Semaine du 12 au 18 septembre 2018 - Numéro 1241
Monde en bref
12-09-2018
 
 

Yémen
Echec des négociations

Les discussions de paix sur la guerre au Yémen sous l’égide de l’Onu prévues la semaine dernière à Genève n’ont finalement pas eu lieu. Un échec qui fait craindre une escalade sur le terrain, notamment après l’appel à la « résistance face à l’agression » lancé samedi 8 septembre par le chef des rebelles houthis, Abdel-Malek Al-Houthi. Cet appel est intervenu quelques heures après l’aveu de l’échec des pourparlers à Genève par l’envoyé spécial des Nations-Unies, Martin Griffiths, qui a déploré que les rebelles houthis ne se soient pas déplacés. Ces derniers ont déclaré ne pas avoir bénéficié de garanties nécessaires pour pouvoir se rendre à Genève. Une attitude fustigée par le ministre yéménite des Affaires étrangères, Khaled Al-Yemani, qui l’a qualifiée de « totalement irresponsable », reprochant aux Houthis de « manquer de sérieux sur le chemin vers la paix ».

Soudan du Sud
Accord de paix

Le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son opposant, le chef rebelle Riek Machar, signeront officiellement l’accord de paix lors d’un sommet le 12 septembre, a affirmé samedi 8 septembre le médiateur soudanais. La signature de l’accord doit avoir lieu à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, lors d’un sommet réunissant des dirigeants d’Afrique de l’Est, a indiqué le ministre soudanais des Affaires étrangères, Al-Dirdiry Ahmed. MM. Kiir et Machar ont déjà signé plusieurs autres textes, dont un cessez-le-feu permanent. Ils prévoient entre autres le retour de M. Machar, exilé depuis août 2016, pour occuper le poste de premier vice-président dans un gouvernement d’union nationale. Plusieurs accords de paix ont auparavant été signés entre ces deux dirigeants, mais aucun n’a tenu dans la durée.

Nigeria
Boko Haram

Les djihadistes de Boko Haram ont pris une ville du nord-est du Nigeria après avoir occupé et mis à sac une base militaire, dans la région de Guzamala (Etat de Borno), ont annoncé samedi 8 septembre des responsables locaux et des sources sécuritaires. Cette attaque entre dans le cadre d’une série d’opérations lancée contre les militaires au cours de ces dernières semaines. La faction de Boko Haram soutenue par Daech, qui est dirigée par Abu Mus’ab Al-Barnawi, s’est engagée à attaquer « seulement » des objectifs militaires ou gouvernementaux, contrairement à la faction dirigée par Abubakar Shekau. Cette dernière est à l’origine des attentats-suicides contre des civils ainsi que des enlèvements au cours de ce conflit qui a commencé il y a neuf ans. Boko Haram avait pris Gudumbali en 2014 quand plusieurs zones avaient été prises dans le nord de Borno. La ville avait été reprise deux ans plus tard lors d’une attaque lancée avec l’aide du Tchad, du Niger et du Cameroun.


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