Semaine du 11 au 17 janvier 2017 - Numéro 1158
Il faut stimuler l’imagination de nos enfants

Seham Aly, Le Caire.

Une de nos lectrices expose l'importance pour les parents de s'intéresser au développement personnel de leurs enfants, en leur proposant des activités éducatives.
 

Je souhaite à tous une belle année remplie d’espoir et de joie. Je m’adresse aux enfants, adultes et personnes âgées et j’espère que la situation dans les pays arabes s’améliorera, surtout en Egypte. J’ai remarqué que pendant les vacances de mi-année, beaucoup d’enfants ne savent pas comment s’occuper et profiter de leurs vacances. C’est là que devrait intervenir la famille. Lorsqu’ils sont sans surveillance, la plupart des enfants passent leur temps sur Internet ou à jouer aux jeux vidéo. Pour éviter ça, les mères pourraient, par exemple, leur préparer des programmes d’activités stimulantes.

Alors que j’observe que d’autres passent des journées entières devant des écrans, j’essaie de limiter le temps de mes 3 enfants à jouer aux jeux vidéo. Je ne comprends pas comment des parents laissent leurs enfants devant la télé ou leurs consoles pendant des heures. Ces jeux, comme la télé, tuent leur imagination en les éloignant des plaisirs simples de la vie. C’est pour cela que chaque année, pendant les vacances de miannée, je prépare des activités pour mes enfants.

Je les emmène visiter le musée des enfants ou le Musée égyptien, par exemple. Je pense qu’il faudrait davantage sensibiliser les parents à ce problème et les inciter à ne pas laisser leurs enfants gaspiller des heures dans des mondes virtuels de guerre ou de course de voitures. Il est temps de leur apprendre comment profiter du temps, et pour cela, les parents doivent avant tout comprendre les mentalités de leurs enfants afin de leur proposer des activités enrichissantes. 


La pauvreté en Egypte

Karim Moustapha, Le Caire.

Comment les pauvres arriventils à vivre en Egypte ? C’est une question à laquelle il est bien difficile de répondre. Dans un pays comme le nôtre, ils sont de plus en plus marginalisés, quant à la classe moyenne, elle ne cesse de s’appauvrir et tend à disparaître. Il existe des choses qui nous paraissent acquises, mais qui sont en réalité un luxe. Je pense par exemple à certains villageois qui doivent boire l’eau sale du robinet, car ils ne peuvent pas s’offrir de l’eau potable. Il est vrai que le président Sissi a récemment lancé de grands projets de développement, mais ce n’est pas suffisant pour affronter les nombreux problèmes.

Nous avons tous le droit à une vie décente et confortable, seulement, je me demande : quand estce que les classes les plus pauvres pourront y accéder et surtout être considérées comme nos égaux ? Après la révolution, les citoyens ont eu l’espoir de trouver des solutions à tous leurs problèmes, mais la situation s’est avérée très différente et il va falloir attendre des années pour voir de réels résultats. Il faut avouer que si les responsables continuent à mener la même politique sans grande réflexion (Out Of Box), les citoyens continueront à faire face aux mêmes problèmes. J’espère que 2017 sera une année de stabilité autant dans les petites choses du quotidien qu’en ce qui concerne l’économie nationale pour qu’enfin, les citoyens puissent observer une amélioration de leurs conditions de vie.