Semaine du 1 au 7 mai 2013 - Numéro 972
Tourisme: Le Nil, un atout de promotion
  Face à la crise, la stratégie du ministère se tourne vers les marchés émergents. Bien que faiblement développés, des pays comme l’Iraq et le Soudan sont susceptibles, à terme, de compenser la diminution des arrivées, notamment en provenance d’Europe.
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Dalia Farouq01-05-2013

Dans le cadre de la recherche de nou­veaux marchés et une volonté politique de rapprochement avec le continent africain, le ministre égyptien du Tourisme a signé un protocole de coopération en matière de tourisme, d’une durée de trois ans, avec le Soudan. « On cherche à tout prix à augmenter le flux touristique vers l’Egypte. Les Africains en général, et les Soudanais en particulier sont les premiers ciblés dans nos efforts de promotion, afin de les attirer vers l’Egypte », a souligné Hicham Zaazoue, lors d’une conférence de presse ayant suivi la visite. Il a déclaré avoir discuté avec son homologue soudanais, Abdel-Ramane Al-Hed, de la possibilité de créer une organisation africaine pour le tourisme, à l’instar de l’Organisation mondiale du tourisme. « L’objectif de cette organisation qui pourrait regrouper au départ le Soudan, l’Egypte, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud est d’augmenter le mouvement touristique entre les différents pays africains, tout en accordant des facilités aux ressor­tissants de ces pays, comme la suppression des visas ou l’organisation de voyages à prix réduit », indique Zaazoue. La promotion commune entre les pays africains en matière de tourisme serait aussi l’un des objectifs de cette organisation. « Les pays africains ont déjà un produit touristique séduisant : le Nil. On peut coopérer afin d’organiser une croi­sière entre les pays africains du bassin du Nil », explique Adel Abdel-Razeq, propriétaire d’une agence de voyages et membre de la délégation égyptienne qui a visité le Soudan, avec plusieurs autres professionnels du secteur. Il ajoute qu’ils ont discuté avec les tour-opérateurs soudanais de la possibilité d’organiser des safaris, ainsi que des visites thérapeutiques, qui sont appréciées par les Soudanais en Egypte.

Rappelons que l’Egypte a reçu plus de 198 000 touristes soudanais en 2012. Ils ont passé environ quatre millions de nuitées en Egypte, soit une crois­sance de plus de 5 % en comparaison avec la même période de 2011.

Outre la promotion du secteur, les perspectives de l’investissement touristique en Egypte étaient l’un des points de discussion avec les responsables du tourisme au Soudan. « On a présenté aux profes­sionnels du tourisme et aux hommes d’affaires tra­vaillant dans le secteur les possibilités et les oppor­tunités d’investissement touristique en Egypte, notamment à Marsa Alam, Aïn Al-Sokhna et Ras Sedr », explique Tareq Saadeddine, président de l’Organisme du développement touristique. Il ajoute : « Outre le fait d’être une industrie, le tou­risme est un moyen de dialogue et de rapproche­ment entre les différents peuples et les différentes civilisations ». « Ainsi, nous oeuvrons pour en faire également l’un des outils du rapprochement avec les pays du bassin du Nil ainsi qu’avec tous les pays du continent africain », conclut Saadeddine.

Profitant de sa visite, le ministre du Tourisme a saisi l’occasion pour assister, deux jours après la signature de ce protocole, à la foire du Soudan pour le tourisme et le shopping, tenue à Khartoum avec la parti­cipation de nombreux pays afri­cains. Sur une superficie de 50 m2, le pavillon égyptien en forme de temple pharaonique a connu une affluence record de visiteurs. Des dizaines d’agences de voyages et d’hôtels égyptiens ont exposé les produits touris­tiques, tout en se focalisant autant sur la diversité que les potentialités, afin de répondre aux différents goûts des tou­ristes africains.



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