Semaine du 10 au 16 janvier 2018 - Numéro 1207
Alia Al-Mahdi : Le fait que le commerce intérieur fonctionne est une chose positive, même s’il est en grande partie informel
  Alia Al-Mahdi, professeure d’économie à la faculté d’économie et de sciences politiques de l’Université du Caire.
Alia Al-Mahdi
Amani Gamal El Din10-01-2018

Al-Ahram Hebdo : Comment évaluez-vous les performances du com­merce intérieur en Egypte ?
Alia Al-Mahdi: Ses per­formances sont satisfai­santes. Les récentes statis­tiques montrent que les taux de croissance de certains secteurs sont en régression, alors que la courbe du com­merce intérieur connaît un mouvement ascendant. Les ventes en gros et de détail, notamment dans l’agroali­mentaire, sont particulière­ment solides, ce qui est dû aux fortes tendances de consommation, même en temps de crise économique. A mon avis, le volume du commerce intérieur peut facilement augmenter pour dépasser les 21% du PIB, car les investissements arabes et étrangers sont en hausse.

— Pourquoi les tenta­tives gouvernementales ont-elles échoué jusqu’à présent pour ce qui est de la régulation du secteur ?
— Le secteur compte un nombre énorme de com­merces et de projets, qui sont pour la plupart des microprojets avec un seul employé. Il est impossible de les recenser tous, car ils sont répartis sur un large territoire, allant jusque dans les petits villages, les ruelles, etc.

— Dans quelle mesure faut-il réguler le secteur à votre avis ?
— A mon avis, le fait que le commerce intérieur fonc­tionne est une chose posi­tive, même s’il est en grande partie informel, car il crée des emplois. Le gouverne­ment n’est pas obligé de le contrôler. Je suis d’avis qu’il faut laisser travailler les commerçants l



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