Semaine du 15 au 21 novembre 2017 - Numéro 1200
Oui aux langues étrangères

Mohamed Fahmy, Le Caire.

Un de nos lecteurs parle de l'importance d'apprendre les langues étrangères.

Pour commencer, j’aimerais remercier l’équipe d’Al-Ahram Hebdo pour sa contribution à la diffusion de la langue française en Egypte. A mon avis, apprendre les langues étrangères est important, tout d’abord parce qu’elles sont chacune le reflet d’une histoire, d’une culture et de traditions. Qui apprend les langues pourra voyager dans le monde entier tout en comprenant mieux les moeurs et les traditions des pays qu’il visite. L’Egypte favorise ce genre d’acquis culturel en accueillant des centres culturels et des universités étrangères.

Par ailleurs, nous assistons aujourd’hui à d’importants changements dans tous les domaines des secteurs public et privé. Sur le marché de l’emploi, ceux qui parlent plusieurs langues jouissent d’un avantage certain. Pourquoi l’anglais est-il devenu une langue si répandue ? Parce que les Etats-Unis exercent un attrait très fort, notamment sur les jeunes du monde entier, qui veulent copier leur mode de vivre. Pour intéresser nos enfants aux langues étrangères, montrons-leur aussi l’importance de ces langues pour leur future vie professionnelle et pour comprendre le monde dans lequel ils vivent. 


Améliorer le statut des professeurs

Khaled Chawki, Le Caire.

La situation des professeurs me laisse songeur. Comme beaucoup d’autres questions, leur statut est un sujet à examiner. A mon avis, si on y accordait un plus grand intérêt, cela encouragerait les professeurs à s’améliorer. Le problème a, en effet, atteint des dimensions sans précédent : les leçons particulières sont devenues très fréquentes et quasi obligatoires pour réussir, notamment dans les écoles gouvernementales. Certes, ces leçons améliorent la situation financière des professeurs, dont les salaires ne suffisent souvent pas à répondre aux besoins essentiels de leur famille. Mais elles représentent aussi une grande charge pour les parents des élèves. A mon avis, il faudrait commencer par réduire le nombre d’élèves par classe, qui excède parfois les 60 dans les écoles publiques.

Dans ces conditions, il est très difficile pour les élèves de se concentrer et de bien apprendre. Les parents n’ont alors pas d’autre solution que de payer des leçons particulières à leurs enfants pour leur permettre d’assimiler les cours. J’aimerais lancer un appel au ministre de l’Education pour qu’il examine ce sujet en priorité. Le problème doit à mon avis être résolu à plusieurs niveaux, à commencer par le statut salarial des professeurs. Le nombre d’élèves par classe doit ensuite être réduit pour ne pas dépasser la trentaine. Enfin, le niveau des cours d’appui dans les écoles doit être amélioré.