Semaine du 11 au 17 avril 2018 - Numéro 1220
Ahmad Nasser : Le sport africain est sur la bonne voie
  Ahmad Nasser, président de l’Union des Confédérations Sportives Africaines (UCSA), président des Fédérations égyptienne, arabe et africaine de triathlon et membre du conseil d’administration de la Fédération internationale de triathlon, évoque le rôle de l’UCSA dans le sport africain ainsi que sa relation avec les confédérations sportives africaines.
Ahmad Nasser
Amr Moheb11-04-2018

Al-Ahram Hebdo : Pouvez-vous nous par­ler de l’importance du rôle de l’Union des Confédérations Sportives Africaines (UCSA) dans le développement du sport africain ?

Ahmad Nasser : L’UCSA est une organisa­tion sportive responsable du sport en Afrique du point de vue technique. Elle a pour but de servir le sport et la jeunesse ainsi que le déve­loppement humain et la promotion des valeurs olympiques. Depuis mon arrivée avec la nou­velle administration à la tête de l’UCSA en 2015, nous avons réussi à créer une bonne coopération avec l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA). Il est très important que nous travaillions ensemble, nous, l’UCSA et l’ACNOA.

L’UCSA représente les confédérations spor­tives d’Afrique, et l’ACNOA les comités nationaux olympiques d’Afrique, alors notre collaboration est considérée comme un mou­vement olympique en Afrique. Nos deux orga­nisations ont une coopération avec une troi­sième partie, soit l’Union Africaine (UA), qui représente les Etats africains. Nous venons de signer un accord, il y a quelques semaines, pour que l’UCSA et l’ACNOA assument la responsabilité administrative des Jeux Africains (JA). L’UCSA sera responsable des aspects techniques dans la gestion des JA et l’ACNOA du marketing et de l’organisation. Cet accord est le couronnement de la bonne coopération entre ces trois organisations pour le bien du sport africain car, nous trois, nous sommes le triangle qui gère le sport en Afrique.

— Le siège de l’UCSA se trouve à Yaoundé, mais en Egypte, on a entendu dire qu’il serait transféré au Caire. Qu’en est-il ?

Le siège est toujours à Yaoundé et il ne sera pas trans­féré au Caire. Il y aura un bureau administratif de l’UC­SA qui sera ouvert au Caire et non pas un siège. Le siège de l’UCSA restera au Cameroun et ne sera pas transféré en Egypte. C’est bien de clarifier ce point. Nous sommes en train de pré­parer le bureau du Caire, puis nous allons le proposer lors de la prochaine assemblée générale de l’UCSA pour approbation.

Le président la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad Ahmad, et le président de la Fédération égyptienne de football (EFA), Hani Abou-Rida, ont visité le nouveau bureau, il y a quelques semaines, et nous avons discuté ensemble de la façon de mettre en relief la participation du football lors des JA. C’est vrai que le football participe déjà aux JA, mais nous voulions profiter le plus possible de la participation de ce sport si popu­laire. Il y a eu aussi la visite d’autres présidents de confédérations sportives africaines, dont les sièges se trouvent en Egypte. Il y a en Egypte 15 sièges de confédérations sportives afri­caines et lors de la prochaine assemblée générale de l’UCSA, le 10 janvier 2019, le nombre de sièges des confédération afri­caines en Egypte augmentera à 21.

— Le nombre de confédéra­tions sportives africaines est de 60, n’est-ce pas ?

Oui, et il y aura aussi 4 nou­velles confédérations qui vont se joindre aux confédérations actuelles. Le nombre total des confédérations africaines attein­dra donc 64.

Les fédérations internationales de sport soutiennent les confédérations conti­nentales. Par exemple, la FIFA donne des aides financières annuelles aux confédéra­tions continentales, notamment à la CAF, pour mieux développer les activités spor­tives. L’UCSA fait-elle la même chose avec les confédérations africaines ?

— Non. L’UCSA n’aide pas financièrement les confédérations, l’UCSA aide dans l’organi­sation et ne donne pas d’argent. Elle est res­ponsable de l’organisation et de la gestion des aspects techniques de tous les tournois afri­cains collectifs. Tournois collectifs veulent dire les tournois qui regroupent à la fois plu­sieurs sports, comme les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui auront lieu au mois de juillet prochain à Alger.

Et aussi les JA qui auront lieu l’année prochaine. Notre rôle est, par ailleurs, de bâtir les fondements d’une politique sportive ambitieuse, de promouvoir les principes et les valeurs olympiques en Afrique et d’offrir aux jeunes athlètes les conditions de la réussite. En plus, de participer à la lutte antidopage et contre la corruption, la violence et les pandémies, et d’oeuvrer au rap­prochement des populations par le sport pour construire une Afrique en paix.

En ce moment, nous sommes en train de concevoir de nouveaux projets avec l’AC­NOA, pas seulement pour le développement du sport, mais aussi pour la responsabilité sociale dans notre continent. Je suis vraiment satisfait de la coordination complète avec l’ACNOA et de notre coopération fructueuse pour le bien de l’Afrique. Je vois que le sport africain est sur la bonne voie.




Lien court:

 

Courriel
 
Nom
 
Titre
 
Commentaire