Semaine du 31 mai au 6 juin 2017 - Numéro 1178
Ahli champion d’Egypte pour la 39e fois
  Grâce à une solide défense et à un riche effectif, Ahli a une fois de plus écrasé la concurrence, remportant son 39e titre de champion d’Egypte et son 10e sacre en 11 saisons.
Ahli champion d’Egypte pour la 39e fois
(Photo : Moustapha Emeira)
Karim Farouk31-05-2017

Annoncé déjà depuis plusieurs semaines, Ahli a officialisé lundi son statut de champion 2017 après avoir concédé un nul 2-2 face à Maqassa au stade de Suez. Face à une équipe redoutable qui s’est présentée comme le principal rival pour le titre cette saison, les Rouges semblaient avoir réglé l’affaire après 2 buts de l’attaquant nigérian Junior Ajayi, à la 23e minute, et Walid Soliman, à la 62e minute. Mais Maqassa a joué les trouble-fête, en remontant le score par l’intermédiaire d’Ahmad Al-Cheikh et John Antwi, à la 71e et la 75e minutes, gardant le suspense jusqu’au bout.

Bien que l’équipe du Fayoum ait tout fait pour retarder le sacre d’Ahli, les hommes de Hossam Al-Badri ont imposé leur autorité dans les dernières minutes pour assurer le titre. Avec son rival éternel, Zamalek, traînant à la 3e place avec 57 points, Ahli survole le classement avec 76 points, avec 12 points d’avance sur son timide rival Maqassa à quatre journées de la fin de la compétition (Ahli compte un meilleur tête-à-tête face à Maqassa après avoir remporté l’aller sur le score de 1-0). « Je suis très heureux de cette victoire. La saison était très difficile et nous avons affronté des difficultés en raison du calendrier surchargé. Je remercie tous mes joueurs qui ont déployé un énorme effort tout au long de la saison et qui ont réalisé de nombreux records », a dit l’entraîneur Al-Badri après le match.

Ce nouveau titre vient confirmer l’indiscutable suprématie d’Ahli sur le football égyptien. Les Rouges remportent ainsi le 39e titre depuis que le Championnat égyptien a été inauguré en 1948 et le 10e titre au cours des 11 dernières saisons.

Des effectifs riches

Nommé à la barre pour un troisième mandat juste avant le début de la saison locale, Al-Badri s’est retrouvé avec un groupe gravement affaibli par les départs du talentueux ailier Ramadan Sobhi vers la Premier League (Stoke City) et le fer de lance gabonais Malick Evouna qui rejoint le richissime Championnat chinois, nouvelle attraction des vedettes. Mais Al-Badri a fait une gestion très intelligente de ses effectifs. Il a essayé de trouver la meilleure formule pour son schéma préféré de 4-2-3-1. « Je ne peux pas donner la chance à tous les joueurs à tous les moments. Nous sommes une équipe qui ne joue que pour les titres, et donc, il faut savoir quand exactement faire tourner les effectifs afin de ne pas trébucher. Nous avons un groupe homogène et j’essaye d’intégrer de nouveaux éléments à des moments précis. Maintenant que nous avons remporté le titre je donnerai plus d’occasions aux autres joueurs », explique-t-il. En raison des méformes, des suspensions, des blessures et de la fatigue, Al-Badri a dû jongler, varier les positions sur le terrain et les systèmes de jeu pour faire face à un calendrier surchargé. A ce jour, 20 joueurs ont disputé plus de 10 rencontres toutes compétitions confondues, dont 15 ont totalisé plus de 1 000 minutes de jeu. Mais l’entraîneur a maintenu sa colonne vertébrale toujours présente avec le gardien international Chérif Ekrami (34 matchs), le défenseur Saad Samir (33 matchs), le latéral droit expérimenté Ahmad Fathi (32 matchs), le milieu moteur Hossam Achour (28 matchs) et par-dessus le lot le meneur et source d’inspiration de l’équipe Abdallah Al-Saïd (32 matchs).

Une défense solide

Cette équipe d’Al-Badri s’est basée sur une solide base défensive pour réaliser son nouveau sacre et éviter les erreurs du passé. Contrairement à son prédécesseur néerlandais, Martin Jol, qui prenait trop de risque à l’attaque laissant exposée sa défense, Al-Badri ferme bien derrière et exige un travail collectif où tous les joueurs doivent remplir leurs tâches défensives. Mais le grand fardeau tombait sur Ekrami qui était dans une excellente forme dans les cages avec Ahmad Hégazi ou Rami Rabie et la révélation de la saison Saad Samir en défense. Au poste de milieu défensif, Hossam Achour a joué un rôle primordial pour casser les offensives adverses avant qu’elles n’arrivent dans les zones dangereuses, et avec lui Fathi (32 ans), au poste de latéral ou parfois de milieu, qui a montré une vaste expérience dans la couverture de ses défenseurs et l’intervention dans la surface. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ahli a été invincible en 30 rencontres n’ayant encaissé que 9 buts contre 30 pour son dauphin Maqassa, qui possède une meilleure attaque avec 56 buts contre 53 pour les Rouges. Encore une fois la parole est à la défense qui gagne des titres.

Renforts africains

Depuis le début de la saison, Ahli affichait une domination écrasante en termes de possession du ballon, mais sans pour autant pouvoir concrétiser. Les attaquants rouges manquaient d’imagination devant les filets adverses, ce qui fait que les victoires étaient réalisées avec un petit écart dans la majorité des matchs en début de parcours. Mais l’arrivée du Nigérian Junior Ajayi et l’Ivoirien Souleymane Coulibaly a sauvé l’attaque d’Ahli, en crise. Embauché en août dernier, Ajayi (21 ans) n’a fait sa percée dans le onze de départ qu’en octobre dernier pour confirmer sa valeur en marquant 7 buts, évoluant en pointe d’attaque ou sur les flancs. La nouvelle recrue hivernale Coulibaly (22 ans), buteur du Championnat du monde des moins de 17 ans en 2011, a montré une plus grande efficacité dans la surface en signant 6 buts en 9 rencontres seulement en championnat. Un investissement important, mais pour valider ce sacre, Ahli a été porté par le meneur Abdallah Al-Saïd (32 ans). Superbe dans son rôle de numéro 10 avec sa technique et sa vision totale pour orchestrer le jeu de l’équipe, Al-Saïd est le meilleur buteur de l’équipe avec 10 buts et son meilleur passeur aussi avec 8 passes décisives. Malheureusement, cette formule sera à nouveau changée après le départ inattendu de Coulibaly qui a quitté le pays sans autorisation pour négocier avec un club anglais.

La page du championnat est maintenant tournée et Ahli peut désormais se focaliser sur la Ligue d’Afrique hors de portée depuis 2013. « La Ligue d’Afrique a toujours été la grande priorité de l’administration et des supporters, car c’est là le grand défi et notre portière vers la Coupe du monde des clubs », dit Al-Badri. Pas de temps pour savourer ce triomphe car le prochain rendez-vous sera face au Wydad Casablanca, dimanche prochain à domicile.

Palmarès Ahli

8 titres de champion d'Afrique en 1982, 1987, 2001, 2005, 2006, 2008, 2012, 2013.

4 titres de Coupe d’Afrique des vainqueurs des coupes en 1984,1985,1986,1993.

6 titres de Supercoupe d’Afrique en 2002, 2006, 2007, 2009, 2013, 2014.

39 fois champion d’Egypte.

35 titres de Coupe d’Egypte.

9 titres de Supercoupe d’Egypte.

Médaille de bronze de la Coupe du monde des clubs en 2006.

Palmarès

1948/49 : Ahli

1949/50 : Ahli

1950/51 : Ahli

1952/53 : Ahli

1953/54 : Ahli

1955/56 : Ahli

1956/57 : Ahli

1957/58 : Ahli

1958/59 : Ahli

1959/60 : Zamalek

1960/61 : Ahli

1961/62 : Ahli

1962/63 : Tersana

1963/64 : Zamalek

1964/65 : Zamalek

1965/66 : Olympique d’Alexandrie

1966/67 : Ismaïliya

1972/73 : Ghazl Al-Mahalla

1974/75 : Ahli

1975/76 : Ahli

1976/77 : Ahli

1977/78 : Zamalek

1978/79 : Ahli

1979/80 : Ahli

1980/81 : Ahli

1981/82 : Ahli

1982/83 : Moqaouloun

1983/84 : Zamalek

1984/85 : Ahli

1985/86 : Ahli

1986/87 : Ahli

1987/88 : Zamalek

1988/89 : Ahli

1990/91 : Ismaïliya

1991/92 : Zamalek

1992/93 : Zamalek

1993/94 : Ahli

1994/95 : Ahli

1995/96 : Ahli

1996/97 : Ahli

1997/98 : Ahli

1998/99 : Ahli

1999/2000 : Ahli

2000/01 : Zamalek

2001/02 : Ismaïli

2002/03 : Zamalek

2003/04 : Zamalek

2004/05 : Ahli

2005/06 : Ahli

2006/07 : Ahli

2007/08 : Ahli

2008/09 : Ahli

2009/10 : Ahli

2010/11 : Ahli

2013/14 : Ahli

2014/15 : Zamalek

2015/16 : Ahli

2016/17 : Ahli




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