Semaine du 3 au 9 octobre 2018 - Numéro 1244
Le Caire plaide pour le développement
May Al-Maghrabi03-10-2018
 
  Le président Sissi a participé à la réunion du G77+Chine ainsi qu’à celle sur le changement climatique, tenues en marge de l’Assemblée générale de l’Onu à New York.

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a présidé, jeudi 27 septembre, la 42e réunion annuelle du groupe du G77+Chine. Cette année, c’est l’Egypte qui préside le G77+Chine. Créé en 1964, il regroupe 134 pays en voie du développement, ce qui représente presque les deux tiers des pays membres de l’Onu.

Dans son discours, le président Sissi a étalé la vision de l’Egypte sur les moyens de renforcer la coopération entre les pays membres en vue d’éliminer la pauvreté et de mettre en place un ordre international plus équitable pour les pays du Sud, ainsi que sur la réforme du système de l’Onu. « Les fondements de la politique étrangère égyptienne portent sur le renforcement de la coopération entre les pays du Sud, en vue d’atteindre ces objectifs », a souligné le président. Il a ajouté que l’élimination de la pauvreté est le but essentiel des pays membres du groupe pour pouvoir réaliser la prospérité et le développement durable. D’ailleurs, il a souligné que depuis sa présidence du G77+Chine, l’Egypte accorde un intérêt particulier à l’usage de la technologie au service du développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la nutrition, de l’eau et de l’énergie. « La technologie doit servir à ajuster les déséquilibres existant entre les peuples de la planète, à établir un développement durable, et non pas à sceller des injustices entre les peuples ou au sein des sociétés », a affirmé le président. A la fin de son discours, il a félicité le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui présidera le groupe en 2019.

Pour ce qui est de la question du climat, le président a déclaré : « Le changement climatique est l’un des défis les plus pesants sur les pays en voie de développement. Alors que l’Afrique est le continent qui contribue le moins à l’émission de gaz à effet de serre, les pays africains sont ceux qui souffrent le plus de l’impact du changement climatique ». C’est ce qu’il a déclaré lors de sa participation, mercredi 26 septembre, à la 2e édition du Sommet pour le climat, One Planet Summit, à laquelle a participé une quarantaine de chefs de gouvernement. Objectif : poursuivre la mise en oeuvre de « l’Accord de Paris sur le climat », adopté en 2015 par 195 pays et qui définit un plan d’action international visant à mettre le monde sur la bonne voie pour éviter un changement climatique dangereux. Un accord que l’Egypte a ratifié en 2016, et auquel elle s’engage pleinement. Passant en revue les étapes prises en ce sens, le président Sissi a indiqué que malgré les besoins en matière d’énergie peu coûteuse, l’Egypte a pris des mesures importantes pour accroître l’usage des énergies renouvelables.

En revanche, le président a souligné qu’il était important de ne pas imposer aux pays en développement « des charges financières supplémentaires qui accroissent les dettes extérieures de ces pays ». Des revendications que l’Egypte formule au nom de l’Afrique, puisqu’elle présidera l’Union africaine en 2019 pour un an. Un rapport onusien avait souligné que le continent africain a besoin d’un budget annuel supplémentaire de 12 milliards de dollars jusqu’en 2020, pour assurer son adaptation aux changements climatiques.




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