Semaine du 9 au 15 octobre 2013 - Numéro 995
La marque de Nasser

Khaled Hassan, Héliopolis.

Un de nos lecteurs rappelle que l'Egypte, qui traverse une crise interne majeure, a été forte quand elle avait un vrai leader qui lui fait défaut aujourd'hui.
 
Le mois de septembre nous rappelle la mort du président Gamal Abdel- Nasser, né le 15 janvier 1918, dans une famille paysanne de Béni-Mor, petit village de Haute-Egypte. Marqué à 8 ans par la mort de sa mère, il va faire ses études d’abord au Caire, où il est confié à son oncle, ensuite à Alexandrie, où son père, petit fonctionnaire dans l’Administration des postes et des télégraphes, sera affecté. A partir de 1933, il se fixe définitivement avec sa famille au Caire, où son père tient un poste dans un quartier populaire.
 
La situation politique était alors critique en Egypte parce que le pays, malgré son indépendance, était dominé par la Grande-Bretagne. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, Nasser supporte mal cet état de fait. En 1935, l’Egypte avait besoin d’un grand leader. Ce n’est qu’après la Révolution de 1952 que Nasser sera nommé président de l’Egypte. Parmi ses importantes mesures, son intention de nationaliser le Canal de Suez. Sa décision a été la conséquence directe du refus de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis de participer au financement de la construction du barrage d’Assouan. Cette leçon de l’Histoire montre que les Egyptiens restent forts et n’ont besoin des leçons de personne.
 

Le problème de l'Université d'Al-Nil

Galila Al-Kady, 6 Octobre.

Il y a quelques mois, j’ai envoyé une lettre concernant le problème de l’Université d’Al-Nil. Cette université est victime d’une affaire de corruption. L’affaire a commencé lorsque la décision a été prise de mettre l’Université d’Al-Nil à la disposition de Dr Zoweil pour qu’il y établisse son projet scientifique. Les étudiants bien sûr se sont opposés à cette décision en organisant un sit-in. Permettez-moi de poser quelques questions : Est-il possible de confisquer une université à ses étudiants et à ses professeurs pour la mettre à la disposition de quelqu’un même s’il s’agit de Dr Zoweil ? Comment se fait-il qu’on ne trouve pas d’autres lieux pour Dr Zoweil et son projet ? Pourquoi Dr Zoweil lui-même a-t-il accepté cette solution ? 
 
Où est l’honneur des professeurs de cette université ? Dr Zoweil n’a-t-il pas la capacité de trouver ailleurs le financement nécessaire à son projet ? Et dernièrement, avec le début de l’année scolaire, les responsables ont réservé quelques salles de cours dans le Smart Village aux étudiants pour qu’ils puissent faire leurs études, mais le problème est que ces salles ne sont pas préparées en laboratoires. Il n’y a aucune espoir que ce problème se résolve. Mais j’espère que les responsables et Dr Zoweil sauront prendre les justes décisions qui s’imposent à la situation.

Donner la place aux femmes

Mervat Aly, Le Caire.

Permettez - moi chers lecteurs d’Al- Ahram Hebdo de discuter avec vous de la femme égyptienne qu’elle soit votre mère, soeur ou femme. On ne peut pas dire aujourd’hui que dans notre pays la femme a acquis sa liberté ou ses droits.
 
Les agressions contre les femmes ont augmenté surtout après la révolution du 25 janvier 2011. Quand les islamistes ont pris le pouvoir, ils ont décidé de modifier le rôle de la femme surtout dans le domaine des médias. Je me souviens de l’histoire de l’une de mes voisines qui travaille à Maspero, bâtiment de la radiotélévision égyptienne. Avant la révolution du 25 janvier, elle occupait un poste important, mais après la révolution, la situation a changé parce qu’elle n’était pas voilée. Les islamistes voulaient que la femme n’ait plus autant de place dans ce milieu. Ils pensaient que la femme n’a qu’un seul rôle, celui de servir l’intérêt de son mari et de ses enfants.
 
Mais notons que nous sommes dans une société masculine et même avant les Frères musulmans, l’homme estimait que la femme était un péché vivant et qu’il pouvait la diriger comme bon lui semblait. Ajoutons aussi que le taux de harcèlements sexuels a beaucoup augmenté, de même que les crimes sexuels, depuis 2 ans et demi. 
 
Mais aujourd’hui la situation doit changer. Surtout que nous sommes en train de rédiger la nouvelle Constitution et qu’il faut que la femme trouve la place qui lui revient après toutes ses souffrances dans notre société actuelle.