Semaine du 9 au 15 mai 2018 - Numéro 1224
Ramadan Darwich : Cette année, je vise des médailles aux JM et aux Mondiaux
  Après avoir remporté le titre africain, le judoka égyptien Ramadan Darwich (-100 kg) commence une nouvelle étape de sa carrière. Entretien.
Ramadan Darwich
(Photo : WWW.ijf.org)
Doaa Badr09-05-2018

Al-Ahram Hebdo : Comment vous sentez-vous après avoir remporté la médaille d’or aux Championnats d’Afrique de judo le mois dernier?

Ramadan Darwich : Je suis très heureux de cette médaille qui vient au bon moment pour répondre à tous ceux qui m’ont critiqué ou dit que je devais arrêter la compétition puisque j’ai 29 ans. J’ai prouvé que j’étais encore le meilleur judoka africain et que je pourrais réaliser de nouveaux exploits pour le judo égyptien.

— Comment avez-vous ressenti la concurrence lors de cette compétition ?

— La concurrence était très forte, étant donné la présence des meilleurs athlètes africains qui visaient tous la récolte des points pour améliorer leur classement mondial. De plus, le niveau du judo africain s’est nettement amélioré durant les dernières années. Lors de la dernière édition des Championnats d’Afrique en 2017, l’Egypte n’a pas remporté la première place au classement général, et je m’étais contenté d’une médaille d’argent. Cette fois, j’étais mieux préparé et j’ai pu remporter l’or.

— Comment avez-vous préparé le Tournoi africain ?

— Dès l’arrivée du nouveau directeur technique de l’équipe, Bassel Al-Gharabawi, nous avons commencé notre préparation. La sélection nationale a effectué un stage de préparation au Centre olympique de Maadi dès le mois de janvier jusqu’aux Championnats d’Afrique. Mais deux semaines avant les Championnats, j’ai effectué un stage international en Belgique et aux Pays-Bas à mes propres frais. Durant ce stage, j’ai disputé un grand nombre de matchs de très haut niveau, ce qui a amélioré mon niveau. C’est pourquoi j’étais prêt aux Championnats d’Afrique.

— Quelle importance revêt pour vous cette médaille d’or obtenue aux Championnats d’Afrique ?

— Cette médaille va améliorer mon classement mondial qui a connu un grand recul durant la dernière année, car je n’ai pas disputé beaucoup de compétitions. Aujourd’hui, je suis à la 15e place au classement mondial de la catégorie des -100 kg. Mon prochain but est de me classer parmi les 8 premiers, afin de faciliter le tirage au sort dans les grandes compétitions, tout en récoltant des points pour améliorer mon classement mondial et renforcer mes chances de qualification aux prochains Jeux Olympique (JO) de Tokyo 2020. En fait, selon le système de classement, les 18 meilleurs judokas au monde ont le privilège d’aller aux JO, plus le premier athlète de chaque continent. La qualification olympique n’est pas facile, vu qu’elle se fait à travers le classement mondial. C’est un long trajet plein de compétitions de très haut niveau.

— En 2009, vous étiez à la tête du classement mondial, pourquoi ce recul ?

— De 2009 et jusqu’en 2016, j’avais un bon classement mondial. En fait, j’ai reculé suite à un arrêt de 6 mois dû à une opération chirurgicale après les JO de Rio 2016. En 2017, j’occupais la 25e place, car je n’ai pas disputé beaucoup de compétitions. Après avoir remporté la médaille d’or au Grand Prix de Tashkent en octobre 2017, mon classement commence à s’améliorer.

— A 29 ans, quel est votre objectif ?

— A 29 ans, mon palmarès comporte 32 médailles internationales, dont 12 d’or, 8 d’argent et 12 de bronze. J’ai 2 participations aux JO et 5 participations aux Championnats du monde, avec une médaille de bronze en 2009. Mais j’ai encore des objectifs et je crois que je suis capable de réaliser de nouveaux exploits. Après les JO de Rio, j’ai décidé de changer ma stratégie et de compter plus sur moi-même. J’ai pris en charge la planification de mon programme de préparation à mes frais, afin de faire face aux défis qui sont nombreux et difficiles. A travers mes relations personnelles, et comme je suis un judoka de niveau international, j’ai pu programmer plusieurs stages au cours des deux dernières années. Le plus important pour moi, c’est que j’ai non seulement retrouvé mon niveau, mais celui-ci s’est aussi nettement amélioré. J’ai aujourd’hui beaucoup plus d’expérience et j’ai aussi beaucoup appris de ma participation aux JO de Rio de Janeiro en 2016. Donc, j’arrive à ma maturité, et je vais faire de mon mieux pour réaliser mon rêve et monter sur le podium olympique aux JO de Tokyo 2020.

— Quel est votre programme pour l’avenir ?

— La Fédération égyptienne présidée par Motei Fakhreddine a mis en place un programme de préparation en prévision des Jeux Méditerranéens (JM) en juin prochain et des Mondiaux en octobre. Nous devons disputer le Grand Prix de Chine qui aura lieu le 24 mai prochain, puis il est prévu d’effectuer un camp au Japon avant de participer aux JM. Mes objectifs cette année sont : une médaille aux JM et une autre aux Mondiaux, afin de confirmer mon niveau à 2 ans des JO.




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