Semaine du 21 au 27 mars 2018 - Numéro 1217
Al-Sayed Abdel-Fattah Harhour : Le gouvernorat assume ses responsabilités en matière de services 
  Le gouverneur du Nord-Sinaï, Al-Sayed Abdel-Fattah Harhour, revient sur la responsabilité du gouvernorat vis-à-vis des habitants pendant l’opération Sinaï 2018, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement alimentaire. Interview.
Al-Sayed Abdel-Fattah Harhour,
Ahmad Eleiba21-03-2018

Al-Ahram Hebdo : Parlez-nous de la coopération entre le gouvernorat du Nord-Sinaï et les forces armées dans le cadre de l’opération Sinaï 2018 ...

Al-Sayed Harhour : Sinaï 2018 est une opération globale, cela signifie que tous les organismes de l’Etat y sont impliqués. Au niveau de la sécurité alimentaire, par exemple, le gouvernorat a assuré des stocks qui peuvent couvrir les besoins des habitants pour plusieurs mois à venir. De son côté, l’armée a aménagé des points de vente mobiles de légumes, de légumineuses, de viandes et de volailles à Rafah, à Cheikh Zoweid et d’autres villes. Le gouvernorat assume ses responsabilités dans les domaines de la santé et du maintien des autres services tels que l’électricité, l’eau courante, les communications, etc. Le gouvernorat a mis en service dix lignes de bus gratuites, outre les dix lignes assurées par le Conseil des ministres qui desservent Al-Arich et Bir Al-Abd. En plus, trois autres bus ont été consacrés aux personnes atteintes d’insuffisance rénale et qui ont besoin de séances de dialyse. Le seul problème concerne l’enseignement qui a été suspendu pour des raisons de sécurité.

— Une date a-t-elle été fixée pour la reprise des écoles ?

— Pas encore, cela dépendra de la fin des opérations militaires. Un comité a été formé pour trouver des alternatives, l’une des idées proposées est d’organiser les examens de fin d’année en été, mais cela ne réglerait pas le problème des lycéens du bac, parce que c’est un examen organisé à l’échelle de toute la République.

Les habitants du Sinaï sont les premiers à ressentir les retombées de la guerre antiterroriste, comment faire pour leur donner l’espoir de vivre des lendemains meilleurs ?

La semaine dernière, le secrétaire général adjoint du gouvernorat a participé à la réunion de l’Organisme national pour le développement du Sinaï. La grande question était ce qu’on allait faire une fois les opérations militaires terminées. Les ministères concernés ont été enjoints de présenter chacun son plan de travail dans la prochaine phase, ainsi que la période nécessaire pour sa concrétisation. Plusieurs ministres ont pris part à cette réunion dont ceux de la Culture, des Waqfs, de l’Enseignement et du Logement. Je crois que c’est très important de compenser les habitants du Sinaï, ces habitants ont besoin de développement, mais ils ont tout aussi besoin de consolation, de réhabilitation et de réinsertion, il faut éliminer les méfaits psychologiques du terrorisme.

— Qu’en est-il des projets de développement déjà lancés ?

— Certains projets de développement et d’investissement sont déjà lancés par le gouvernorat, comme c’est le cas des projets relatifs aux routes, à l’électricité, à la circulation, etc. Mais le rythme du travail varie d’une ville à l’autre suivant la situation sécuritaire. Il y a aussi les projets lancés par les divers ministères, comme celui du Logement qui a déjà terminé la construction de 2700 logements.




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