Semaine du 13 au 19 décembre 2017 - Numéro 1204
Inauguration du sanctuaire d’Amon-Rê
  Inauguré après la fin des travaux de restauration, le sanctuaire d’Amon-Rê est ouvert pour la première fois au public depuis 1961.
Inauguration du sanctuaire d’Amon-Rê
Rana Gohar13-12-2017

Le ministre des Antiquités, Khaled Al-Anani, a inauguré samedi le sanctuaire d’Amon-Rê au temple de Hatshepsout, situé dans le site archéologique d’Al-Deir Al-Bahari à Louqsor. Cette inauguration est le fruit des travaux de restauration qui ont débuté en 1961 par la mis­sion archéologique polonaise. Le saint des saints est situé dans la terrasse supérieure du temple de la reine Hatshepsout. C’est une cour rectangu­laire entourée sur ses quatre côtés par un portique à deux rangées de colonnes. Le saint des saints se terminait par une niche destinée à abriter la statue d’Amon-Min. Le lieu était destiné à recevoir la barque d’Amon durant la Belle Fête de la Vallée. La sortie de la barque est représentée sur les parois du temple qui date de la XVIIIe dynastie. A l’époque ptolémaïque, le sanctuaire fut pro­longé par une chapelle consacrée au roi Amenhotep.

Le ministre égyptien a exprimé, lors de l’inau­guration, sa satisfaction des travaux effectués et de la coopération avec les archéologues et restau­rateurs polonais qui opèrent sur le site depuis le début des années 1960. L’ambassadeur polonais en Egypte, Michal Murkocinski, n’a pas manqué de féliciter le ministère égyptien des Antiquités pour la longue coopération entre les deux pays et a également souligné que l’inauguration de ce sanctuaire était une grande réussite scientifique dans le domaine archéologique. « Dès le début, les archéologues ont pris soin de préserver l’au­thenticité du sanctuaire, qu’il s’agisse des maté­riaux de construction ou des couleurs. Les visi­teurs ne manqueront pas de constater le résultat du travail ardu et minutieux des restaurateurs de la mission égypto-polonaise », a souligné de son côté Z. E. Szafranski, chef de la mission archéo­logique polonaise et directeur du Centre polonais d’archéologie méditerranéenne. Szafranski a noté que le temple de Hatshepsout aurait vu défi­ler trois générations d’archéologues polonais, tout en souhaitant que cette vieille collaboration se perpétue encore pour d’autres générations.




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