Semaine 12 au 18 juillet 2017 - Numéro 1183
Le droit de savoir

Aly Farouq, Le Caire.

Un de nos lecteurs salue l'idée des publicités télévisées qui incitent les citoyens à être plus objectifs dans leurs jugements.

Cela fait un mois qu’une série de publicités est diffusée sur toutes les chaînes de télévision, sous le titre « Le droit de savoir ». Ces publicités incitent les citoyens à se fier aux vraies informations pour connaître la vérité, avant de porter un jugement sur des questions politiques, sociales ou économiques. On voit deux personnages, le premier représente le citoyen pessimiste qui voit tout en noir et critique les politiques de l’Etat. Et le second est, au contraire, très optimiste et voit la vie en rose. Une de ces publicités montre un homme qui refuse le système d’enseignement adopté par les écoles publiques.

Il dit que les classes sont entassées et que les professeurs sont absents. Une vision négative qui donne une énergie négative. L’autre personne, plus positive, explique que face à la croissance démographique, l’Etat commence à rectifier la politique d’enseignement et revoir le niveau des professeurs et des classes. L’idée de ces publicités est très originale et nouvelle. A mon avis, c’est un bon pas sur le chemin de la connaissance. Elle vise à lutter contre les rumeurs qui provoquent l’anarchie et permettent au tohubohu de dominer le quotidien des citoyens. Savoir est une question vitale. Il faut encourager les gens à traiter les sujets avec plus d’objectivité. 


Soyez toujours belles

Ahmad Mahmoud, Port-Saïd.

Pourquoi les jeunes femmes sont-elles bien maquillées et suivent des régimes sévères pour maigrir et avoir une superbe silhouette ? Elles seraient capables de mourir de faim pour avoir le corps d’un mannequin, leurs cheveux sont toujours coiffés à la dernière mode. Bref, elles font tout pour être les plus belles. Une fois mariées, c’est la catastrophe, elles se voilent immédiatement, se laissent grossir.

Pouvez-vous me dire quelle est la relation entre le mariage, le voile et le fait de devenir grosse ? Pourquoi les jeunes femmes changent-elles ainsi de comportement ? Pourquoi ne pas mettre le voile avant de se marier ? Dieu a-t-il demandé que le voile soit porté après le mariage ? Feraient-elles tout cela pour trouver un mari ? Tout cela est fatigant. On dirait qu’avec le mariage, les jeunes femmes atteignent leur objectif ultime ! 


La dignité de la femme …

Noura Hossam, Alexandrie.

Permettez -moi chers lecteurs et lectrices d’aborder le sujet des femmes endettées, ces citoyennes pauvres qui ont été oubliées de tous. Les femmes dans notre pays, surtout dans les régions les plus pauvres, sont obligées de travailler et de rapporter de l’argent au foyer, car leurs maris ne sont pas toujours responsables. Elles sont souvent responsables de marier leurs filles et assument seules toutes les dépenses. Beaucoup d’entre elles n’ont pas de travail fixe, et par conséquent, elles n’arrivent pas à payer leurs dettes. Certaines sont alors condamnées, et les peines peuvent parfois les conduire à la prison.

Heureusement, il existe des organisations, comme Masr Al-Kheir, qui aident ces femmes à sortir de prison. Mais cela n’est pas suffisant, car la situation sera très délicate pour ces femmes une fois sorties de prison. C’est pour cela que le ministère de l’Intérieur a pris la décision de créer une usine en prison pour aider les femmes endettées à avoir un métier qui les aide une fois sorties de prison. Les femmes prisonnières vont percevoir de l’argent en contrepartie de leur travail, et elles vont envoyer cet argent à leurs proches en dehors de la prison. Ainsi, le gouvernement aide les femmes à ne pas retourner à l’endettement, car elles auront désormais un métier. C’est le rôle du gouvernement de s’occuper des citoyens les plus démunis, surtout avec la hausse terrible des prix. Ces femmes pourront enfin accéder à une vie plus stable et se sentiront plus en sécurité.