Semaine du 9 au 15 août 2017 - Numéro 1187
Le calvaire des habitants de Zamalek

Sara Aly, Zamalek.

Une de nos lectrices exprime son mécontentement à cause des aléas provoqués par les travaux du métro dans le quartier de Zamalek.

Permettez-moi, chers lecteurs et lectrices, de parler d’un sujet important. J’habite dans le quartier de Zamalek au Caire, qui est un quartier de luxe et résidentiel. Malheureusement, l’Etat a décidé de faire un changement radical dans ce quartier en installant le métro. Mais avec le début des travaux de creusement, les habitants se sont trouvés importunés. Ils sont en colère car cela risque de causer la destruction de certaines anciennes bâtisses. Nous souffrons toujours de l’embouteillage dans les rues de Zamalek, et avec ces travaux, la circulation est devenue insupportable.

Nous sommes obligés de marcher à pied de longues distances à cause de la fermeture de certaines rues. En plus, il y a beaucoup d’écoles dans le quartier de Zamalek, et cela accentuera les problèmes de circulation, surtout avec la rentrée scolaire et l’arrivée des bus scolaires. Ce n’est pas logique que les travaux commencent à un mois de la rentrée. Qu’est-ce que nous pouvons faire dans ce cas ? Nous, les habitants, savons bien que notre plainte ne trouvera pas de solution. Car l’Etat va appliquer cette décision malgré la souffrance des citoyens. 


Comment améliorer les transports publics ?

Farida Hassan, 6 Octobre.

Permettez-moi, chers lecteurs, de faire une proposition qui peut aider à résoudre le problème de l’embouteillage, ainsi que la hausse galopante du prix de l’essence. L’idée est de promouvoir et d’améliorer le service des transports publics pour que même ceux qui possèdent des voitures optent pour les transports en commun. J’habite dans le gouvernorat du 6 Octobre et travaille au centre-ville. Avant, je faisais le trajet en voiture, mais après la hausse du prix de l’essence, j’ai laissé ma voiture pour limiter un peu les dépenses.

J’ai décidé de prendre le microbus pour aller au travail. Mais, je me suis vite rendu compte que c’est une mauvaise décision. Tout au long du trajet, j’avais la peur au ventre à cause de la conduite du chauffeur. La plupart des chauffeurs de microbus roulent très vite, bien audelà des limites, et ne respectent plus les règles de la circulation. Et du coup, les accidents de la route sont très nombreux. Je lance un appel à travers la rubrique Courrier d’Al-Ahram Hebdo aux responsables afin de s’intéresser plus à ce fardeau quotidien. La semaine dernière, Amr Adib, dans son talkshow, nous a présenté une entreprise privée qui a fait une bonne initiative concernant ce problème. Cette entreprise a mis en circulation des dizaines de bus haut de gamme, climatisés, dans le quartier de Choubra, et ce, à titre d’expérience. Si cette expérience réussit, l’entreprise va la généraliser à d’autres quartiers et gouvernorats d’Egypte. J’espère que cette expérience réussira et que l’Etat adopte cette nouvelle idée.