| Les investissements privés, locaux et étrangers, constituent un facteur décisif de croissance économique, de développement et de progrès. Cela implique une attention particulière au climat d'investissement, sa capacité d'attraction et son évolution. Plusieurs facteurs interviennent dans ce climat d'investissement, avec à leur tête la stabilité politique et sociale. D'ailleurs, l'Egypte compte parmi les Etats les plus stables politiquement et socialement. Cela n'est toutefois pas suffisant. Il est nécessaire de faire évoluer la structure sociale à travers notamment l'enseignement. Ce pour mettre fin à l'analphabétisme, à la pauvreté, au chômage et renforcer les valeurs de citoyenneté. L'Egypte a besoin de faire évoluer son système démocratique pour améliorer la cohésion sociale. Le second facteur intervenant dans le climat d'investissement est un cadre législatif susceptible de garantir les investissements privés, locaux ou étrangers. Dans ce domaine l'Egypte est un Etat qui jouit d'un cadre législatif fort et cohérent, qui garantit la propriété privée, avec un système judiciaire indépendant connu par sa probité et sa neutralité. Dès le début de la réforme économique ont été promulguées les lois permettant le développement du secteur privé, devenu le principal moteur de l'économie, le rôle de l'Etat dans l'activité économique ne cessant de diminuer. Le troisième facteur réside dans les réalisations économiques. Les indices officiels montrent d'excellents résultats au cours des dernières années. Selon la Banque mondiale, le PIB de l'Egypte s'élève à 78,1 milliards de dollars en 1998, contre 22,9 milliards en 1980. Il atteint même 192,5 milliards de dollars en 1998 à taux de change constant face au dollar. Ces chiffres signifient l'existence de conditions favorables au commerce et aux projets d'investissement. Le PIB par habitant a dépassé 1 400 dollars en 1999. Cela est un indice important du pouvoir d'achat des consommateurs. La croissance du PNB démontre le dynamisme de l'économie égyptienne. Cette croissance économique est continue depuis 1994. Selon le World Economic Outlook, au niveau de l'inflation, les résultats sont aussi excellents. De même, la baisse du taux de chômage de 11,3 % en 1995 à 8 % aujourd'hui (selon le FMI) signifie que l'Egypte est sur le point de résoudre de façon décisive ses problèmes. La stabilité du taux de change est également un indice positif favorable aux investissements qui nécessitent des devises étrangères. En outre, il existe bien des facteurs favorables au déferlement d'investissements. Ainsi, l'octroi aux investisseurs de certains avantages : exemption d'impôts pour une durée de 10 ans dans les nouvelles villes industrielles, de 20 ans dans les nouvelles régions d'investissement et d'élargissement urbain (Tochka et l'Ouest du golfe du Suez). On peut citer aussi l'existence d'infrastructures, nécessaires à la production et à la commercialisation. Autre facteur important : le partenaire local compétent qui encourage l'investisseur étranger à participer aux projets. Pour cela, il faut des traditions et une culture d'investissement fondées sur le respect des règles pour éviter les risques d'infraction et de sanctions juridiques. Il faut également que les hommes d'affaires en Egypte s'aperçoivent que leur prospérité ne peut se réaliser dans un climat de conflit et de rumeurs. Elle nécessite une solidarité, à travers des cadres institutionnels encourageant le devoir social. Les investissements nécessaires au grand bond économique et social sont énormes et il faut donc un climat d'investissement favorable pour les attirer. A titre d'exemple, l'Egypte a besoin de 35 milliards de L.E. pour l'électricité, 40 milliards pour l'eau et l'infrastructure, 32 milliards pour l'enseignement, 25 milliards pour le transport et les communications, 21 milliards pour le pétrole ... Est-il possible de mobiliser de tels investissements sans amélioration du climat d'investissement ? Cette évolution est de notre responsabilité à tous : gouvernement, société, hommes d'affaires, ingénieurs, ouvriers, artisans et paysans.
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