Semaine du 15 au 21 mars 2017 - Numéro 1167
Les jeunes ne lisent plus ...

Mena Wally, Le Caire.

Une de nos lectrices s’inquiète de voir la jeunesse se détourner de la lecture ...

La lecture n’est-elle pas le meilleur outil de développement des esprits ? Cela fait quelque temps déjà, et surtout depuis l’arrivée d’Internet, que les nouvelles générations perdent peu à peu le goût de la lecture et ont relayé cette activité loin derrière le reste. Ils ont trouvé d’autres moyens de se divertir, sur Facebook ou sur Twitter, et de nos jours, il est bien rare de voir un jeune, livre à la main. Devant de telles observations, certains écrivains essaient de s’adapter pour rendre leurs romans plus attractifs.

Parmi eux, Ahmad Mourad et Mohamad Sadeq sont deux jeunes écrivains qui s’efforcent d’employer un style différent et de proposer des thématiques accessibles. Les caractères de leurs romans sont très proches de la réalité, permettant aux jeunes lecteurs de s’identifier aux personnages et de se réapproprier les événements dans leur quotidien. Ce type d’ouvrages ravive l’amour de la lecture et le meilleur témoin de ce renouveau est le Salon du livre qui attire toujours autant, malgré les années qui passent. 


Bientôt, une pénurie d’eau

Mariam El Baradie, Yasmine Nader et Maria Joseph, Le Caire.

Je ne peux plus rester les bras croisés devant des gens qui ne s’intéressent qu’à leur petite vie, sans se soucier de ce qui les entoure. Aujourd’hui, ce qui m’inquiète le plus est la question de l’eau potable. Nous devons agir au plus vite et trouver des solutions saines et efficaces pour tous ceux qui souffrent de maladies hydriques, pour les parents qui veulent proposer une eau saine à leurs enfants, mais aussi toutes les personnes inquiètes pour le futur de notre planète. Nous ne pouvons pas nier que la pollution est en perpétuelle croissance en Egypte.

Elle affecte toutes les ressources du pays, en particulier l'eau du Nil, principale source d'eau potable en Egypte. D'après les statistiques nationales et internationales, les maladies transmises par l'eau sont à l’origine de 10 % des décès annuels, chez les jeunes et les personnes âgées. Ce taux tend à augmenter, et aujourd’hui, le temps presse. Face aux malheurs causés par l’eau, il nous arrive même de douter de la fiabilité de l'eau dite « potable», proposée en Egypte. Récemment, un projet écologique a attiré mon attention.

Accessible à tous, AcquaPura est le résultat d’un travail de TPE (Travaux Pratiques Encadrés) de trois étudiantes de première de l’école Sacré-Coeur Ghamra. Il s’agit d’un filtre fabriqué à la main et composé de plusieurs couches de composants naturels. Ce filtre est une solution pratique et adaptable qui permettrait aux Egyptiens de boire un verre d’eau propre. A grande échelle, cela pourrait même aider à réduire la pollution du Nil. Pour protéger les générations à venir, nous devons encourager de telles initiatives, indispensables pour le développement de notre pays et le futur de notre planète.