Semaine du 6 au 12 septembre 2017 - Numéro 1190
Ces lieux qui ont marqué l’Histoire
  Nombreux sont les endroits ancrés dans les esprits des Egyptiens à avoir formé la particularité du centre-ville du Caire. L’Hebdo en a choisi 10 qui ont participé à retracer l’historique de cette région exceptionnelle de l’Egypte.
Groppi
(Photos : Bassam Al-Zoghby)
Hala Fares06-09-2017

Groppi

gropi

On ne peut citer le centre-ville du Caire sans mentionner le nom Groppi. Le plus célèbre chocolatier et salon de thé de la Méditerranée créé par Giacomo Groppi (1863-1947), originaire de Lugano, en Suisse. Giacomo arrive en Egypte dans les années 1880 pour occuper un emploi à la Maison Gianola, une pâtisserie suisse populaire. En 1890, Groppi, âgé de 27 ans, rachète les intérêts de Gianola dans sa branche d’Alexandrie et ouvre sa propre pâtisserie et boutique laitière. En 1900, Groppi dirige une entreprise prospère avec une exportation annuelle de 100 000 cartons d’oeufs pour le Royaume-Uni.

Dans le temps, la Maison Groppi était deve­nue le temple du chocolat pour les monarques et pachas à travers le Moyen-Orient. Chaque fois que pachas, beys et résidents étrangers voyageaient en Europe, ils emportaient avec eux des cartons remplis de chocolats Groppi. Sur les lieux de la deuxième branche de la Maison Groppi à Alexandrie, à la rue Chérif, Giacomo introduit la crème chantilly pour la première fois en Egypte. Groppi est égale­ment le premier chocolatier en Egypte à employer un personnel féminin.

En 1906, il vend son entreprise à un Français, Auguste Baudrot, et se retire de l’Egypte. Ayant perdu toute sa fortune pen­dant la crise économique de 1907, Giacomo Groppi est obligé de revenir à ce qu’il connais­sait le mieux : faire des chocolats, des pâtisse­ries et des produits laitiers. Mais par déférence pour Baudrot, Groppi déplace ses activités à rue Al-Maghrabi, au Caire (plus tard, rue Adli Pacha). Maison Groppi assure très vite le succès dans la capitale. L’ouverture officielle a lieu le 23 décembre 1909. Une épicerie fine a été ajoutée en rehaussant l’image de Groppi comme fournisseur de produits alimentaires de qualité. En 1922, la Maison Groppi inau­gure sa propre entreprise de stockage à froid en employant plus de 120 travailleurs et une production journalière de 2 400 blocs de glace.

En 1928, le fils de Giacomo Groppi, Achille, lance sa célèbre crème glacée, une technologie qu’il a importée des Etats-Unis. Les noms de ses délicieuses spécialités sont aussi exceptionnels, avec une marque d’exo­tisme qui laisse rêver : Maroc, Mau Mau, Pêche Melba, Maruska, Marie Comtesse, Surprise Neapolitaine. Les Cairotes sont alors reconnaissants à Achille pour une autre création, celle du salon de thé Groppi, situé sur la place Soliman Pacha (actuellement Talaat Harb).

Et ce n’est pas tout. Dans la période de l’entre-deux guerres, le premier cinéma en plein air du Caire est lancé dans le jardin de Groppi à la succursale Soliman Pacha. Dans les années 1940, Groppi possède sa propre ferme, située dans les faubourgs du Caire, à Guéziret Al-Dahab.

Toujours pionnière, c’est la société Groppi qui lance pour la première fois en Egypte le système de livraison à domicile. Il suffisait d’un appel téléphonique du palais royal, d’une villa d’un pacha ou d’une ambassade, pour recevoir les demandes. Plus tard, les deux branches principales échappent miraculeuse­ment à la destruction suite à l’incendie du Caire de janvier 1952. Groppi survit et reprend sa position incontestée de leader chocolatier de l’Egypte. Mais toute gloire a une fin. Avec le temps, Groppi a perdu de son prestige et n’a résisté ni à la politique d’ouverture écono­mique, ni aux mutations qu’a connues l’Egypte durant les années 1970. Finalement, les petits-fils de Groppi ont abandonné le commerce et ont quitté l’Egypte en 1981, après avoir vendu les magasins. Aujourd’hui, les magasins existent toujours, mais la légende n’est plus.

Estoril

Estoril
(Photos : Bassam Al-Zoghby)

Au restaurant Estoril, il y a quelque chose d’unique, de singulier. Ce ne sont ni la qualité de nourriture, ni l’endroit, ni même le décor simple du restaurant qui attirent les venants. Mais la chose la plus extraordinaire à Estoril est surtout l’atmosphère qui nous replonge dans l’Egypte d’antan. Un vrai voyage dans le temps. Estoril (comme Le Grillon, un autre restaurant cairote) est le genre de restaurant du Caire qui a résisté aux changements du temps et a réussi à garder son caractère de jadis, malgré l’invasion et l’expan­sion des restaurants modernes. Le staff est professionnel, connaît bien le menu, connaît presque tous les clients à tel point de les tutoyer. Chaque soir, Estoril est rempli par des clients de différentes couches sociales, que ce soit des étran­gers ou des Egyptiens. Il y a en fait des endroits au Caire avec une meilleure nourriture, un décor plus chic, mais aucun ne reflète mieux l’atmosphère simple du centre-ville du Caire. Son fondateur de la famille Zananiri l’a nommé Estoril suite à un voyage de lune de miel à la ville portugaise Estoril.

Le pont Qasr Al-Nil

Le pont Qasr Al-Nil
(Photos : Bassam Al-Zoghby)

Le célèbre pont Qasr Al-Nil constitue l’entrée la plus connue des Cairotes au centre-ville khédivial. Le pont est surtout connu par ses quatre « lions » qui trônent majestueusement sur ses deux extrémités. C’est en fait le khédive Ismaïl qui a donné ordre au Français Henri-Alfred Jacquemart de les sculpter. Tout a commencé avec les célébrations de l’inauguration du Canal de Suez en 1869 quand le khédive Ismaïl pacha donne ordre de bâtir le pont. En effet, le pont Guézira reliant les deux rives était devenu tellement saturé, aux limites de l’as­phyxie, que les autorités décident donc de le rempla­cer par une construction métallique plus moderne. Le coût du pont s’est élevé à 2,75 millions de francs à l’époque, et les travaux ont pris fin en 1871. Le pont s’ouvrait à certains moments de la journée pour permettre aux bateaux de poursuivre leur navigation.

Depuis, le pont a connu plusieurs noms comme le pont des lions, le pont de Guézira et le pont Qasr Al-Nil (palais du Nil), qui reste sa nomination jusqu’à nos jours. Le pont a obtenu son nom en raison de la présence d’un palais érigé par Mohamad Ali pacha, fondateur de la famille alide, à sa fille Nazli Hanem. Et malgré l’absence de ce palais, le pont a gardé ce même nom.

Le pont est connu pour être un lieu de rassemble­ment à l’occasion de tous les événements importants de la vie des Egyptiens. C’est de là que passe le cortège des funérailles des figures égyptiennes emblématiques comme l’ancien président Gamal Abdel-Nasser et la diva Oum Kalsoum ou encore le grand chanteur Abdel-Halim Hafez. Il a égale­ment vu passer des mil­liers de manifestants lors de la révolution de janvier 2011.

Sednaoui

Sednaoui
(Photos : Bassam Al-Zoghby)

Comme Hannaux, Cicurel, Orozdi Bek, Shamla, Sednaoui est l’un des grands magasins ayant forgé l’histoire moderne de l’Egypte. La création du grand maga­sin Sednaoui et l’histoire de son fondateur sont une parfaite manifestation de la persistance et du grand succès. Les magasins Sednaoui reflètent en fait l’âge d’or de l’Egypte cosmopolite. Le premier magasin Sednaoui, ouvert à Al-Khézindar en 1913, est le résultat des efforts de son pro­priétaire Samaan Sednaoui, commencés dès 1878, quand il n’était qu’un marchand ambulant qui a fui vers l’Egypte suite à la poursuite des grecs catholiques dans la Syrie otto­mane. Première étape, il fonde avec son frère un petit maga­sin de mercerie. Très vite, le commerce se développe avec une chaîne de plus de 70 succursales dans tout le pays. Dès 1891, les frères Sednaoui annonçaient dans les journaux leur nouvelle collection d’été présentant à leur clientèle les der­niers tissus à la mode importés d’Europe. Et à chaque sai­son, Sednaoui s’évertuait à étaler dans ses vitrines les mêmes modèles dernier cri vendus en Europe. En 1907, Samaan et Sélim Sednaoui transforment l’un de leurs maga­sins en une entreprise avec un capital de quelque 215 000 livres sterling. A cette époque, ils possédaient des magasins au Caire, Alexandrie, Mansoura, à Lyon, à Paris, ainsi qu’un petit bureau à Manchester en Angleterre.

En 1908, Sélim Sednaoui décède et ses successeurs pren­nent la relève, toujours avec succès. La responsabilité des Sednaouis ne s’est pas limitée au côté économique mais aussi social. Mis à part leurs généreuses contributions aux organismes de bienfaisance à la fois coptes et musulmans, les Sednaouis construisent, en 1940, l’un des plus grands hôpitaux de charité en leur nom, également connu sous le nom de Dar Al-Chéfa à Abbassiya.

Mais les changements politiques sont passés par là et les magasins Sednaoui sont nationalisés en 1961, ce qui met fin à l’entreprise familiale en Egypte, après plusieurs décennies de grand succès. Ce qui reste actuellement, ce sont les branches, avec leurs conceptions architecturales uniques et les souvenirs qu’ils conservent d’une Egypte dont beaucoup rêvent encore.

Banque Misr

Banque Misr
(Photos : Bassam Al-Zoghby)

C’est à la rue Qasr Al-Nil, sur une superficie de 1 410 m2, suivant le style art nouveau que se dresse majestueusement le bâtiment de Banque Misr. Fondée en 1902 par l’économiste égyptien Talaat pacha Harb, Banque Misr est la première banque dont les actionnaires et les membres sont de nationalité égyp­tienne et où la langue arabe est utilisée en permanence. La fondation de la Banque Misr était un point de départ dans le boule­versement du statut économique et poli­tique en Egypte. C’était une étape majeure dans la détermination d’une identité économique nationale qui a contri­bué à la création et au financement de plu­sieurs entreprises égyp­tiennes comme Egyptair et Studio Misr qui avait un rôle déter­minant dans l’industrie cinématographique nationale.

Le Musée du Caire

Le Musée du Caire

Si Le Caire khédivial reflète une part importante de l’histoire de l’Egypte contemporaine, le Musée du Caire, quant à lui, retrace toute la civilisation de l’Egypte Ancienne. Situé place Tahrir, le Musée du Caire, construit par l’architecte français Marcel Dourgnon, au style néo­classique sur trois étages, a été inauguré le 28 mars 1902. Le musée est l’un des plus grands entièrement consacré à l’antiquité égyptienne. Il abrite la plus vaste, la plus riche et la plus complète collection d’antiquités pharaoniques au monde. Aujourd’hui, plus de 160 000 objets y sont exposés, mais la collection maîtresse du musée reste bien sûr celle du trésor du jeune roi Toutankhamon.

A part les pièces exposées, près de 100 000 objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sar­cophages, momies, etc., s’entassent dans les entrepôts du musée. Mais c’est également dans ces réserves que se déposent les nouvelles découvertes.

L’initiative de construire un musée abritant les trésors égyptiens remonte en fait à 1835, lorsque le gouverne­ment met en place le Service des antiquités égyptiennes afin de mettre un terme au pillage des sites archéolo­giques et d’exposer les oeuvres qui appartiennent à l’Etat.

Dans un premier temps, les jardins d’Ezbékieh, au Caire, servaient d’entrepôts pour ces objets. La collec­tion est ensuite transférée dans un édifice à la Citadelle. Le musée initial, créé à Boulaq en 1858, fut dirigé par l’archéologue français Auguste Mariette (1821-1881) et ce n’est qu’en 1902 que le Musée égyptien a vu le jour.

Café Riche

Café Riche

C’est l’un des plus anciens cafés du Caire khédivial. Inauguré en 1908 dans une rue principale du centre-ville, la rue Talaat Harb, le Café Riche est connu pour être le point de rencontre des intellectuels et révolutionnaires. Depuis plus d’un siècle, le Café Riche est un sanctuaire pour les observateurs de la vie publique égyptienne. Les ori­gines du Café Riche remontent à 1908. Mais ce n’est qu’en 1914 qu’il a acquis ce nom, après que le Français Henry Recine l’eut acheté. Peu de temps après, Recine vend le café à Michael Nicoapolits en provenance de Grèce qui a ajouté du théâtre au café, apportant des interprètes tels que Mounira Al-Mahdiya et Oum Kalsoum. En 1942, Nicoapolits a vendu le café à George Basile Avayianos, qui a concentré ses efforts sur l’ajout d’un restaurant au café. En 1962, avec la nationalisation, Avayianos a donné le café à Abdel-Malak Salib, qui est devenu le premier Egyptien à en être le propriétaire.

Dans le temps, les clients étaient plu­tôt d’un statut socioéconomique élevé. Le café a été le témoin de nombreux événements historiques importants au cours du XXe siècle. On dit que c’est ici que le roi Farouq a vu pour la première fois sa seconde épouse, Nariman Sadeq. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, une partie de la clientèle était aussi étrangère.

Mais le Café Riche a lui aussi subi les modifications sociopolitiques. Les pro­priétaires ont changé, la clientèle aussi.

Le centre-ville est devenu le foyer de nombreux journaux, magazines et cabi­nets d’avocats qui ont contribué à la construction de la clientèle du café. Sa proximité de la place Tahrir en a fait un emplacement privilégié pour les ras­semblements. Les révolutionnaires se rencontrent au café pour planifier des stratégies pendant la Révolution de 1919 contre la domination britannique d’Egypte. Le café était le lieu d’une tentative d’assassinat du premier ministre égyptien le 19 décembre 1919. Le leader Gamal Abdel-Nasser était connu pour fréquenter le café, alors qu’il complotait pour le renversement du roi Farouq en 1952.

Naguib Mahfouz était aussi l’un des intellectuels les plus célèbres à fréquen­ter le café ; il y avait tellement d’intellos qui fréquentaient le salon de Mahfouz que Malak fermait le café les vendredis pour lui permettre de tenir ses réunions. Le romancier politique mentionne même le café à plusieurs reprises dans ses livres et a inspiré les personnages de ses compatriotes.

Le Café Riche était un carrefour pour les grands groupes littéraires et intellec­tuels, mais aussi les jeunes en général. Son histoire politique ne se termine pas là : lors de la révolution de 2011, il sert de refuge à de nombreux manifestants.

L’immeuble Immobilia

L’immeuble Immobilia

Construit en 1937 sur une superficie de 5 444 m2, l’immeuble Immobilia est l’un des plus grands édifices de toute l’Egypte. Bien qu’il soit édifié dans les années de la renaissance de l’architecture européenne en Egypte, cet immeuble immense est loin de la beauté architectu­rale connue en cette époque. C’était en fait le premier immeuble construit sans motifs décoratifs classiques. L’immeuble formé de deux blocs, dont l’un est de 11 étages et l’autre de 13, possède 370 appartements avec 27 ascenseurs répartis en trois catégories, l’une destinée aux habitants, la deuxième aux domestiques, et une troisième catégorie pour l’immobilier. C’est aussi le pre­mier immeuble à avoir un garage souterrain qui peut contenir jusqu’à 100 voitures, il y avait aussi un système de chauffage central. A part l’immensité de l’immeuble et son style différent, l’Immobilia a été surtout connu par les grandes personnalités qui y ont vécu, que ce soit des politiciens ou des artistes. A l’exemple de Naguib Al-Rihani, Leïla Mourad et son mari Anouar Wagdi, le grand compositeur Mohamad Abdel-Wahab, Soliman Naguib, Magda, le grand réali­sateur Kamal Al-Cheikh, etc., et parmi les politiciens Fouad pacha Séragueddine, directeur du parti Wafd, Ibrahim Abdel-Hadi pacha, premier ministre égyptien, le grand écrivain Fikri Abaza et autres. A savoir que plus de 30 % des films égyptiens ont été projetés dans les appartements de l’Immobilia. En 1961, l’immeuble a été nationalisé. Depuis, il appartient à la compagnie Al-Chams pour l’habitat et l’urbanisme. Son état n’est plus comme avant, seuls 15 ascenseurs fonctionnent, et la plupart des appartements sont aujourd’hui des locaux d’entreprises.

La librairie Madbouli

La librairie Madbouli

Bien qu’il fût illettré, Hag Madbouli (1938-2008) a réussi à créer à la place Talaat Harb l’une des librairies les plus renommées non seule­ment en Egypte, mais dans tout le Moyen-Orient. Avec Livres de France, Lehnert et Landrock, Madbouli reste en effet la référence du livre au Caire.

Fondée en 1967, la librairie s’étale sur deux étages et comprend des milliers d’ouvrages de tout genre. En fait, le noyau de cette librairie a commencé quand Mohamad Madbouli n’était qu’un simple vendeur de journaux sur un trottoir devant le Café Riche, café des intellectuels. De vendeur ambulant, il a ensuite installé un petit kiosque, toujours au même endroit. Mais faute de permis, la municipalité a enlevé le kiosque à plu­sieurs reprises. Persistant, Madbouli a réussi à acheter un petit magasin dans la plus importante place du centre-ville, la place Talaat Harb. Il y ouvre alors sa célèbre librairie. Un endroit fréquenté régulièrement par les grands écrivains du pays tels que Naguib Mahfouz, Youssef Al-Sébaï, Ihsan Abdel-Qoddous, Abbas Al-Aqqad, Gamal Al-Ghitani. Même les politiciens Sadate et Nasser envoyaient des délégués pour leur acheter des bouquins.

Il est connu pour tout intellectuel qu’à Madbouli on peut trouver n’im­porte quel livre manquant sur le marché. Sa réputation était telle qu’elle a surpassé les frontières égyptiennes, et son propriétaire a communiqué avec des maisons d’édition dans des pays arabes et avec la bibliothèque de Londres pour importer des livres.

Aujourd’hui, Ahmad Mohamad Madbouli, qui gère la bibliothèque, pos­sède plusieurs succursales dans les différentes régions du pays.

Le Club d'automobiles égyptien

Le Club d

Situé 10 rue Qasr Al-Nil, le Club d'automobiles égyptien a été créé le 7 avril en 1924 sous l’ordre du roi Fouad qui lui a attribué l’appellation du Club d’auto­mobiles royal. Construit sur une superficie de 565 m2, sur trois étages dans un style arabe, ce palais avait été offert par la princesse Fatma, fille du khédive Ismaïl, pour la création du club. Le premier directeur du club fut le prince Gamil Tosson, un des premiers à avoir introduit la voiture en Egypte. Jusqu’à la fin des années 1940, cet endroit était le point de rencontre des pachas, des aristocrates et des diplomates. Régulièrement, Sa Majesté le roi Farouq honorait de son éminente présence la table de poker.

L’une des activités les plus importantes du club au cours des années 1920 a été l’organisation d’expositions de voitures dont la première fut tenue en février 1927, et avait aussi pour mission d’aider les membres à terminer les procédures douanières sur leurs voitures et le retrait des permis de conduire local et international.

Le club a joué dans le passé un rôle similaire à celui joué par l’Autorité de promo­tion du tourisme aujourd’hui, en aidant les touristes lors de leurs visites en Egypte. Il leur fournit des données et des cartes de routes et de zones touristiques pour se promener au Caire et à Alexandrie.

Le club a eu une activité intense, y compris l’organisation de la circulation sur la route Le Caire-Alexandrie, assurant le passage des voitures, et la mise en place de 4 grands centres ambulanciers. Un garage a été installé pour réparer les voitures sur la route en cas d’accident. Le club a aussi produit des documentaires pour sensibiliser le public aux dangers de la violation du code de la route.


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