Semaine du 6 au 12 septembre 2017 - Numéro 1190
Afrique en bref
06-09-2017
 
 

Corée du Nord
Nucléaire

Une vague de condamnations a suivi la nouvelle provocation nord-coréenne, après que Pyongyang eut procédé, dimanche, à un deuxième essai d’une bombe à hydrogène, après celui de septembre 2016. Il s’agit du sixième essai nucléaire nord-coréen et le « plus puissant » jusqu’à ce jour. Dimanche, le président américain, Donald Trump, a affirmé préparer de nouvelles sanctions contre Pyongyang, promettant une « réponse militaire massive » en cas de menaces de la Corée du Nord visant le territoire américain ou ses alliés. Partageant la même inquiétude, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont appelé à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne contre la Corée du Nord, alors que Séoul a mené, lundi, des manoeuvres impliquant des missiles balistiques en réponse à l’essai nord-coréen. Quant à Pékin, principal allié de la Corée du Nord, il a protesté officiellement auprès de la Corée du Nord à la suite de son dernier essai qui a éclipsé le sommet des « Brics » — groupe des cinq pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) — que la Chine avait accueilli dimanche dernier.

Kenya
Annulation de la Présidentielle

La Cour suprême kényane a pris une décision historique inédite en Afrique, en invalidant la réélection du président sortant, Uhuru Kenyatta, lors du scrutin du 8 août et en ordonnant la tenue d’une nouvelle élection avant le 31 octobre. Furieux, Kenyatta a critiqué la Cour suprême et exclu tout remaniement de la controversée Commission électorale chargée d’organiser le nouveau scrutin. Le « courage » de la Cour suprême a été salué par de nombreux analystes politiques comme un exemple pour un continent traversé par de nombreuses crises électorales et comme preuve de la « maturation démocratique » du pays. Enthousiaste, le leader de l’opposition kényane, Raila Odinga, a réclamé le départ des dirigeants de la Commission électorale qu’il a qualifiés de « hyènes », émettant des doutes sur leur capacité à mener la nouvelle élection. Le Kenya a une longue histoire d’élections contestées. En 2007-2008, M. Odinga avait rejeté la victoire de Mwai Kibaki et le pays avait plongé dans les pires violences politico-ethniques depuis son indépendance en 1963.


Lien court:

 

Courriel
 
Nom
 
Titre
 
Commentaire