Semaine 14 au 20 juin 2017 - Numéro 1180
L'ambiance du mois du Ramadan

Lyly Mohamed, Alexandrie.

Une de nos lectrices donne son point de vue sur les séries du Ramadan et sur une initiative de jeune, plutôt décapante …

Le mois sacré est celui de la charité, de l’amour, de la tolérance et des réunions familiales. Réunions familiales qui finissent d’ailleurs souvent devant la télévision. Je voudrais vous parler aujourd’hui des séries TV de cette année. Pour une fois, elles sont un peu moins violentes. Nous avons au programme quatre feuilletons de comédie qui n’ont pas reçu un franc succès. Ce sont par exemple Harbana Minha (lui échapper belle) qui raconte chaque jour les divers problèmes d’un couple marié, Khalsana bi Chiyaka (finir en beauté), Rayyah Al-Madam (faut réconforter sa femme) qui raconte l’histoire d’un homme dont la femme a perdu la mémoire.

Et enfin, nous avons Fil Lala Land (au terrain de Lala) qui raconte l’histoire d’un avion disparu et dont les passagers essayent de survivre. Cette série est, en effet, adaptée d’un roman plusieurs fois repris, dont une fois déjà sous forme de série TV. Puis vient l’incontournable série religieuse. Comment y réchapper ?

Tout le monde attend avec impatience cette ultime série qui présente le bon visage de l’islam. A côté de cela, j’ai été très déçue de la reprise sous forme de série du roman du grand écrivain Ihssan Abdel-Qoddous. La Totfeï Al-Chams (n'éteins pas le soleil) est un magnifique roman écrit dans les années 1970 qui a déjà été adapté au cinéma. Mais aujourd’hui, quand je vois ce que cette série du Ramadan a fait de ce roman, je suis vraiment triste. A chaque fois que je fais une comparaison entre le roman, le film et le feuilleton, je préfère le roman et le film, mais le feuilleton pour moi est une version moderne qui dénature totalement cette oeuvre littéraire.


Dépasser les idées préconçues

Khadija Al-Qady, 6 Octobre.

Dans le gouvernement du 6 Octobre, et précisément dans le quartier Al- Motamayez, un groupe de jeunes a décidé de prendre les choses en main et de monter un petit projet pour se faire un peu d’argent. Le petit groupe, constitué de deux garçons et de deux filles, a ainsi installé, sur l'une des places du quartier, un petit stand où ils proposent des pâtisseries d’Oum- Ali, du riz au lait et des sandwichs qu’ils ont faits eux-mêmes. Ces jeunes n’ont pas fini leurs études, mais ils ont pensé à faire ce projet de restauration rapide pour faire un peu d’argent.

Personnellement, je trouve que leur initiative est courageuse. Ils sont encore étudiants, qui sait s’ils ne seront pas médecins ou professeurs ou comptables plus tard ? Mais à l’heure actuelle, avec les difficultés économiques qui touchent tout le monde, ils n’ont pas hésité à descendre dans la rue et à travailler devant tout le monde en vendant des sandwichs. J’espère que tous les jeunes qui restent au café en attendant qu’une opportunité de travail leur tombe du ciel, s’inspireront de leur exemple.