Semaine du 26 avril au 2 mai 2017 - Numéro 1173
Croissance en baisse
  Le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance de l'Egypte en 2017. Il prévoit toutefois une hausse en 2018.
Croissance en baisse
Marwa Hussein26-04-2017

Dans le dernier volume des Perspectives de l’économie mondiale publié la semaine dernière, le FMI prévoit que le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Egypte augmentera de 3,5 % cette année, soit moins que les prévisions publiées en octobre 2016 (4 %) pour 2017. L’institution internationale estime cependant que la croissance reprendra en 2018 pour atteindre 4,5 %. En janvier dernier, le gouvernement a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année fiscale 2016/17 à 5,2 %. Cela alors que les prévisions préliminaires officielles étaient de 5,2 %. La décision prise par le gouvernement en novembre 2016 de laisser flotter la livre égyptienne face au dollar a mené à la dévaluation de plus que 50 % de la monnaie locale, ce qui a conduit à des niveaux d’inflation record. Et ceci a freiné la croissance. Le FMI et l’Egypte ont conclu un accord de financement de 12 milliards de dollars sur trois ans. Le prêt est lié à un programme de réforme consistant en l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée en octobre prochain, la baisse des subventions à l’énergie et la libéralisation du taux de change au cours de la première semaine de novembre.

Imane Négm, économiste auprès de la banque d’investissement Prime Holding, estime que le taux de croissance ne dépassera pas 3,3 % en 2016/17. « Nous prévoyons que la consommation locale, responsable de 81 % du Produit Intérieur Brut (PIB), va baisser pour atteindre 3,2 %, contre 4,6 % l’année dernière, un niveau bas par rapport à la moyenne en Egypte », explique Négm. L’Egypte a reçu la première tranche de 2,75 milliards de dollars de valeur du prêt du FMI en novembre, suite à la mise en vigueur des réformes mentionnées.

Au Moyen-Orient, le FMI a également baissé ses prévisions de croissance pour l’Arabie saoudite (1,3 %), alors que les prévisions de janvier parlaient de 2,3 %. Cette baisse s’explique par la baisse de la production pétrolière et les restrictions budgétaires en cours. Le FMI a par ailleurs augmenté ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale de 3,1 % en 2016 à 3,5 % en 2017 citant la hausse de confiance aux Etats-Unis, de meilleures perspectives dans les grands marchés émergents et une augmentation du commerce mondial. Le FMI avait publié des prévisions plus pessimistes en janvier, et prévoyait une croissance mondiale de 3,4 %.



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