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Prochaine
exposition : La culture de la paix
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Al-Ahram
Hebdo : L'exposition de l'art copte tenue,
l'année dernière, à l'Institut
du Monde Arabe à Paris a eu un grand
succès. Mourad Tewfiq, vous êtes
directeur général du Musée
copte du Caire, y a-t-il de prochaines expositions
similaires en préparation ?
Mourad Tewfiq : L'exposition de
« l'art copte dans le monde
arabe » a été tenue
à Paris pendant cinq mois, de mai 2000
à septembre de la même année.
Elle regroupait plus de 94 pièces venues du
Musée copte du Caire. Ces objets qui
remontent à différentes
époques sont en effet l'uvre
d'artistes coptes ou d'autres uvres
inspirées de l'art copte
créées par d'autres artistes. Cette
intéressante exposition a eu un
succès inattendu. L'art copte a acquis de la
célébrité en Europe par la
suite. Le Haut Conseil des Antiquités (HCA)
est en contact avec la Hongrie pour y
présenter les mêmes objets de
l'exposition de Paris. D'autre part, le HCA a
choisi 29 pièces du Musée copte pour
qu'elles soient présentées dans le
cadre d'une exposition intitulée
« la culture de la
paix » qui se tiendra dans une salle
du Musée égyptien au Caire. Une telle
exposition a pour but de démontrer
l'harmonie et la paix à l'heure des
événements qui se déroulent au
Proche-Orient. Le Musée islamique y prendra
part ainsi que le Musée égyptien. Le
thème de cette exposition sera la vie
quotidienne. Cet événement va
être inauguré ce mois-ci. Une autre
exposition regroupant des objets coptes et
islamiques sera tenue dans quelques mois dans huit
Etats américains.
Vous avez entamé un
projet de développement et de
réaménagement du Musée copte.
Où en sont les travaux ?
Nous avons commencé le
projet de restauration du Musée copte en
coordination avec le HCA, il y a plus d'un an. La
première étape porte sur le pavillon
ancien. Le séisme d'octobre 1992 a gravement
endommagé cette partie. On devait la
reconstruire ou simplement la restaurer. C'est la
deuxième option qui a été
retenue. On a déposé les objets qui
s'y trouvaient dans des magasins. Plus tard, le
nouveau pavillon sera restauré à son
tour. Un nouveau système d'éclairage
et de sécurité y sera
aménagé. De toute façon, il
existe d'innombrables pièces, parfois d'une
très grande valeur, dans les
dépôts. Nous manquons de place pour
les présenter toutes. Peut-être que le
Musée de la civilisation qui est à
l'étude pourrait accueillir quelques-uns des
objets.
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Propos
recueillis par
Amira Samir
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Pâques
. Le
musée du Vieux-Caire permet de
connaître les différents aspects de
l'art et de la tradition
chrétiens.
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Les
merveilles du Musée
copte
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Le Musée
copte fut fondé en 1908 dans un terrain
appartenant à l'Eglise copte et situé
dans le Qasr Al-Chamahn dans le Vieux-Caire. Il
na pas cessé de croître depuis.
Ce musée est construit dans le style des
collections qu'il abrite. Les boiseries, les portes
les moucharabiehs proviennent des ruines de maisons
ou d'églises coptes et naturellement
reprirent dans le nouveau bâtiment
la place qui a été prévue pour
elles. Le musée, qui comprend deux niveaux,
a été augmenté d'un second
étage, destiné à recevoir les
vestiges coptes qui se composent principalement des
résultats des fouilles du monastère
de Saint-Jérémie à Saqqara et
celles d'Apollon à Baiouit.
Dans ce musée, on note des fragments et
monuments provenant tous d'Ahnas, près de
Béni-Souef et appartenant à la
période précopte (IVe et Ve
siècles de notre ère). L'art à
cette époque n'était pas
destiné à des fins religieuses et les
motifs n'ont plus rien de l'art de l'Egypte
Ancienne. Mais les Gréco-Romains ont
imprimé une autre impression aux
manifestations artistiques en Egypte. L'art copte,
en effet, essaye de travailler des motifs
décoratifs. Les sujets sont profanes. Ainsi
on voit « Leda et le
cygne » la « Naissance
de Vénus ». La sculpture
devient un simple trait sur fond noir. Cependant,
en peinture, on commence à voir
apparaître des saints et des saintes. Les
frises accentuent leur mouvement de dessin serti.
Les symboles chrétiens tels que croix,
poissons, vigne se multiplient. Certains rappellent
des uvres grecques.
On remarque des chapiteaux provenant du
monastère de St.-Jérémie. La
naïveté dans la représentation
humaine et animale alternent avec une réelle
maîtrise quand il s'agit de motifs
décoratifs. Les fragments d'architecture,
à quelques exceptions près, sont des
dix premiers siècles. Les siècles
s'étalent sur une longue période qui
va du IVe au XVIIIe siècles.
Mais ce qui est surtout remarquable, ce sont les
tissus ... Les Egyptiens connurent de toute
antiquité les tissages fins du lin et de la
laine et donc ces techniques très
développées à l'époque
de la Conquête, s'imposèrent et
continuèrent leur évolution sans
interruption. Quant aux papyrus (manuscrits), les
étoffes et même les manuscrits sur
papier (XVIIIe et XIXe siècles), ils sont
figurés ou non. Les icônes sont des
représentations pieuses et servent au culte
journalier. Les sujets sont des scènes des
Evangiles ou des représentations des
saints.
Les boiseries, art où les coptes sont
passés maîtres, sont de toute
beauté. On voit sur les sculptures sur bois
des incrustations. Les
« moucharabiehs » sont
travaillés comme les
« moucharabiehs »
arabes, mais les morceaux de bois sont
assemblés de façon à former
des croix au milieu des motifs
géométriques. On admire des marbres
et des poteries, des
« zires » (filtres
arabes) gargoulettes, lampes en céramique,
etc.
Aujourd'hui, nous posons un regard toujours
émerveillé qui nous dévoile
à la fois les différentes techniques
employées par les coptes et leurs belles
qualités artistiques.
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Gisèle
Boulad
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