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Squash . La Sud-Africaine Nathalie Grainger est la première Africaine à atteindre la quatrième place au classement mondial. Mais pour aller plus loin, elle va devenir anglaise.
Une étoile qui file à l'anglaise

Même si Nathalie Grainger est de mère anglaise, elle a toujours vécu en Afrique du Sud. Sa mère était une passionnée de squash au point d'avoir fondé un centre d'entraînement. C'est pourquoi Grainger a fait ses premiers pas sur un court à l'âge de 2 ans et demi. « Enfant, maman m'entraînait. Elle-même avait bénéficié, très jeune, de très bons entraîneurs. Mais ma passion pour le squash ne vient pas seulement de ma mère, je suis tombée amoureuse de ce sport », raconte Grainger.
Aujourd'hui, Nathalie est 4e au classement mondial. L'Open d'Al-Ahram lui porte chance, puisqu'elle fait partie des 10 meilleures joueuses mondiales depuis celui de 1998. C'est aussi en 1998 qu'elle fait la connaissance du joueur gallois Alex Gough, actuellement 10e au classement mondial. On ne sait pas si elle est tombée amoureuse de l'homme ou du joueur. « Il est bon que mon partenaire mène la même carrière que moi. On se comprend beaucoup mieux », confie-t-elle. En fait, Grainger s'entraîne tout le temps avec lui, ce qui l'a évidement aidée à progresser. « J'arrive maintenant à combler mes lacunes physiques », dit-elle.
C'est aussi pour améliorer son niveau qu'elle a décidé de quitter l'Afrique du Sud pour vivre définitivement en Angleterre, terre bénite du squash. « J'ai même décidé de changer de nationalité et de jouer sous les couleurs anglaises. C'est un honneur pour tout joueur de squash », souligne la jeune femme, entourée d'une équipe technique remarquable.


Le squash féminin est en pleine forme

Ambitieuse, la joueuse vise le titre de championne du monde. « Je me prépare énormément avant de disputer le Championnat du monde qui aura lieu au mois d'octobre prochain. Tout me prédispose à remporter ce titre dans un futur très proche ». Il est dit que Michelle Martin et Sarah Fitz-Gerald sont les seuls emblèmes du squash féminin. Affirmation réfutée par Grainger : « Elles disparaîtront et d'autres brilleront à leur place ». Et elle est persuadée que le squash féminin est actuellement en pleine forme et qu'il est riche de nouveaux talents.
L'Australienne Michelle Martin, 32 ans et n°1 au classement mondial, devrait se retirer de la compétition. Sa compatriote Sarah Fitz-Gerald, 31 ans et n°2, actuelle présidente de la WISPA (Association internationale des joueuses professionnelles de squash), est absente des cours depuis 5 mois à cause d'une blessure. La voie est donc libre pour que Grainger réalise ses vœux. « Si je termine demi-finaliste à l'Open de Monte Carlo et à celui des Etats-Unis, je serai automatiquement 2e au classement mondial », explique-t-elle. Il est clair que Grainger avance d'un pas très sûr. « Je ne serai jamais comme les autres qui montent et qui descendent, mais j'essaierai toujours de me dépasser », conclut-elle.
La jeune femme est ravie, car elle est maintenant sponsorisée par Head. Elle pourra participer à davantage de tournois et encore progresser. « C'était une de mes aspirations : faire le tour du monde du squash et me faire connaître ». Verra-t-on Nathalie la saison prochaine au top du classement avec son nouveau sponsor et sa nouvelle nationalité ?

Chourouq Chimy

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