Semaine du 15 au 21 novembre 2017 - Numéro 1200
Les racines du mal
  L’Egypte a connu durant les trois dernières décennies de nombreux changements politiques, sociaux et économiques qui ont contribué à la prolifération de la corruption. Selon un rapport de Transparence Internationale publié en 2016, près de la moitié des Egyptiens versent des pots-de-vin pour avoir accès aux services publics.
Les racines du mal
May Al-Maghrabi15-11-2017

Un taux des plus élevés de la région. Ahmad Saqr Achour, professeur d’économie à l’Université d’Alexandrie et expert de la lutte contre la corruption à l’Onu, explique que ce phénomène enraciné dans la société se nourrit d’un long héritage politique, économique et social. Il trouve que la transformation vers le modèle économique capitaliste depuis l’époque du président Sadate a fort favorisé la prolifération de la corruption. Selon lui, l’absence de justice sociale et la répartition injuste des revenus et des richesses ont mené à la baisse des revenus et de leur disparité. Ce qui a fait que la richesse est concentrée entre les mains d’une catégorie de la population. Une partie des citoyens ne peuvent ainsi satisfaire leurs besoins essentiels. « Les employés de l’appareil administratif de l’Etat ont donc eu recours à des pratiques corrompues pour satisfaire ces besoins », explique Achour.

Les défaillances au sein de l’appareil administratif de l’Etat, comme l’interférence entre les prérogatives, engendrent des conflits, entravent le travail gouvernemental et les intérêts des citoyens et affaiblissent l’interrogation. Il y a aussi le problème de la bureaucratie et la complexité des procédures qui créent une atmosphère propice à la corruption. « La faiblesse du contrôle central a donné lieu à une augmentation de la corruption », conclut-il l


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