Forum
Cham Al-Nessim peut-il être une fête internationale ?

Ces jours-ci, musulmans et chrétiens vont communier dans la joie à l'occasion de Cham Al-Nessim, fête agraire remontant à l'Egypte Ancienne.
Cette année, j'ai envie de discuter de quelques mauvaises habitudes qui se répètent chaque année, et de faire des suggestions pour transformer cette fête du printemps en une fête internationale.
Cham Al-Nessim ou la fête du printemps est célébrée en grande pompe en Egypte. Ce jour-là, tout le monde sort dans la rue, les parcs, les hôtels, etc. pour se remplir les poumons de la brise du printemps qui s'annonce. Mais hélas, les festivités se limitent à des festins gastronomiques où les œufs bouillis concurrencent le célèbre poisson salé fessikh et le poids chiche vert nommé malana. Résultat inévitable : des tas d'ordures entassés dans les jardins et autres espaces verts censés être une source d'air frais.
Pourquoi cette célébration plusieurs fois millénaire se limite-t-elle à l'aspect gastronomique ? Ne peut-on pas la rendre aussi célèbre au niveau international à l'instar du Carnaval de Rio célébré pendant trois jours chaque année par un nombre considérable de touristes venus des quatre coins du monde ? Nous aussi nous devons avoir les moyens de faire de Cham Al-Nessim un événement touristique non moins célèbre. Aux responsables de réfléchir aux bons moyens.

Youssef Mohamed,
Le Caire.

Un de nos lecteurs propose de transformer la plus vieille fête nationale d'Egypte, Cham Al-Nessim, en un événement touristique. Qu'en pensez-vous ? Vos opinions et vos réflexions seront les bienvenues.

Nous attendons vos réflexions et vos avis sur forumhebdo@ahram.org.eg

 

Environnement . Un de nos lecteurs souligne l'importance de protéger les nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs qui font escale en Egypte.
Des touristes en danger

Chaque pêcheur recherche une justification pour cacher son crime mais ces pêcheurs, pour perpétrer leurs crimes odieux, ne trouvent aucun rideau pour se cacher. La migration est un sacrifice, l'homme quitte son pays, sa nation, sa patrie, sa famille même pour chercher une meilleure vie ou bien pour se réaliser. Mais pour les oiseaux, cet être faible, pourquoi migrent-ils d'un pays à un autre et parfois d'un continent à un autre ? Cherchent-ils la nourriture, la sécurité ou la chaleur, ou bien fuient-ils le froid et le temps glacial ? Certains viennent en Egypte où l'air est pur, où il fait chaud et où il y a du soleil. A cause des risques qu'ils affrontent pendant ce voyage comme la fatigue du vol, le manque de nourriture et le trajet qui parfois dure quelques mois, beaucoup de ces oiseaux meurent de soif, de faim, quelle souffrance !! Seul le plus fort arrive à l'abri, mais quel abri ? Malheureusement le long de la côte les chasseurs attendent cette proie chère. Avec toutes sortes d'armes, de fusils mitrailleurs, de filets et de pièges, ces hommes chassent ces oiseaux qui ne connaissent pas encore leur destin mortel. Pourquoi tuent-ils ces pauvres oiseaux ? Est-ce pour mieux vivre ou bien pour pratiquer leur hobby préféré la « mortification de ces oiseaux ?». Dans tous les cas, c'est un crime parce que ces oiseaux sont menacés. (...)
Alors, il faudrait redoubler tous nos efforts pour trouver de nouvelles solutions radicales afin d'affronter ce phénomène. Pour ces chasseurs, on peut leur trouver un autre travail au lieu de ce métier nuisible à notre nature. D'autre part la télévision devrait faire des campagnes pour encourager ces chasseurs à respecter la vie et les droits de ces oiseaux. (...)

Abdallah Abd Al-Aal,
Mansoura



Comment résoudre la circulation à Alexandrie

La circulation à Alexandrie est toujours mauvaise, car ceux qui contrôlent le trafic dans la ville n'essayent pas de s'attaquer aux petits problèmes. Permettez-moi donc de suggérer une solution.
La figure (A) illustre une situation habituelle : des voitures qui sortent d'une petite ruelle et veulent faire un demi-tour à gauche dans un sens opposé à celui de la rue principale. Ainsi la circulation ne tarde pas à se bloquer dans les deux directions. Et autant il y a des petites ruelles débouchant sur une artère principale, autant les embouteillages se multiplient comme c'est le cas pour le long du chemin vers le centre-ville.
La figure (B) peut pourtant offrir la solution à ce problème : de petits bras sont construits au bout des petites ruelles, pour obliger les voitures qui en sortent de prendre la direction de la rue principale. Les voitures sortant devront ensuite avancer de 100 à 500 m avant de pouvoir faire un demi-tour pour prendre la direction opposée sans bloquer le trafic.
Pas besoin de dire que cette idée peut être appliquée dans d'autres villes. Reste à choisir les bons endroits pour placer ces détours.

Mamdouh El-Dakhakhni,
Alexandrie.



Chères femmes : Au foyer ! (suite)

Je suis partiellement d'accord avec toi monsieur Mohamed Ahmed en ce qui concerne le forum publié dans le numéro 341. Je m'explique : il est vrai qu'il n'y a pas de honte à s'occuper de son foyer et je peux dire qu'il s'agit d'un vrai travail ! Cependant, il arrive parfois qu'une femme se trouve dans l'obligation de travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Je suis moi-même étudiante à Paris et je me trouve dans l'obligation de travailler en parallèle de mes cours pour assurer mes frais de scolarité mais également pour soutenir financièrement mes parents (que Dieu les protège). Mes parents étant âgés, malades et retraités, ils ne peuvent malheureusement pas toujours « boucler » les fins de mois. Nous travaillons donc moi-même et mes deux frères : Mohamad et Bilel. Je comprends tout à fait ta situation. J'ai autour de moi beaucoup de personnes qui après avoir fait de longues études, ne trouvent pas de travail, j'ai pu voir et partager avec eux leur découragement, leur frustration.
Que Dieu t'aide dans tes démarches et qu'il réponde à tes invocations !

Ahlem Lila Khoury,
Paris.



Silence ! On vit ...

Inutile de demander : A quand une éventuelle réglementation nationale sur la pollution sonore ? Pollution sonore qui, comme sécurité au volant, rime avec inconscience et bêtise !! Pollution sonore : problème social primordial !! Demandons-nous plutôt ce qu'on attend pour sensibiliser les Egyptiens, jeunes et moins jeunes, riches et pauvres, à l'apprentissage du respect du calme et du silence publics !? Apprendre à se réjouir ou honorer ses morts sans le besoin de nombreux décibels, est-ce si difficile ? Apprendre ensemble à bien conduire son véhicule sans klaxonner à tort et à travers. Enfin, apprendre à vivre mieux, loin du stress et des maladies d'audition en évitant l'indigestion de fonds sonores systématiques. Ne serait-ce pas là un véritable pas vers le développement ?

Florence Attia,
Assiout.



Cessons l'hécatombe
sur les routes !

Nous avons constaté que la nouvelle loi sur la circulation que nous saluons est bonne, mais elle a besoin de certains aspects plus importants pour bien la compléter. En effet, elle ne doit pas se limiter aux seuls conducteurs de véhicules. Elle doit aussi concerner les piétons « négligents ». Il convient de leur infliger des amendes lourdes ainsi que les chauffeurs de taxis en fixant le nouveau tarif.
1. Les autobus comme les minibus n'ont pas reçu l'ordre de limiter le nombre des passagers (...). La limite des passagers est pourtant nécessaire comme la défense de fumer qui est à moitié respectée. Que les responsables n'attendent pas longtemps pour restaurer ce système car deux exemples d'autobus et de trolleybus vers les années 1960 avaient causé la mort de plusieurs étudiants de l'Université du Caire et de plusieurs citoyens noyés dans le Nil suite au dérapage.
2. Les piétons ont un grand défaut devenu coutume : c'est de se faufiler entre les véhicules à toute allure à cause de l'impatience provoquée — et nous le comprenons — par le fait qu'ils sont négligés par les agents de police lors de la traversée des rues et boulevards à double sens. (...) Les conducteurs de véhicules accélèrent ainsi que les motocyclistes pendant la traversée des piétons et lorsque ces derniers esquivent le danger, ils rient comme si les piétons devenaient des animaux de chasse. Les fils à papa exagèrent davantage, même aux lieux indiqués pour le ralentissement, devant les hôpitaux, les écoles, etc.
4. Pour les employés d'hôpitaux, d'usines, de centraux de communications, de la radio et de la télévision qui travaillent 24 heures sur 24, il serait souhaitable que les autorités puissent examiner scrupuleusement leur cas en faisant circuler quelques bus et minibus toute la nuit sur les longs trajets, notamment sur les artères principales comme le font plusieurs pays développés.
5. La circulation bien sûr est une préoccupation quotidienne de tout le monde. Il serait préférable de placer des panneaux partout en faisant comprendre aux piétons, motocyclistes et automobilistes que « l'impatience tue, ne faites pas à un prochain ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse ».

François-Edmond Ikombe,
Guiza.

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