Semaine du 3 au 9 octobre 2018 - Numéro 1244
Salwa Shoukry : Nous avons assisté à toutes les phases de rédaction de la loi
  3 questions à Salwa Shoukry, PDG de l’Association d’Héliopolis pour la protection des droits des consommateurs.
Salwa Shoukry
Amani Gamal El Din03-10-2018

Al-Ahram Hebdo : Quand votre ONG a-t-elle été créée et quel est son mandat ?

Salwa Shoukry : Notre ONG a vu le jour en 2007. Nous sommes une dizaine à la gérer, y compris les bénévoles. Il existe des ONG pour la protection des droits des consommateurs dans la plupart des gouvernorats, même si elles ne sont pas nombreuses — une soixantaine — mais elles existent et fonctionnent. Il existe aussi d’autres ONG qui, à côté de leur mandat principal, comprennent des comités qui travaillent pour la cause des consommateurs. Nous sommes tous unis autour d’un même mandat et nous avons les mêmes responsabilités qui se concentrent sur la protection et la sensibilisation sociale des consommateurs. Nous protégeons le consommateur pour tout ce qu’il consomme : du fromage aux articles industriels, en passant par les articles ménagers, les voitures, etc. Nous incitons les citoyens à être attentifs aux informations libellées sur les articles destinés à la consommation, soit les dates de production et d’expiration, le pays d’origine et les composantes.

— Quel est votre rôle dans la nouvelle loi et comment est-il compatible avec votre mandat ? Et quelle est votre relation avec l’Organisme général de la protection des droits des consommateurs ?

— Le 4e chapitre de la nouvelle loi est consacré au rôle des ONG concernées par la protection des droits des consommateurs. Il traite du rôle de surveillance qui doit être assumé par les ONG concernées par la cause. Nous avons assisté à toutes les phases de rédaction de la loi.

Pour ce qui est de la deuxième question, nous travaillons tous sous l’ombrelle de l’Organisme général de la protection des droits des consommateurs. C’est une relation de coopération technique. Il nous offre l’expertise nécessaire et nous propose des stages de formation, comme celui qui a eu lieu dans le cadre d’un jumelage entre l’organisme, la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Il nous invite aussi aux conférences internationales sur les droits des consommateurs.

— Quels sont les défis auxquels vous faites face ?

— Tout d’abord, il existe des problèmes de financement, ce qui se traduit par un manque de personnel. Par ailleurs, les médias doivent adopter une meilleure stratégie dans le travail de sensibilisation, qu’on ne peut pas assurer tous seuls. Le défi majeur est que nous devons changer les cultures et les stéréotypes, ce qui n’est pas évident.




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