Semaine du 13 au 19 février 2013 - Numéro 961
Mohamad Al-Laqani: « Ce titre annonce le retour en force de l’équipe junior de Volleyball »
  Mohamad Al-Laqani directeur technique de la sélection junior, revient sur sa bonne performance aux Championnats d’Afrique d’Algérie. Il fait part de ses ambitions pour la Coupe du monde de 2013 au Mexique.
Junior
L'équipe junior célèbre son retour sur la scène africaine.
Mirande Youssef13-02-2013

Mohamad Al-Laqani
Mohamad Al-Laqani,directeur technique de la sélection junior

Al-Ahram Hebdo : L’Egypte a remporté la médaille d’or aux Championnats d’Afrique qui se sont achevés la semaine dernière en Algérie. Quelles sont vos impressions sur ces Championnats ?

Mohamad Al-Laqani : Ce titre est d’une importance capitale pour la sélection -17 ans, car il nous a permis de nous qualifier à la Coupe du monde qui aura lieu en juin prochain au Mexique. Il annonce également le retour en force de cette équipe après 10 ans d’absence. En fait, le dernier titre remporté remonte à 2002. Cette médaille d’or montre la suprématie de cette équipe et son bon niveau face aux grandes nations africaines, notamment la Tunisie, tenante du titre pour 4 années successives.

— Comment a été le niveau de la concurrence en Algérie ?

— La mission des jeunes volleyeurs n’était pas facile, car la compétition était de très haut niveau. Ces Championnats ont réuni les 4 meilleures équipes qui ont été sélectionnées après les éliminatoires africaines. Ces équipes étaient l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie et le Rwanda. Il faut préciser que l’Algérie et la Tunisie sont les sélections africaines les plus fortes, car elles sont connues par la puissance physique et le côté technique très élevé. En plus, ces deux pays donnent une importance particulière aux équipes juniors en ayant recours à des entraîneurs et à des experts étrangers. Elles sont également plus expérimentées que la sélection égyptienne, car elles ont plus de chance de disputer un bon nombre de tournois. Une opportunité qui n’est pas permise aux volleyeurs égyptiens. En fait, l’Egypte a disputé 3 matchs, mais on ne peut pas nier que les matchs les plus difficiles étaient avec les sélections tunisienne et algérienne. L’Egypte a battu le Rwanda 3-0, et l’Algérie 3-1. En finale, c’était le match le plus difficile, mais l’équipe avait une très bonne attaque et une très forte défense, ce qui a épuisé les volleyeurs tunisiens. Et elle a pu battre la Tunisie 3-0.

— Comment justifiez-vous ces 10 années de pause ?

— Il faut dire que durant la dernière décennie, notre équipe junior n’était pas très forte, au moment où plusieurs pays africains ont pu bâtir de très bonnes sélections, ce qui a rendu la compétition très rude. En sport, pour améliorer le niveau d’une discipline, il faut commencer par la base, et c’est ce que ces pays ont réussi à réaliser. Il y avait donc un grand écart en ce qui concerne le niveau de l’équipe égyptienne et celui des autres équipes africaines, surtout celle de la Tunisie qui est connue par la puissance physique et le côté technique très fort. En fait, j’ai pris la charge d’entraîner cette équipe depuis 2010. J’ai fait le maximum afin d’améliorer la condition physique de nos jeunes volleyeurs. Cette médaille d’or montre bien que mes efforts ont commencé à porter leurs fruits. Mais il faut persévérer encore.

— Comment s’est déroulée la préparation pour ces Championnats ?

— La préparation était très médiocre. La sélection n’a effectué aucun stage à l’étranger et n’a participé à aucun tournoi durant la dernière saison. L’instabilité du pays et les élections de la Fédération qui ont gelé tout regroupement jusqu’à l’annonce des résultats étaient à l’origine de cette mauvaise préparation. Par contre, le Championnat national durant lequel la sélection a pu disputer plusieurs matchs avec différents clubs a été une bonne opportunité. En tant que directeur technique, j’ai essayé de profiter de ces matchs pour corriger les points faibles remarqués.

— L’équipe pourra-t-elle réaliser une bonne performance à la Coupe du monde ?

— Cette équipe a été créée en 2010. Les jeunes ont été sélectionnés avec beaucoup de sérieux. Des groupes composés des meilleurs entraîneurs et arbitres ont parcouru les quatre coins de l’Egypte afin de dénicher les jeunes volleyeurs prometteurs.

Ainsi, on a pu regrouper 100 jeunes et on les a soumis à de nombreux tests pour choisir les meilleurs. Notre objectif essentiel à court terme était de créer une équipe de volleyeurs juniors forts. Mais à long terme, nous visons à former une équipe senior forte et expérimentée. En fait, cette équipe se compose actuellement de 12 joueurs qui appartiennent à 6 clubs, à savoir Ahli, Zamalek, Sporting, Smouha, Al-Chorta et Al-Tayaran. Cette équipe (-17 ans) est très talentueuse, mais, comme toutes les jeunes équipes, manque d’expérience. Elle a besoin d’un programme de préparation lui permettant de disputer un bon nombre de matchs compétitifs avec des sélections fortes. Si cela se réalise, cette équipe pourra réaliser une très bonne performance à la Coupe du monde.

— Quel sera votre programme de travail pour la période à venir ?

— Aucun programme n’a été mis en oeuvre jusqu’à maintenant par la Fédération. Mais après cette victoire, une réunion sera tenue prochainement entre le président de la Fédération, Ali Al-Sergani, et l’encadrement technique pour mettre en oeuvre un programme de préparation pour cette équipe. On va réclamer l’importance d’organiser un ou deux stages à l’étranger pour avoir la chance de disputer des matchs avec des sélections étrangères. Mais en attendant, les joueurs vont rejoindre leurs clubs pour continuer à disputer le Championnat national qui se déroule actuellement. Donc, durant les deux prochains mois, on va compter sur le Championnat national pour la préparation .




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