaoui (n°21 mondial), Maha Zein (n°22) et Imane Al-Amir (n°30) se rapprochent peu à peu des meilleures. « Pour nous, Hurghada est le plus important événement de l'année », note Omniya Abdel-Qaoui, la plus jeune joueuse de l'histoire (16 ans) à avoir atteint en 2000 les 16es de finale du British Open. « C'est une grande fête pour nous », ajoute-t-elle, résumant en quelques mots le sentiment général des participants. Les choses sérieuses débuteront néanmoins ce jeudi, avec le tirage au sort des tableaux hommes et dames. Les deux premiers tours se disputeront au Caire, en attendant que la véritable fête commence dimanche à Hurghada par une grande cérémonie d'ouverture, au soleil et pour le plus grand plaisir du petit monde du squash.

Chourouq Chimy

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