Semaine du 6 au 12 juin 2018 - Numéro 1228
Afrique en bref
06-06-2018
 
 

Mali Manifestation L’opposition au Mali a réclamé la démission du premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, après la répression samedi d’une manifestation, interdite, qui a fait, selon elle, une trentaine de blessés, à deux mois de l’élection présidentielle. La Coalition pour l’alternance et le changement avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement malgré l’interdiction décrétée par le gouverneur de Bamako. L’opposition réclame des élections transparentes et un « égal accès à l’ORTM », la radiotélévision publique. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat. Il retrouvera sur sa route une quinzaine d’adversaires.

Togo Dialogue Les présidents du Ghana et de la Guinée, « facilitateurs » dans la crise qui secoue le Togo depuis neuf mois, vont travailler à une nouvelle feuille de route qui servira de base aux prochaines négociations entre le pouvoir et l’opposition, a indiqué samedi le président de la Commission de la Cédéao. Des délégations de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo, et guinéen, Alpha Condé, ont échangé des discussions samedi dans la capitale togolaise avec la coalition de l’opposition et le parti au pouvoir, après deux mois de suspension du dialogue. Démarrées le 19 février, sous l’égide du président ghanéen, les discussions ont été interrompues après trois séances de discussion (19 février, 23 février et 23 mars). Les pourparlers achoppent sur la question du « retour à la Constitution de 1992 », c’est-àdire autour de la candidature du président Faure Gnassingbé en 2020.

Madagascar Crise La bataille pour le choix du futur premier ministre de « consensus », censé mettre fin à la crise politique qui secoue Madagascar, s’est engagée samedi, avec le refus du président malgache, Hery Rajaonarimampianina, d’accepter les candidats présentés par l’opposition. Dans un arrêt rendu il y a une semaine, la Haute Cour constitutionnelle a ordonné la nomination d’un nouveau chef du gouvernement dont la composition de l’équipe doit refléter les résultats des élections législatives de 2013. L’actuel premier ministre doit quitter ses fonctions au plus tard mardi et son successeur être nommé au plus tard le 12 juin. Partie fin avril du rejet par l’opposition des nouvelles lois électorales, la crise politique actuelle a dégénéré en vaste fronde contre le chef de l’Etat. Toutes les médiations, aussi bien nationale qu’internationale, ont jusque-là échoué.


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