Semaine du 4 au 10 octobre 2017 - Numéro 1194
Convaincre les jeunes de rester
Chaïmaa Abdel-Hamid04-10-2017
 
  Le Comité national interministériel égyptien de coordination de la lutte contre la migration illégale vient de lancer une campagne médiatique visant à prévenir les jeunes contre les dangers de la migration illégale.

« Ta famille, ton rêve, ta vie … Non à la migration clandestine ». Tel est le slogan de la nouvelle campagne organisée conjointement par le Comité national interministériel égyptien de coordination pour combattre et lutter contre la migration illégale (NCCPIM) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). La campagne a été lancée cette semaine au sein du ministère des Affaires étrangères. Cette nouvelle campagne vient dans le cadre du plan d’action qui est lancé par ce comité afin de sensibiliser les jeunes contre la migration clandestine. Au cours de cette rencontre, l’ambassadrice Naëla Gabr, présidente du NCCPIM, a souligné « le rôle important des médias dans la diffusion de ce message ». La campagne vise à se connecter avec les jeunes à travers une vidéo jouée par la star du football Hazem Emam.

Selon le directeur de l’OIM, Amr Taha, en 2016, au moins 5 000 personnes ont perdu leur vie en essayant de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe, mais, a-t-il ajouté, même si « nous ne pouvons pas le confirmer », le nombre de morts est plus élevé.

Le comité a précisé dans un communiqué publié en marge de cette rencontre que parmi les causes de la migration illégale figurent la pau­vreté et le chômage, en soulignant que ces raisons ne s’appliquent pas à tous les migrants. Nombre d’entre eux appartiennent à la classe moyenne et sont capables de se procurer un emploi, mais rêvent d’un niveau de vie plus élevé et d’une vie plus prospère en Europe.

Pour Taha, le gouvernement égyptien continuera son rôle dans la sensibilisation des jeunes et des enfants égyptiens vulnérables contre l’im­migration clandestine, afin de tenter de réduire ce phénomène. « Nos efforts comprennent des alternatives concrètes qui profiteront aussi bien aux pays d’où partent les migrants, ainsi qu’aux pays hôtes, et qui profiteront aux deux parties », a conclu le directeur du bureau de l’Organi­sation Internationale pour les migrations (OIM) en Egypte.




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