Semaine du 6 au 12 février 2019 - Numéro 1261
Mohamad Radi : Les clients s’attendaient à des baisses de prix plus importantes
  Trois questions à Mohamad Radi, initiateur de la campagne électronique « Laisse-la rouiller ».
Mohamad Radi
Marwa Hussein06-02-2019

Al-Ahram Hebdo : Comment est née l’idée de lancer cette campagne ?

Mohamad Radi : La campagne a été initialement lancée en octobre 2015, suite à la hausse des prix des automobiles en conséquence à la hausse du taux de change de la livre face au dollar. Avant la libéralisation du taux de change, la différence de prix entre le taux de change officiel et celui du marché noir était considérable et les prix ont augmenté de façon exagérée par rapport aux variations du taux de change. Or, à l’époque, Uber et Careem venaient de s’installer en Egypte et beaucoup de personnes voulaient se procurer une voiture pour travailler, malgré la hausse des prix. Le flottement de la livre en novembre 2016 a mis fin à la campagne, parce que les prix se sont stabilisés.

— Les prix des automobiles ont baissé en janvier. Pourquoi cette baisse n’est-elle pas satisfaisante pour la campagne ?

— Cela fait plusieurs années que les tarifs douaniers baissent de 10 %, mais les réductions de prix annoncées sont trop maigres par rapport aux économies que les concessionnaires ont faites grâce à la baisse des tarifs douaniers ces dernières années. Mon avis n’est pas le seul qui compte, la réaction des clients montre qu’ils s’attendaient à des baisses de prix plus importantes.

— Les opérateurs du marché disent qu’il y a beaucoup de frais et de taxes qu’il faut aussi prendre en considération. Qu’en dites-vous ?

— Bien sûr, il est normal de calculer tous les coûts de production, mais nous comparons les prix en Egypte avec ceux des pays du Golfe et de l’Europe. Les producteurs et distributeurs dans ces pays paient également d’autres frais. Nous ajoutons 18 à 20 % de frais sur le prix de la voiture pour arriver à une estimation du prix juste, mais il n’est pas acceptable qu’une automobile vendue à 5 000 ou 6 000 dollars à l’étranger soit vendue à 15 000 en Egypte.




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